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 Le coin du poème INFP...

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeJeu 27 Juin 2019, 22:19

La vie est vécue en nous à de multiples niveaux. Prit dans les humeurs, l’agitation, l’inattention, il est facile de croire que tout « tout le temps qui passe, ne se rattrape plus », qu’un instant de beauté négligé est à jamais perdu et inaccessible. Mais l’âme à tout instant est là, malgré toute nos négligences, et vit tout à sa manière, se laissant toucher et émerveiller, et c’est bien pourquoi nous sentons parfois qu’à un pas de nous, bien qu’apparemment hors de portée, l’instant est magnifié et total.
Aussi nulle crainte, le scribe éternel a bien fait les choses, tout est reçu et pleinement reçu dans sa gloire, et il n’y a pas jusqu’au pétillement de joie dans les yeux d’un jeune chiot croisé au coin d’une rue par un jour de tristesse, qui n’ait été fidèlement gravé au plus profond de nos mémoires sensibles. Tout est vivant et luit comme à l’instant de son émergence, qui est toujours le même. Aussi ne retenons rien, tout reviendra à son terme. Tout est déjà toujours revenu.

_______________________________________
—"Il n'y a plus aujourd'hui de philosophes mais seulement des professeurs de philosophie et déjà, il est admirable d'enseigner ce qui autrefois était admirable à vivre."
-Henry David Thoreau
—Le Concept étend tyranniquement sa face sur les étendues de la Conscience ; au-dehors la vie s'écoule.
—« C’est par le chemin que tu ne connais pas que tu vas au but que tu ne connais pas. »
—Ne plus asphyxier la Vie sous la culture.
—Le réel c'est ce qui se moque du discours.
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeJeu 27 Juin 2019, 22:21

- Florentin, cesse donc de te martyriser avec des objectifs, avec des buts à atteindre, c'est là la cause de ta souffrance. Peux-tu te situer dans la conscience pure et éternellement accueillante qui permet la transformation et n'est jamais affectée ?
- J'en ai ras le cul de la souffrance.
- Ce qui lutte et veux autre chose que celle-ci est l'origine du sentiment de division. Sois simplement ce que tu es, tout simplement.
- Comment concilier la connaissance du but et du résultat avec le fait de le laisser tomber ?
- C'est là ton erreur, tu ne connait pas le but, tu ne connais pas le résultat, tu as flirté avec lui par moment, c'est tout. Tout ce qui le veut en toi l’empêche de s'exprimer. Cesse de chercher ! Cesse de vouloir ! Cesse d’espérer ! Observe simplement ce qui est sans le juger et vois ce qui se passe, observe aussi celui qui attends des résultats, celui qui est heureux d'atteindre la paix, laisse se dissoudre jusqu'au dernier bout de ta personne.
- Oui mais cela est immédiatement récupéré par le contrôle et je rentre dans le volontarisme.
-Ce qui voit cela est libre. Fais confiance en la nature intrinsèquement bonne du Réel, laisse le agir, tu n´as contrôle sur rien. Laisse ce qui est être, cesse de fuir, cesse de vouloir autre chose. Tu sais très bien que tout ira pour le mieux, le contraire est impossible. Tu es voué à l'Un.
- Surement. J'ai l'impression que trop de chose en moi aime encore la souffrance et la décadence. Ne voyez vous pas, comme j'y crois toujours ?
- Tu y croiras le temps qu'il faut. Nous t'aimons, va dans la nature, saute dans le vide, encore une fois.
- Je vais essayer.

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—"Il n'y a plus aujourd'hui de philosophes mais seulement des professeurs de philosophie et déjà, il est admirable d'enseigner ce qui autrefois était admirable à vivre."
-Henry David Thoreau
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeJeu 27 Juin 2019, 22:23

Alors… oui, je sais : salutaires traumatismes, fondements, structures, altérité, différenciation, papa-maman, séparation, et blablabla et blablabla, je connais la musique.
Mais les discours se sont tus, ils nagent et gravitent autour de moi comme des filaments vaporeux et suintant la douleur, des scènes burlesques et encapsulées dans une matière gluante, virevoltant dans l'espace, m'apparaissant tantôt comme des farces fascinantes, appelant de ma part compassion et intérêt, tantôt comme des démons endormis, de dangereuses entités pompant l'intelligence des cervelles humaines, combattants pour une hégémonie de pacotille et d'illusion ; rien en moi ne peut plus y croire, ne peut plus faire même acte de foi, car j'ai retrouvé, par l'intercession de cette nouvelle naissance, le vierge silence des espaces antérieurs ; je suis redevenu, encore encore et encore et depuis toujours, l'interminable rire de l'éternité devant la prétention des hommes.

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-Henry David Thoreau
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeJeu 27 Juin 2019, 22:24

C'est aussi pour cela que je vis. Pour essayer de jeter à l'éternité le langage de mon âme. Pour tenter de ressentir un sentiment. Ce sentiment qui fait exploser les barrières et déclare à la face du monde qu'aucune autorité ne pourra jamais, malgré sa persévérance désespérée, m'assujettir ou m'astreindre à faire ce qu'elle veux de moi. Aucune Loi, ni pouvoir, ni régime, ni maitre ne pourra jamais atteindre ma vérité. Et même si un jour leur monde me banni au nom d'une quelconque moralité, dogme ou vérité supérieur. Dites leur bien qu'ils peuvent tout me prendre, jusqu'à mon identité. Dites leur qu'ils astreindront ni ne contrôleront jamais mon esprit. Dites leurs que rien ne pourra jamais m'empêcher de sentir le vent souffler sur mon visage et me chanter ses mélodies, l'eau qui coule dans la rivière me donner la vie la force et le courage, les épis de blé me chatouiller les genoux, l'arbre me donner son ombre quand la chaleur du soleil devient trop forte pour continuer a marcher. Dites leurs aussi, que rien ne m'empêchera jamais, de tenir l'éternité dans la paume de ma main.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 28 Juin 2019, 10:20

Il y a dans mon cœur une adolescence qui n'a pas dit son dernier mot, qui ne s’apaisera que lorsqu'elle aura poussé le hurlement qu'elle contient depuis tant d'années et souffleté de toute sa rage la face immonde de l'hypocrisie universelle. Elle n'oublie rien, garde précieusement chacun des griefs, chacune des humiliations que l'on dévoue à ceux à qui l'on ne reconnait pas le droit à la dignité, à la liberté ni même à la parole. Elle attend sagement l'heure où elle pourra articuler et chanter le grand cri de révolte et d'horreur qu'elle porte envers le monde adulte. Chaque jour elle me dit : reste toi-même, ne te trahis pas, n'accepte pas les compromissions, continue de trouver médiocre ce qui l'est, fait fleurir et encourage les rêves de ceux qui ont encore la force d'y croire, pourfend la bêtise et l'esprit de sérieux, ces deux ignobles jumeaux, et continue de brûler comme si tu devais demain incendier le monde entier.

Alors je l'écoute, sagement, et je reste un volcan anonyme. Endormi, accumulant son feu, et préparant le grand spectacle de mon apparition.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 28 Juin 2019, 13:29

2011 - La révolte possède ce pouvoir de réveiller en l'individu ce qui le lie à l'espèce et à la création de toute éternité. Le mouvement insurrectionnel correspond au réveil d'un Principe Unique caché dans le cœur de chacun, avant que celui ci ne soit vicié par l'identification à des émotions de ressentiments, de colère ou de volonté de puissance prompt à le rendre violent et destructeur alors qu'il est essentiellement amour, joie et liberté inconditionnel. C'est le Soi en l'homme qui refuse l'oppression et rentre en insoumission. Ce mouvement émancipateur poussé à son paroxysme amène finalement à la libération total de toutes les illusions, puisqu'il est refus de tous ce qui n'est pas l'Homme en l'homme. Ainsi il permet la remise en question de toutes les idéologies qui participent de la névrose général et empêche une juste perception du Réel dans son unité intrinsèque. Libéré de l'artificiel, l'individu voit se dissoudre devant lui les fers du mensonges et l'hypocrisie universelle est dévoilée. La révolte, le refus de l'oppression est ainsi l'auto-remémoration de l'être à lui même, de sa liberté ontologique, de son absence de limite. Elle est ainsi d'essence spirituelle.
C'est pourquoi, d'une manière qui m'apparait de plus en plus évidente, toute personne n'ayant pas encore poussé haut et fort le non libérateur n'as, dans le monde tel qu'il est présentement, pas encore commencé la construction de son Moi. Puisqu'il est dans le cas contraire, fatalement soumis à la pensé unique, et donc voué à bêler, inexistant, parmi le reste du troupeau.
C'est aussi pourquoi que je reconnais le génie des libertaires anti-autoritaire qui permirent par leurs idées, de laisser s'exprimer ce qu'il y a de plus magique en l'être humain. Mystique sans le savoir, ils contribuèrent et contribuent toujours à l'émergence d'une conscience élargis chez l'espèce. Je leur suis le plus profondément reconnaissant pour l'influence qu'ils eurent sans contexte dans la pensé naissante du jeune adolescent que j'étais, et leur porte toujours une affection des plus insoumise.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeLun 01 Juil 2019, 23:51

Je ferai des frasques de notre jeunesse le chant bouleversant de toute une génération, de nos incartades séditieuses et de nos espoirs infinis d'une vrai vie, l'hymne triomphal, le cri enfin poussé de toute une jeunesse qui se noie dans l'alcool et les basses retentissante des boites de nuit et des raves parties en quête d'un sens qui s'échappe sans cesse, et plus personne ne pourra dire que son mal lui est inconnu et qu'elle n'est qu'un résultat, un simple résidu d'une civilisation insensée ; non, car la parole, la libre parole de son cœur collectif aura enfin été déployée et révélée aux yeux horrifiés des soumis de toute sorte, leur permettant enfin de déclarer légitimement et souverainement : nous sommes les enfants du futur, nous n'acceptons plus vos règles ineptes, vos idéologies débiles et la prison de votre matérialisme asphyxiant ; non, nos âmes toutes entières proclament la cessation immédiate du règne de la folie et de la destruction, nous sommes les enfants fous et joyeux du nouveau monde, à travers lesquels s'écoule abondamment et sans aucune limite le flot permanent de liberté et d'extase qu'agite en son cœur toute la création ! Allez, debout les morts, et bienvenue dans le monde réel !

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeLun 01 Juil 2019, 23:52

Polisson de la pensé, j'anéantis les conformismes d'un amour bienveillant.

J'ai en mon cœur des marteaux philosophiques, des fusées qui dénudent les faussetés, des musiques salvatrices émancipant des atavismes mortifères. Je met le Réel à nu, démontant les mécanismes psychologiques du Faux, avec comme mission la libération collectives des cœurs. J'illumine les terreurs, les rigidités, les violences héritées des époques révolues. Mon œil perçant, calme observateur fait apparaitre par leur dissolution leur pureté originelles, et celle ci m'emporte vers de nouvelles contrées d'entendements. Je deviens une invitation constante à la sincérité et j'effraie même par manque d'hypocrisie. Bien Pensance plie devant moi et crie "Silence!" ou demande "Pitié". Je ne sais plus rien faire d'autre que de fendre l'air vers le Vrai. Écrasant rieur, tout relativisme sur mon passage. J'invite chaque être à la sincérité de l'enfant qui n'a que faire des représentations, de l'ordre moral et des règles imposées à soi même en vu d'idéaux fallacieux. Je me fais Ouragan Libertaire. Je mène ma barque comme bon me semble au gré de mes plaisirs, j'hédonise ma vie, je spontane et je cours, je cours toujours plus vite sur la voûte étoilé. Il vole autour de moi de magnifiques petits papillons malicieux rentrant dans les oreilles de ceux que je rencontre, sans qu'ils s'en rende compte, disant:

- " Ouvrez les yeux ! Ouvrez les yeux ! Ne voyez vous pas le mal que vous vous faites? Ne voyez vous pas que nier votre être et ses douleurs a installé sur terre le seul Enfer qui soit ? Ouvrez les yeux ! Ouvrez les yeux ! Se trouve en vous le Paradis perdu ! "

J'électrise les consciences d'un désir de liberté, d'un appel à vivre nos vies comme nous l'entendons !

De la mort des idéologies nous ne devons pas nous effrayer, car de celle ci naitra une nouvelle aurore illuminant les siècles à venir, faisant passer pour bien terne les Lumières auxquels s'accroche encore tel des pantins apeurrés, les teneurs de l'ordre établi décadent. Prenons conscience que si lueurs il y a, c'est au centre de nos poitrines ardentes, pointant insolemment vers l'avenir. Humez ! mes frères, l'odeur suave du changement dans la brise du petit matin, et que l'Amour et la confiance porte vos Pas dans les temps apparemment perturbés qui viennent. Allez en joie, car la Vie s'éveille en nous !

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 05 Juil 2019, 00:16

Nous sommes une génération pour qui la vie et le monde n’ont quasiment plus aucun sens ; privé de buts, de rêves et d’idéal, nous sommes comme debout sur un tapis roulant, nous amenant irrémédiablement vers des cases toutes faites préparées à notre insu, acceptant docilement que des autorités illégitimes décident à notre place de la manière dont nous voulons vivre nos existences.
Le monde dans lequel nous évoluons nous apparait comme un inextricable champ de forces brutal et difficilement compréhensible, contre lequel nous n’avons que peu de protection. Attaqués de toute part par ces énergies perverses et destructurantes, nous nous refermons sur nous-mêmes, sur les sphères privées et virtuelles. Lentement mais surement, nous avons appris à avoir peur de la vie.
Elevés à coup de Blédina, de Nutella, de Coca-cola, d’aspartame et de glutamate ; martelés par des dessins animés et des jeux vidéo idiots et violents, des séances publicitaires toujours plus longues et des informations négatives et catastrophistes. ; bouleversé par des enseignements niant la part affective et sensible de l’être humain, ne nous demandant que d’être des tiroirs à connaissances régurgitables au moment des examens, nous finissons par vivre coupés de notre vie intérieure et de ses forces actives.
Vivant une époque effrénée dont le seul but avoué est de produire des richesses matérielles sans considération aucune pour la planète et les êtres qui en subissent les conséquences, nous ne nous donnons plus ni le temps, ni même l’envie de penser et rêver. A quoi bon d’ailleurs puisqu’il suffit pour cela de s’installer confortablement devant le chatoiement rassurant des postes de télévisions, pour connaître simplement ce qu’il faut faire, acheter ou penser ?
Ainsi, sans surprise, devant l’absurdité que constitue notre réalité, nous souffrons. Nous tentons, certes maladroitement, de nous évader. Musique, drogues, alcools. Nos week-ends sont nos bouffées d’oxygène et nous les attendons des le lundi matin. Ils sont les faibles lueurs nous faisant traverser nos semaines, nous faisant supporter la vie insensée que nous menons. Nous nous étourdissons en boite de nuit, dans des concerts, en festival, dans les bars, en rave-party, pour nous sentir exister, pour trouver l’intensité que nos vies ne nous promettent pas. Nous nous embrassons, nous rions, nous parlons, nous nous aimons, nous écoutons nos désirs, le temps de quelques heures, le temps d’une nuit. Pour quelques instants seulement, nous lâchons les normes étriquées qui nous sépare de la vie, pour quelques instants nous nous sentons libre, vivant, joyeux et sans peurs. Nous embrassons la vie de nos cœurs épanouis.
Malheureusement ces fugaces moments de bonheurs ressemblent plus à une volonté de nous oublier nous-mêmes , de mettre de coté la réalité de nos souffrance, plutôt que de rechercher intelligemment et sincèrement les raisons de ce manque d’intensité, et nous retournons bien vite à la banalité de nos vies quotidiennes . De part leurs courte durée, et parce qu’ils se déroulent le plus souvent dans l’hystérie la plus totale, ces rares instants de liberté ne sont pas mis au service de la réflexion et de la créativité, alors qu’ils sont pourtant ce dont notre monde a le plus grandement besoin. A quoi ressembleraient des rassemblements ou plutôt que de rentrer dans des comportements superficiels et autodestructeurs, nous prendrions le temps de nous parler de nos peurs et de nos souffrances vis-à-vis de la vie que nous est proposée ? Et pourquoi ne pourrions-nous pas imaginer ensemble le monde dans lequel nous voudrions vivre et comment le faire advenir concrètement ? Du fait que nous sommes de toute évidence les citoyens de la société de demain, jeunes de ce début de millénaire, n’est-il pas de notre devoir de prendre nos responsabilités vis-à-vis de ces questions essentielles ?
Rejetons du capitalisme ultralibéral, de l’hyper-productivisme et du consumérisme irréfléchi, nous sommes né et avons grandi dans un système au point de plus percevoir la folie qui le constitue. Nous recherchons sans cesse notre bonheur à travers l’acquisition d’objets et de marques à la dernière mode, sans nous rendre compte que ceux-ci ne nous apporteront en fait qu’un plaisir éphémère qu’il faudra réitérer au plus vite. A travers cette fuite éperdue à travers la consommation et l’activité constante, nous perdons l’occasion de passer du temps seul avec nous même, et de nous sculpter une personnalité forte et radieuse qui n’aura nul besoin de tous ces artifices pour survivre. Ce faisant, du fait de notre manque de caractère véritable, nous nous identifions à tous les modèles de personnalités qui nous sont proposés, oubliant par la même de nous découvrir nous-mêmes. Notons que même les individus conscients de ces phénomènes et les critiquant ouvertement, tombent à leur tour dans les affres du conformisme et de la superficialité en s’identifiant à des postures ou look de rebelles ou marginaux, qui n’ont rien à voir non plus avec la vérité de leur êtres.
Malheureusement, ces solutions de facilité nous empêchent de prendre nos vies en main, de devenir des êtres créatifs et inspirés ayant un impact sur le réel, et ainsi, de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent et les êtres qui les entourent. Car en effet, les êtres qui se réalisent, c'est-à-dire qui suivent leurs véritables désirs, écoutent leurs rêvent et tentent de les réaliser, ont de tout temps agit positivement et bénéfiquement sur le monde, en dépit des normes, règles et traditions de leurs époques. Ils ont sans cesse pourfendu le mensonge et traque la vérité, entraperçu la lumière là ou tout le monde ne voyait que noirceur, et propose des voies alternatives au système prévalent de leur temps. En somme, avec courage, ferveur et ténacité, ils ont transformé le monde.
Changer le monde, le mot d’ordre est lancé.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 05 Juil 2019, 00:18

Que désirons nous ? Quel monde souhaitons nous voir apparaitre et mettre en place ? Allons nous décider d'être les créateurs novateurs d'une nouvelle réalité, ou continuer de laisser le futur entre les mains d'une poignées de décideurs aux théories et pratiques contestables ?
Autant de question que nous ne nous posons plus, si ce n'est à travers le prisme de prisons idéologiques qui n'ont pas su y répondre véritablement, et qui n'y répondront pas, parce qu'elles ne sont plus au fait des réalités et des urgences du monde d'aujourd'hui. Toutes les grandes créations de ce monde, avant de devenir des réalités manifestes, furent toutes, sans aucune exception, des idées volatiles et virevoltantes dans l'esprit d'un être ou de quelques uns, avant de se permettre de devenir un rêve, une utopie réalisable.
Ainsi est-il des plus important que nous nous permettions de rêver, d'imaginer de nouveaux possibles, sans pour autant nous sentir naïf, impuissant ou encore déconnecté de la réalité. Prenons conscience que ces peurs, ces doutes et ces sentiments d'auto-dépréciation, nous ont été infusés par une société qui n'a de cesse de nous infantiliser, de nous faire croire en notre manque de pouvoir personnel, et à nous habituer à toujours le remettre entre les mains d'autrui, comme si nous n'avions pas la maturité et la sagesse nécessaire à l'élaboration de notre propre société. Prenons conscience que l'imagination débordante et fabuleuse dont nous sommes tous dotés, recèle la capacité de créer des mondes, et qu'il est de notre devoir de l'utiliser, de l'explorer avec curiosité, afin de découvrir les trésors qui s'y cachent. Voyons enfin que le futur de notre planète et de notre espèce est entre nos mains, et qu'il dépend de notre volonté d'oser penser, d'oser rêver, d'oser mettre en œuvre le désir de nos cœurs, afin que peut être émergent des désirs collectifs, un projet ou une vision qui nous donnera envie d'avancer et de créer ce qui ne l'a encore jamais été. Cette époque a grand besoin de visionnaires qui n'ont pas peur de l'action.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 05 Juil 2019, 00:19

Le mouvement du nouveau monde est partout ; il appartient à tous et à personne. Il n'a ni dogme, ni règle, ni forme prédéfinie ; il se recrée, en fait, à chaque instant. Il est un appel à vivre nos vies tel que nous l'entendons.
Il est constitué de toutes les personnes qui, dès aujourd'hui, partout autour de la planète, font preuve de courage, de sincérité, de force et d'engagement, en se permettant de rêver, de penser et d’œuvrer à leur manière, à l'avènement d'une société plus libre, plus égalitaire, plus écologique, plus harmonieuse, moins barbare et violente.
Il est dans le regard des enfants et dans les cris des révoltés ; il erre dans les cœurs sous la forme d'un désir de changement puissant et sans frontière.
On le retrouve partout ou s'élèvent des voix pour dénoncer la tyrannie, la corruption, la brutalité et l'injustice.
Il flotte dans l'air des printemps arabes et érable, dans les rassemblements des indignés et dans tous les mouvements d'émancipation ; il répand ses effluves partout où l'on s'insurge, où l'on propose des voies alternatives et des initiatives constructives et novatrices ; il se faufile partout, pour nous murmurer que nous ne formons tous qu'un, au-delà des différences, des divergences et des idéologies ; il est empli d'un amour et d'une joie longtemps restés en sommeil, cachés dans les cœurs meurtris et oppressés ; il vibre d'un désir sincère de création et de réunification.
Il sourd à chaque instant là où on ne l'attend pas, tel un animal sauvage et indomptable, nous emmenant progressivement vers une destination encore incertaine.
Le Nouveau Monde, c'est toi, c'est moi, c'est nous.
Fais-en ce que tu veux !

_______________________________________
—"Il n'y a plus aujourd'hui de philosophes mais seulement des professeurs de philosophie et déjà, il est admirable d'enseigner ce qui autrefois était admirable à vivre."
-Henry David Thoreau
—Le Concept étend tyranniquement sa face sur les étendues de la Conscience ; au-dehors la vie s'écoule.
—« C’est par le chemin que tu ne connais pas que tu vas au but que tu ne connais pas. »
—Ne plus asphyxier la Vie sous la culture.
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 05 Juil 2019, 00:24

Selon beaucoup d'adultes persuadés de la qualité de leur sagesse acquise et généreux dans le partage de leur expérience -cet alibi à tout les renoncements et compromissions-l'adolescence serait cette période de la vie sans responsabilités ni conséquences, toute vouée aux désirs et aux histoires de cœur, que la vie s'empresserait de nous faire regretter amèrement. Que l'on nous permette de ricaner franchement. Véridique sûrement pour les générations précédentes pour qui l’innocence, la foi en l'avenir, aux institutions et idéologies, le partage de valeurs communes ou encore celui d'un sentiment inculqué de l'origine de classe furent vécu majoritairement comme autre chose que de simples chimères, mais c'est sans aucun doute faire preuve d'une insondable ignorance psychologique de la génération née aux alentours des années 1990, pour qui le nihilisme est tout autant l’atmosphère que nous respirons depuis tout jeune, et le socle sur lequel nous bâtissons nos frêles identités.
Fort heureusement pour nous, la pensée sociologique moderne, dans sa glorieuse munificence et son zèle de servir l'époque qui la subventionne, se charge allègrement de nous informer de nos spécificité et de nos inédits, nous affublant régulièrement de noms d'oiseaux mutants au gré des évolutions technologique auxquelles nous nous soumettons, et dont le ridicule et l'insignifianceen remontre à l'infantilisme intellectuel dont il est invariablement issu.
Cette génération, contrairement à ces agents du contrôle mental, pour en faire partie, je la connais ; et je la connais d'autant mieux que j'ai pour elle un amour infini - de cet amour je tire ma légitimité à la parole. Oh ! je sais, il serait aisé ceci dit de lister par le menu maintenant ces tares et ces errements, et je connais nombres de personnes qui s'y empresserait, commençant ainsi leur discours par l'alignement scrupuleux et précautionneux de tout ce qui les opposent et les extraient d'avec ces anciens compagnons d'infortunes peu prestigieux, créant ainsi un écran orgueilleux sensé les protéger du déshonneur d'avoir été partie prenante de cette génération, protégeant du même coup l'auréole d'anti-conformisme et de rébellion qu'ils se sont forgés et qui n'est en vérité la preuve que d'une soumission supplémentaire. Au contraire, n'ayant rien à défendre, je n'ai pas honte de mon parcours ni d'en faire le récit, et je me propose donc de plonger résolument dans ce qui fait la sève de notre intimité commune et de la manière dont le monde s'acharne à tenter de la voiler, de la transformer, de l'édulcorer ou de la dissoudre dans la poisse de ses discours insipides pour finalement tenter de l'éradiquer. J'ai passé tant d'heures venimeuses à écouter les hurlements aphones de cette jeunesse comme si chacun d'eux était les miens, à souffrir de voir ce bouillonnement de vie enfermer dans des corps tendus, ce désir de vie trahie masqué derrières des visages de résignation apeurés où toute révolte, toujours, était niée, bannie, refoulée sous prétexte d'inutilité. Tant de jours insupportables d'attente à observer ces salles de classes silencieuses où le désespoir affirmait son règne et se grimait des atours prétentieux et mortifères de la sagesse adulte. J'ai observer tout ces êtres accepter de chavirer dans la médiocrité, accepter le sabordage que la peur attentait dans leur âmes sans réussir à leur hurler l'horreur ce que je voyais, et j'ai accepter de voir sombrer des soleils naissant sous les assauts répétés de la norme et de ses chantages affectifs. D'autres encore, disparaître à tout jamais dans l'autisme des basses assourdissantes des sounds-systems et des paradis artificiels.
J'ai regardé toute cette jeunesse gâchée tenter de renaitre misérablement chaque week-end avant de mourir à nouveau le lundi matin, inlassablement. Je l'ai vu sans mots à poser sur ces plaies et manquer de représentants pour le faire, croire en un futur de mort qui n'était qu'un discours visant à anesthésier ses rêves, et renoncer chaque jour un peu plus à sa propre puissance. Et devant cette débâcle, ce spectacle macabre d'une génération qui s'effondre, je me suis promis de tout enregistrer, de ne jamais rien oublier de tout ce que je ressentais alors, de tout vivre avec le maximum d'intensité afin que le jour venu je puisse être autre chose qu'un simple commentateur, mais bien le medium au travers duquel puisse s'exprimer les cris et le chant d'une génération tout entière.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 05 Juil 2019, 23:36

Souvenir d'un jeune sot à l'aube du grand départ

Jamais je n'aurais imaginé que tu prendrais autant d'importance dans ma vie, que je projetterais autant d'espoir sur toi, et je veux que tu le sache. Les hommes Vrais expriment leur sentiment en toute confiance, car ils ne disent que la vérité. Alors écoute bien ce que j'ai à te dire, car je ne le répéterais pas deux fois :
Je nous vois, sur les routes du mondes, libre de toute attache, sans rien d'autre à perdre que ce qu'on de ficeler sur le dos. Oublier leurs règles, leur monde et leurs lois. Jouer du didgeridoo sur la scène d'Airvault. Plonger la tête la première sans même enlever nos fringues la première fois que nous verrons apparaître l'océan indien au pays des mille et une nuits. Boire un thé devant le temple Jokhang à Lhassa. Vomir sur une statue de Staline après un litre de vodka de trop. Hurler notre joie en plein milieux de la steppe mongolienne. Nous baigner dans le Gange. Nous demander où va le monde perdue en plein cœur de Tokyo. Nous taire, accabler par la chaleur du bush Australien. Perdre la notion du temps devant l'incommensurable beauté d'une aurore boréale. Pleurer aussi, devant l'hospitalité, l'humilité et la gentillesse des plus miséreux. Ne pas perdre une seule goutte de ce que la vie à nous offrir. Toujours plus d'expérience, toujours plus de verbe.
Puis je nous vois nous poser, en communauté, dans un site naturel. Tu pourra jardiner en paix. Je pourrais méditer et œuvrer pour un monde meilleur. On pourra parler des heures durant sans nous arrêter et vivre des moments de silence qui veulent tout dire. Je nous vois devenir des hommes, des vrais. Enfin, tu vois ce que je veux dire et tu sais aussi bien que moi qu'il y a bien trop à dire.
Je tient à toi comme mon propre frère et je nous espère partenaire à vie. Et ceux malgré nos différences que tu te plait souvent à pointer. J'ai parfois besoin de toi pour remettre les pieds sur terre et tu as parfois besoin de moi pour décoller un peu. N'oublie pas, le secret c'est d'y croire, coûte que coûte.
On ne sais pas vers quoi on cours, mais on y va avec le sourire, le vieux monde à la traîne derrière nous.
Au final, tant de mots pour te dire que je t'aime et que j'ai foi en toi.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 19 Juil 2019, 10:05

Bonjour à vous je suis moi même poète à mes heures perdus. Rien de bien folichon je vous rassure.
En revanche je ne sais que faire des poèmes tristes alors que je suis pourtant quelqu'un de joyeux.
Trêves de de billevesées voici mon poème.

Le ciel est noir


Cela fait bien des années que le soleil s'est couché
Emportant avec lui mes espoirs et rêves brisés
Plus de chaleur, plus que la moiteur au fond de mon cœur
Je ne connaîtrais plus jamais ce bonheur cajoleur

Adieu ces moments où je profitais de l'instant présent
Fini les plaisirs accommodant que j'aimais tant
A présent je me noie dans les larmes de mon propre malheur
N'ayant plus que le froid de la nuit qui me plonge dans la peur


Joyeuse Saint Arsène Very Happy
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeLun 22 Juil 2019, 23:55

2008 - expérience de voyage

J'aimerais commencé ceci par dire que la personne qui écrit n'est plus la même qu'il y a de cela deux semaine. J'ai changé. Ma vie, mon individualité, moi, « je », tout ce qui me défini en tant qu'être sensible dans cet univers à été totalement bouleversé, remis en question. Décrire ce qui m'est arrivé est un défi que je vais tenter de relever malgré que tout cela me parait encore loin de toute rationalité. Bien que pourtant, jamais je ne me suis senti plus proche de toute vérité avant ce jour. J'avais déjà subi de profonds changements spirituels dans ma vie, des compréhensions soudaines que j'avais dans mon innocence appelées « prise de conscience brutales ». Mais brutale et surprenante c'est bien la manière dont vient de m'arriver ce saut de conscience aussi spirituel que... Physique. Laissez-moi vous conter cette expérience...
Je m'en reviens tout juste du festival Le Rêve de L'Aborigène. On m'avais prévenu, « ça change la vie ». Personnellement un peu plus que prévu. La première journée se passait très bien, c’était pour moi sans aucun doute possible, une autre réalité. Adieu Babylone. L’après midi je décide d'aller faire un tour dans un tipi d'une douzaine de mettre pour une expérience nouvelle. Ce tipi n'est autre que celui de la Caravane des cercles magiques. Cette association vit de dons et passe de festival en festival pour taper pendant trente six heures, le rythme du cœur. Un rythme simple ( Boum boum tac boum boum etc. ). Rituel à la base chamanique. Après trois heures d'une ivresse indifférente je sors de cette tente sans n'avoir rien vécu de transcendant. La sortie me parait tout de même difficile. Durant tout le reste de l'après midi j'ai une forme du tonnerre et ma journée se passe on ne peut mieux. Puis vint l'heure d'aller se coucher, mort de fatigue je m'étend dans mon sac de couchage. C'est à ce moment que je ressens mes premiers picotements dans ma mains droite accompagné d'une douce chaleur. Chaleur ne cessant d'augmenter. Guidé par je ne sais quelle intuition, je décide de remonter lentement la ligne « imaginaire » de mes sept chakras. Durant toute cette lente montée une énergie que je ne connaissais que de manière conceptuelle est montée en moi. Je suis sorti de ma tente, découvrant un monde nouveau. Le même monde physique accompagné de sa véritable consistance. L'énergie. ( Ce n'est pas facile à expliquer. Je ressentais une sorte de liaison euphorique avec toutes choses, et un sentiment parfais de sécurité et de bien être. La fatigue avait disparu ). Un amour inconditionnel et inqualifiable envers Tout. Ce fut véritablement une expérience extraordinaire, l'énergie était partout et arrivait de partout.
Tout était magnifiquement beau. L'énergie me venait du ciel et de la terre, des hommes et des arbres. Je sentais l'énergie dans l'eau et dans l'air, faire un câlin à un autre être ( humain ou végétal ! ) devenait une telle fusion que je ne souhaitais qu'une chose, ne devenir qu'Un avec cette personne. ( Je remercie d'ailleurs sans limite la jeune femme qui m'a guidé toute cette nuit là, ma gratitude pour toi est sans limite, je ne l'oublierai jamais. ). Le lendemain, ce « taux vibratoire » que j'avais atteint avait considérablement baissé à tel point que j'ai pensé avoir halluciné une nuit entière de mon existence. Mais non, depuis l'énergie est toujours là. Je la sens, je peux m'en servir et la faire circuler, sentir les pensées positives ou négatives des gens, percevoir leurs auras. Durant toute la durée du festival la circulation consciente de l'énergie en moi s'est effectué sans problème. Mon retour dans Babylone est difficile, très difficile. Mes sensations ont considérablement baissé. Mais ce que j'ai vécu est inoubliable et est là pour me fixer un objectif, retrouver cet état de manière continu.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 23 Aoû 2019, 12:36

Tiens salut, ça fait longtemps qu'on a pas fait le point.

De mon coté, tout va et ne va pas.

Je te vois de loin et toi, tu commences à me voir

J'ai l'envie chaque jour de te protéger dans mes mains.



Quand on discute, j'ai des étoiles dans les yeux

toi, malgré notre complicité, je ne sens pas cette envie qui t'animait

cette passion qui te brulait, malgré mes erreurs, quand on s'appréciait

j'espère chaque jour que le destin m'offrira mes voeux.



Tu fais partie du paysage que je rêve d'avoir

un paysage d'étoile auquel je pense le soir

endormi, seul, dans mon dortoir

qui me ferait sourire dans le noir



J'aimerais sortir le soir et avec toi

j'aimerais croiser dans le lit nos doigts

j'aimerais glisser ceux-ci dans tes cheveux et sur tes lèvres déposer un baiser

J'aimerais que tu ressentes ce que j'ai toujours ressenti à travers ce dernier

_______________________________________
In science, if you look far and long enough, you could find an answer
In philosophy, you'll just keep looking endless

Searcher of the Truth

une compassion 9 avec un esprit 5 dans un cœur 4
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeLun 26 Aoû 2019, 11:41

Un grenier poussiéreux et encombré où règne une telle sécheresse qu'y respirer est difficile et douloureux. Et dans le silence râpeux, un râle asthmatique qui tente de se faire entendre, qui supplie de le laisser parler, de lui laisser prendre une place, une promesse d'eau claire dans ce désert sans soleil, banal et aseptisé. La voix de mon âme dans ce grenier qu'est mon cœur.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 03 Jan 2020, 20:24

Avant que je me relise et que je brûle mes feuilles :

D’où me vient cette impression amère que les nuages fuient mon regard à chaque fois que je lève les yeux au ciel, comme si je portais des harpons sous les paupières et que je pouvais menacer leur cours ? Je les surprends à se défiler, à sortir avec quelques secondes de retard de mon champ de vision. Le ciel ne devient pas plus clair, bien au contraire. Les nuages sont les garde-fous ou les cache-misères de cette tumeur angoissante dans l’air. J’avoue, je la respire au quotidien, cette fièvre de la veille, qui me suit jusqu’au lendemain, cette douleur impalpable qui chemine entre mes narines et mes poumons. Mais qu’elle se dévoile comme ça sans pudeur, en agressant un autre de mes sens. Je suis pris de désarroi face au ciel gris-noir qui bat en haletant et contracte ses veines pleines de poussière. J’en viens à prier les éclairs, pour donner un semblant de vie à ce cadavre qui semble avoir avalé l’Ether. Le sol que j’arpente ne vaut pas mieux que ce ciel blafard. Mes pieds flottent sur la ténèbre qui absorbe le bruit de mes pas, à m’en faire perdre la conscience de mes sens, à me faire douter de ma propre existence. Je suis un fantôme vorace sur cette Terre, une larme givrée sous chaque paupière, à tourner en rond comme un vautour, en priant que du germe chétif sous la poudreuse de l’hiver veuille bien naître un fruit pour me nourrir, un fruit pourri ou son image, un placebo quitte à vomir, seulement pour tenir encore un jour, pour que mes yeux se décolorent sous la caresse inespérée du soleil.

--

J’aimerais que mes mots aient le pouvoir d’invoquer des actes, de matérialiser les fantômes dans ma tête. Mon cerveau est fatigué d’être le champ de bataille incessant des goules et des phénix, et de tout le bestiaire de la monstruosité mythologique. J’aimerais être celui que je prétends être chaque seconde, celui que je pense, celui que je contemple dans le miroir, celui que je rêve, ce personnage de doutes et d’obscurité qui ne sont que fictions. J’aimerais mériter la gloire de mon personnage, j’aimerais le laisser un instant goûter ma vie, pour lui donner le sens que je n’y ai pas su trouver. J’aimerais que ce siamois de mes rêves se paye ma vie, l’arrache à ce pantin mystique qui ne la mérite pas. J’aimerais être aussi sincère que je crois l’être quand je n’écris pas. J’aimerais que mes douleurs soient vraies. Qu’une épine d’obsidienne me traverse vraiment la poitrine, que mes larmes soient vraiment de sang noir gluant, que mes plaintes soient vraiment la chorale rocailleuse de mille démons. J’aimerais qu’une seule goutte parmi toutes les tâches d’encre inconsistante que je répands sur mes feuilles se manifeste dans ma vie avec une couleur et une identité. J’aimerais que cette marée d’illusions bariolées que j’ai créé vienne fracasser ma carcasse et emporter ce menteur qui essaye de parader devant son miroir, qui prépare son spectacle dans un coin obscure du dernier rang spectateur, en méprisant la foule, tétanisé par la scène et les lumières qui défont le maquillage de son for intérieur.

--

La musique m’emporte dans l’onde spectrale de la neutre contemplation. Je me vois dériver, la bouche ouverte qui expire, les yeux révulsés et congestionnés de nuits blanches, le corps balloté sans tonus. J’ai le sourire indulgent du spectateur éloigné devant ma propre inconcevable misère. Je me noie mais j’ai l’impression de danser. J’ai l’impression que les poissons ne pensent pas à mes chairs après la décomposition, mais à me ramener dans le royaume de Dieu, que je vais au bon endroit et que j’y vais de mon plein gré. Tout est prétexte à ne rien voir. Tout est prétexte à fuir mon corps, à habiter le château, à l’intérieur du tableau, à l’intérieur de l’histoire, contenue dans ma pensée qui se diffuse encore dans l’onde alors que je suis déjà mort.  

--

Il n’y a plus d’esprit. Il y a un don rikiki qui ne fait pas d’efforts. Il y a une larme tressaillie, qui s’accroche au vestige et s’agite comme un pendule. Il y a ma vie qui est comptée et il y a cette envie de pleurer. Le désir du ravage. L’attente de l’éclipse. La prière aux Enfers. Je tends l’oreille au bord du ruisseau en guettant les sirènes. Je suis nu et bleu comme la rivière en cette nuit d’hiver. Je ne grelotte pas, je tends les bras et l’on me tire dans l’eau claire. J’entrevois ma fin comme une rime un peu facile. Je vois mon corps imiter les mouvements du courant. Je sens l’arrière de mon crâne se murer en ciment. J’entends la mélodie paisible d’une vieille balade prévisible. Je rêve de printemps et de la couleur verte, je rêve d’automne et des feuilles rigides sur ma peau. Je m’endors. Ma conscience souhaite bonne nuit à l’aurore.

--

J’ai la force nécessaire mais je la vois s’égarer sans but. J’ai peur de m’ennuyer et parallèlement je sens cette relaxation qu’apporte le vrai détachement. Plus rien ne compte sauf les échos de la culpabilité contre mes tympans. Pour être honnête je passe d’une nuit à l’autre en essayant de dresser un pont entre mes rêves, j’essaye d’absoudre l’existence éveillée, d’en faire une anecdote ludique comme le récit d’une escapade dans les champs.

--

Tellement d’espace accumulé autour de moi, que j’ai dépouillé de toute sa matière pour y placer mes propres chimères, que dans mon propre univers je me noie, que mes os ploient sous ma lyrique vacuité. Je suis le rire fou du Cheshire, je suis l’entrain flamboyant de la démence avant la chute. Regarde se teindre en rouge les draps contre ma fenêtre. Regarde ma chambre s’inonder de plasma. Regarde mon bras dépasser dans un geste rageur. J’essaye de peindre en 3d. Je suis l’enfant désespéré du destin, qui chante dans sa tête pour émouvoir le silence contre sa chair. Je suis l’enfant du frisson, qu’abandonne la chaleur, dont les poils hybrides s’animent comme des anémones, pour chercher de l’essence, qui s’éteignent sans comprendre. Mes pieds martèlent le sol dans un rythme, entre les cerceaux de la seconde chance, écoutant la seule musique que je suis le seul à entendre.

--

J’ai peur de tout oublier. J’ai peur que rien n’avance, que mes jambes se délitent à la place où je les ai laissées. Je sens bien que le temps crée la lèpre. Je sens bien que l’horloge a signé mon heure, que ses aiguilles ont empalé mon cœur. Chaque jour me fait un poinçon dans la peau, chaque jour me fait reculer sur le sable du désert. Et si je perdais la carte de toutes les oasis que j’ai trouvé ? Et si le temps balayait ça aussi ? Je prie avec les vipères, sermonne les plantes et les dromadaires. Mes doigts sont devenus longs comme la plaine. Ils trainent au sol pour écrire mon parcours. Ils tiennent l’horizon d’hier pour me rappeler d’où je viens. Je crois que chaque matin je défie Dieu, je lève mes bras comme des pales d’avion, et je m’étrangle en direction du ciel, laissant retomber mes ailes contre terre, prisonnier de mes quatre membres comme une croix au cimetière.
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeVen 03 Jan 2020, 23:19

Du coup j'en ai profité pour survoler (très rapidement) le sujet, et y'a des textes vraiment bons. J'ai pas l'impression de pouvoir associer un style à un profil mbti. Je vois des reflets de mon propre style chez des types assez divers et je constate que les pavés chargés de sueur et d'humeurs noirs, avec surenchère de virgules d'une phrase qui refuse de mourir, ce n'est pas propre à l'infp.

Petit coup de cœur pour HanZou. C'est assez loin de ma forme, plus sobre et plus aéré. Avec peu de mots tu décris avec beaucoup de justesse des états et des ressentis. Y'a un vrai rythme et j'allais te faire remarquer la proximité avec la chanson avant que je voie que t'en avais bien conscience. Je ne peux pas prédire que tu vendras beaucoup de disques, mais j'écouterai avec plaisir si un de tes textes était mis en musique. Ouais, c'est vraiment "pur", ça va à l'essentiel, mais un essentiel pas forcément évident avant qu'il soit touché par les mots.  Et les textes sont très cohérents, ils forment une trame (qui part pas dans tous les sens comme quand j'écris). L'image globale agglomère une myriade d'aphorismes sous ses écailles. Cette légèreté de forme (sur un contenu grave) me fait penser à une petite fille enfermée dans sa tour qui écrit à la lune. Moi j'envoie bien des lettres au soleil, et il continue de prétendre qu'il ne fait pas exprès de les carboniser.
Je sais pas pourquoi, mais c'est le style qui est sorti du lot dans mon premier survol. Peut-être que j'ai perçu une qualité chez toi qui chez moi fait défaut. Si c'est ça alors je n'ai pas d'autre choix que de te vampiriser, absorber tes qualités en m'abreuvant à la coupe de ton crâne.

P.S : Ah si, j'ai capté pourquoi c'est sorti du lot. Parce que tu as résumé ce qu'il se passe dans ma tête en deux paragraphes en évitant la lourdeur de l'introspection sentimentaliste alors que je mettrai des milliers de pages à me tromper et à échouer à exprimer "ça" proprement.
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeMer 22 Jan 2020, 14:05

voila je m'y met aussi et je vous partage l'un de mes textes!
imaginez le comme un poème à plusieurs voix, les 3 premières parties lu par une femme, un homme, un enfants, puis les 4 ensembles puis une voix douce pour l'humanité et enfin la voix de l’écrivain pour la fin!
je vous avoue que l’écriture de ce poème m'a fait coulé de nombreuses larmes!

Il y a quelques semaines, j'ai été attristé d'entendre aux informations qu'aucun pays ne voulait prendre en charge les migrants de l'Aquarius.   Ce qui m'a fait le plus mal c'est que les états parlent  et négocient l'accueil de ces êtres humains comme si leur sort n’intéressait personne, comme s'ils n’étaient rien, comme si leur vie ne comptait pas !

J'ai ruminé toute la journée mes pensées, comment est-ce possible, comment nous-pouvons accepter de laisser couler avec eux notre humanité. Notre civilisation n'a-t-elle pas de cœur ? Sommes-nous-si égoïste de notre confort, de notre mode de vie au point d'accepter ces tragédies ?

Notre seule différence vis-à-vis de ces humains est notre lieu de naissance, nous avons simplement de la chance, chance d’être nées dans un pays développé, chance de vivre dans un pays en paix !

Et si nous aussi un jour nous cherchions à fuir notre pays, accepterions-nous d’être traité comme des intrus, comme un poids mort dont personne ne veut ? imaginons-nous quelques instants à la place de ces personnes, le temps d'un poème et réfléchissons à notre façon de traiter la vie.




CHERCHEURS DE VIE

Je m’appelle Salomé,
Je pars pour survivre,
La guerre m’a tout pris.
Je veux vivre en paix,
Voir mon enfant grandir,
Et donner un sens à nos vies.

Je m’appelle Anouar,
Je pars pour survivre,
La famine et mon quotidien.
L’Europe est mon dernier espoir,
Je veux simplement vivre,
Et enfin voir vers demain.

Je m’appelle Bachir,
Maman m’a emmené un soir d’été,
Elle m’a dit que c’est pour mon bien.
Je veux pouvoir jouer et grandir,
M’instruire et me cultiver,
Et demain, être un grand être humain.

Nous sommes Salomé, Anouar et Bachir,
À travers montagnes, déserts et mers nous voyageons,
Nous suivons le chemin du bonheur, de la paix et de la vie.
Mais cette nuit, dans cette mer nous allons périr,
Dans l’indifférence de toutes ces patries, Nous mourrons,
Par ce que nous avons cherché la vie.

Je m’appelle Humanité,
Je suis le cœur et l’âme de l’être humain,
Et moi aussi je suis parti,
J’ai fui votre égoïsme et vos craintes infondées
Et progressivement je meurs dans votre dédain.
Sans moi, vous perdrez le sens de la vie.

Je suis née en France, patrie des droits de l’homme et pays des lumières,
Je suis le descendant de Montesquieu, Rousseau, Diderot et tant d’autres,
Aujourd’hui, j’ai honte pour mon pays, Honte pour l’humanité tout entière.
Traiter ces chercheurs de vie comme s’ils n’étaient pas des nôtres
Et considérer que l’intérêt économique prime sur la vie humaine,
Fait de nous leurs bourreaux !

Nous sommes tous coupable,
Ne rien dire, ne rien faire,
C’est accepter ce que l’homme a de pire au fond de lui.
Je ne peux me résoudre à regarder notre conscience sombrer sans agir,
Je refuse que nos enfants vivent dans ce triste monde.
Alors je m’élève pour combattre.

La plume abreuvée par mes larmes est mon arme,
La feuille que mon cœur a érigée est mon bouclier,
Je ne baisserais pas mon glaive,
Le poids des mots surpasse toute violence,
Ma conscience sera ma ligne de défense.

Alors avec ma plume, j’écris,
Avec mes larmes j’écris,
Avec mon cœur, j’écris,
Pour demain, j’écris.

Je me bats pour que jamais, au grand jamais
Dans l’abîme de notre civilisation,
Nous ne laissons disparaître notre humanité.

Steve Berna 07/10/2018 Tous droits réservés.

texte tiré de mon blog https://penseespourdemain.com/
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeSam 23 Mai 2020, 15:13

J’ai besoin de parler à quelqu’un

Quand ma main touchait par accident ta cuisse
Mon corps était parcouru de frissons
J’avais la chair de poule sous les habits
Tu ne le savais pas
Tu ne voyais que la détresse dans mes yeux

Tout le monde s’en fout
Mais la souffrance est bien là
Fidèle à jamais
Je m’y blottis seul dans ses bras la nuit

J’ai besoin de parler à quelqu’un
Pourtant, je sais que je suis perdu et que rien ne m’attend

Je ne suis pas à plaindre
Tout est de ma faute

Je me suis assis et j’ai attendu
Elle finira par arriver
Me donner un dernier baiser

Et tout s’arrêtera pour du bon

Je pense au vent dans tes cheveux
Ton odeur m’enivre encore

Et les néons dessinent des fragments lumineux dans mes yeux humides
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeSam 23 Mai 2020, 15:21

Très joli Guinéa !
C'est touchant.

Ca m'a donné envie d'écrire un poème également et accompagné d'une musique, comme le poste de Mr. Noir dans la section musique et type, que j'ai bien aimé :



Dès que mon regard a croisé le sien j'ai su que ce serait lui,
Il était seul au milieu d'une foule bruyante,
Et je ne voyais que lui,
Irradiant une aura rayonnante.

Les battements de mon coeur s'accélérèrent à une vitesse folle,
Je sentie une irrésistible attirance montée en moi,
Et mon esprit quittait mon corps et prendre son envol,
Me laissant seule et sans voix.

Il s'approcha de moi et me demanda l'heure,
Qu'importe l'heure, le jour, le mois, l'année seul lui compté,
Et de ma félicité et mon amour, je pris peur,
Par son regard et sa voix je me sentais ensorcelée.

Etait-il donc un sorcier et fallait-il que je m'échappe ?
Mais trop tard mon coeur était à lui,
Et si c'était une petite frappe ? (voyou)
Même avec tout le pays à ses trousses, avec lui je me serai enfuie.

Je lui donna l'heure, et sa main frôla la mienne,
Il esquissa un sourire,
Mais qu'il s'abstienne,
D'en faire davantage, sur place je pourrai en mourir.

ll partit, lorsque je repris mes esprits il était déjà loin,
Mais dans mon coeur à jamais marqué,
Il fallait que je le retrouve par tout les moyens,
Il serait ma nouvelle quête, comme ça je n'avais encore jamais aimé.

Luna.

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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeSam 23 Mai 2020, 23:48

@Luna a écrit:
Très joli Guinéa !
C'est touchant.

Ca m'a donné envie d'écrire un poème également

Ah ! Merci.
J'ai bien aimé le tien aussi. ^^
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeDim 24 Mai 2020, 11:34

Pas mal ton poème Luna ! Il m'a fait penser à un petit rap que j'avais écrit pendant les premières semaines du confinement, j'avais trouvé des instrumentaux sur youtube et ça m'avait pas mal inspiré.

J'ai écrit celui la pour mon personnage dans Donjon et Dragon, qui est parti à l'aventure justement pour retrouver une femme qu'il a croisé le temps d'un instant et dont il est tombé amoureux.

Cette révélation amoureuse a fait de lui un prêtre de la Déesse Flore, la déesse de l'amour et du printemps.




La chanson d'Edrab




Avant je menais une vie plus que paisible
Tout jeune que j'étais, je n'faisais pas d'histoire
Je baignais dans le bonheur vous pouvez m 'croire
Mais c'était avant que l'amour ne m'prenne pour cible


Un simple regard, c'est tout c'qu'il a fallut
Des yeux d'océans et je m'y suis noyé
Juste pour un baiser que j'n'ai pas pu donner
Je parcours le monde, à ta recherche qui l'eut cru ?


Des petits villages aux plus grandes capitales
Qu'importe la distance, sans relâche j'avance
Pour toi mon aimée, je braverai tout sans mal
Peu m'importe les gens qui m'accusent d'inconscience


Pendant mon chemin, je prêcherai l'amour
De toi ma déesse, je serai le pèlerin
Et s'il le faut, je te prierai tous les jours
Chantant fervemment à ta gloire ce petit refrain


Refrain :


C'est par monts et par vaux, que je te chercherai
Toi, mon unique amour, un jour je te trouverai
Toi que j'aimerai toujours, un jour je t'étreindrai
Peu m'importe les épreuves, peu m'importe les batailles
Pour toi mon aimée, je me montrerai sans faille.**




Des plus haute montagne aux plus lointaines vallées
Sans répit je marcherai, jusqu'aux coins les plus dangereux
Et si dans ma quête, je retrouve des trésors, crois moi mon amour, tu en seras submergée
Des plus beaux diamants de couleur arc-en-ciel que je serais allé cueillir dans le domaine des dieux


Et s'il le faut je traverserai les enfers pour y terrasser tout l'mal et en faire un éden
Oh ma tendre aimée, je n'exagère point, car depuis que tu y est, j'ai le paradis dans l'coeur
Je f'rai des miracle, les océans j'ouvrirai, et j'y bâtirai pour toi un chemin parsemé d'fleurs
Et si en ton nom, je dois décrocher la lune, n'en doute pas ma déesse, je m'exécuterai sans peine


Je ne suis pas barde, je n'fais pas d'parole en l'air, car de cette chanson naîtra la légende de mes actions :


Refrain


Je m'croyais vivant, mais en réalité, j'étais comme une âme perdue qui errait sans but ni fin
Peu importe les mauvaises langues qui en riant de moi se disent que j'poursuis des chimères tout en me berçant d'illusions.
Car si doux mensonge tu es, tu m'auras quand même fait renaître en un homme nouveau, un qui connaît son destin.
Je s'rai allé plus loin que tous les cracheurs de venin, ignorants de l'amour divin, tout en chantant notre chanson :



Refrain
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Message(#) Sujet: Re: Le coin du poème INFP... Le coin du poème INFP... - Page 10 Icon_minitimeDim 24 Mai 2020, 13:21

J'aime beaucoup !
N'hésites pas à en poster d'autres.

Une nouvelle, sur Roméo et Juliette :




O mon Roméo pourquoi pour nous est-ce interdit de s'aimer ?
Pourquoi de nos parents, nous devons payer les erreurs ?
Dans cette vie une autre personne je ne pourrais aimer,
Je semble heureuse mais ce n'est qu'un leurre.

Pourquoi les Dieux ce sont-ils joués de nous ?
Si il faut les défier pour te retrouver,
Ce poison je prendrais, même si ça semble fou,
Il faut que je meurs un peu, pour te retrouver.

Je semblerais morte, mais tu me retrouveras à l'aurore dans une robe blanche,
Semblable à une vierge pour écrire une nouvelle histoire,
Même si je dois trahir mes parents, je préfère être franche,
Et aimer la personne qui a eu le seul tort de naître sur le mauvais territoire.

O mon Roméo, mon adoré,
Je te retrouverais bientôt pour qu'on puisse enfin au grand jour s'aimer,
Ca ne devrait pas être un crime de s'aimer,
Et de te vénérer.

Adieu, mère, père, amis, dans cette funeste vie nous n'avons pas pu nous comprendre, je choisi Roméo. *Bois le poison*

_______________________________________
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