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 INFP et confiance en soi

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Qui-Gon-Jinn
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Qui-Gon-Jinn

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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeSam 02 Mar 2013, 18:19

J'ai lu plus haut

@Zogarok a écrit:
Je n'aime cette idée de "changer" pour être meilleur

et ça m'a interpelé.

Moi non plus je n'aime pas du tout cette idée car pour moi elle n'a pas de sens :
- déja aucun type n'est meilleur qu'un autre, chacun à ses spécificités et personne n'a la vérité
- "changer pour être meilleur" sous-entend pour qui ? pour notre petite amie, pour nos parents, notre famille ou la société ? ca suppose alors que l'on modifie sa personalité dans le but que les autres nous admirent, nous aprécient ou nous aiment. On peut porter des masques et des armures un moment mais ça n'est pas viable sur le long terme : on est malheureux parce que c'est beaucoup d'efforts et ça se voit, les autres le voient aussi et ils se mefient alors de nous - cercle vicieux.

Pour moi cette direction est opposée à celle qu'il faudrait suivre qui est de changer pour être soi tout simplement.
On est trop dépendant de notre images, des autres, des règles de la société (ou l'inverse), il faut donc avoir confiance dans son moi intérieur, savoir d'abord qui on est, connaitre ses qualités et ses défauts, les accepter, définir/connaitre ses propres limites et ensuite être pleinement soi-même.

Ce n'est pas évident loin de là, il faut surtout être prêt à perdre tout ce qu'on a, tout ce à quoi on est attaché, car on l'a potentiellement construit sur ces illusions de nous (mais pas forcément non plus), et changer peut signifier détruire ce qu'on a construit, c'est sans doute pour ça que ça fait peur et que c'est dur.

Mais une fois qu'on s'est trouvé soi-même, je pense que la confiance en soi vient naturellement, car on sait de quoi on est capable ou pas, on sait de quoi on a besoin, on connait ses limites.

Du coup, connaissant ses limites (défenses?), pas besoin de "se méfier" à l'avance, on peut s'ouvrir complètement car on sait qu'on est capable de se protéger au bon moment (quand l'autre dépasse la première limite), c'est là que la confiance aux autres intervient. (mais la confiance, ça se gagne et ça se retire)
Et le coté positif en général, comme le disait Aïkido , c'est que sans ses défenses, on est congruent et épanoui, ça se voit et ça rassure les autres qui vont eux-aussi avoir tendance à se livrer plus facilement, ça donne des relations beaucoup plus authentiques, j'ai réussi à l’expérimenter quelquefois.

Je pense que tout le monde est confronté à la confiance en soi, quelque soit le type, mais certains types vont peut être se poser plus de questions pour améliorer les choses.
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WALKYRIE
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeSam 02 Mar 2013, 20:14

C'est vrai, si on est quelqu'un de bienveillant, il vaut mieux cultiver sa personnalité plutôt que de vouloir entrer dans le moule, qui lui ne l'est peut-être pas >laughing
Il existe deux courants en psychologie: celui qui aide la personne à assumer sa personnalité et à la comprendre; et celui qui rabote les personnalités afin qu'elle soit conforme à la norme.
Personnellement, je suis pour le premier et je souffre du second qui est largement entendu dans le monde de l'entreprise...

Mais c'est tellement plus simple les robots !

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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeLun 04 Mar 2013, 13:12

Citation :
Delilah a écrit:

@Aïkido
Tu dis avoir abaissé tes défenses à certains moments, ce qui t'a permis d'avoir les amis que tu as aujourd'hui. Dans mon cas, je me suis toujours sentie trahie à un moment ou à un autre, ce qui a conclu à la fin de la relation. Ce qui fait également que j'ai de plus en plus de mal à le faire car je sais qu'il y aura toujours la déception tôt ou tard. N'as-tu jamais ressenti ça?

Quand j'ai abaissé mes défenses, c'était très instinctif. Sans que je sache pourquoi, je sentais que quelque chose pouvait être créé si je sortais de ma réserve. J'ai appris à faire confiance à ces intuitions et cela m'a beaucoup aidé à avancer.

Si tu crois qu'il y aura toujours de la déception tôt ou tard, tu adopteras inconsciemment une attitude provoquant cette situation. C'est une manière de se protéger en se donnant l'illusion de maîtriser une situation en la déclenchant. Si par contre, tu te prépares à accueillir la personne tel qu'elle viendra, tu te sentiras mieux et prête à vivre des choses positives.

Exactement; idem il a fallu que j'apprenne à utiliser mon instinct, à légitimer mes émotions / mes ressenti, plutôt qu'à m'en méfier du fait que je n'arrivais pas à les comprendre, qu'elles me semblaient trop disproportionnées, ou que sais je encore (à force de me répéter que je suis "trop ceci" "trop cela" depuis l'enfance?) (j'avais opté pour la tactique d'être "moins", en me forçant à l'être - à l'aide de la philo, du bouddhisme, du concept du "surhomme" de Nietzsche, comme quoi il faut se maitriser, etc etc (ici http://www.centrebouddhisteparis.org/Sangharakshita/Nietzsche/l_homme_surmonte.html)) (j'ai fait tout ce que j'ai pu à l'époque pour rendre cohérente ma modélisation des sentiments, dans l'optique de pouvoir les contrôler...) (trop empathique, trop sensible, trop susceptible, trop triste, trop contente, trop tout ce qui touchait à l'émotionnel)

Du coup forcément, sous contrôle, je ne choisissais pas mes relations librement. Et c'est ça qui m'emmenait droit dans le mur à chaque fois, question de temps pour que ça arrive (à être déçue, à me sentir trahie, ou que sais je encore). Ca s'appelle la répétition des schémas de vie, en psycho ils expliquent ça super bien... en gros tant qu'on a pas été amené à surmonté nos blessures archaïques, à réaliser qui on est, à s'accepter, on va se tourner vers les mêmes profils de personnes, qui vont nous renvoyer un jour ou l'autre à nos pires craintes (l'abandon, le rejet, la trahison, etc...). On fait exprès inconsciemment... et c'est de la souffrance qui en résulte qu'on va s'apaiser, pour mieux recommencer ensuite.

Sauf que, au bout d'un moment, on se rends compte qu'on se fait du mal... et qu'il y a d'autres façons de fonctionner. On arrive à surmonter alors l'ambivalence, et à s'ouvrir à d'autres profils que ceux qui nous rassurent.

Ca fait très mal, de voir que le monde qu'on s'est construit nous est finalement ultra personnel, et en aucun cas représentatif d'une quelconque modélisation universelle. Et que le monde des bisounours n'existe pas (même en ayant tout fait pour, et en ayant choisi des clones pour amis)

Mais en même temps, c'est nécessaire pour pouvoir s'ouvrir à l'autre réellement (et non pas dans le fantasme) (dur dur pour des idéalistes Very Happy)

Aujourd'hui j'ai laché prise sur le contrôle... et je navigue avec les autres sans filet. Parce que s'ils me blessent, je saurais pourquoi j'ai si mal. Je n'ai plus peur. Et si je me suis plantée sur leur bienveillance à mon égard, ou sur leur capacité à surmonter leur propre difficulté, et bien ça ne changera pas le regard que j'ai sur moi (je vais plutôt travailler sur la douleur que j'aurai ressenti, et sur l'expressivité de mes besoins réels, et de mes limites).

Du moment qu'on se légitime, qu'on accepte nos émotions (même disproportionnées, en cherchant éventuellement à comprendre pourquoi elles le sont - pas avec le MBTI hein, mais en revenant à leurs sources primaires factuelles), pour moi la confiance vient naturellement, avec son lot de re-cadrage (pacifique, mais ferme) associés sur le plan des relations humaines. Le mode caméléon s'atténue de fait.. on "ose" être ce que l'on est Smile (comme le dit Jinn, quand on sait qui on est, qu'on l'accepte, automatiquement ça s'ajuste autour):

Citation :
Mais une fois qu'on s'est trouvé soi-même, je pense que la confiance en soi vient naturellement, car on sait de quoi on est capable ou pas, on sait de quoi on a besoin, on connait ses limites.
Même si c'est pas conventionnel, protocolaire, etc (enfin ça dépends du contexte aussi, c'est au cas par cas); et finalement, les gens ne nous rejettent pas pour nos différences et nos limites, bien au contraire.

C'est comme ça qu'aujourd'hui je m'entends a peu près avec tous les profils. Avant non, la différence me blessait trop... je ne savais pas ressentir comme aujourd'hui.

Et puis dernier truc, qui est je pense une piste à travailler pour les modes INFP: apprendre à blesser l'autre, en douceur. Sans culpabiliser. Quand cette blessure provient de notre savoir-être, tout simplement, et non pas dans une optique de nuire à l'autre. Je ne parle pas de faire du mal, mais bien des procès d'intention (qui font souffrir les autres...) sur nos différences parfois. Le fait de poser des limites (une fois qu'on a plus d'estime et de confiance en nous) va forcément faire de la peine, à certaines personnes vivant encore au pays des bisounours. Et on aura beau mettre des gants de velours, le simple fait d'affirmer sa différence, de sortir de la "fusion" sera douloureusement vécu en face.

Faut apprendre à faire confiance à l'autre du coup... et à "trancher" le lien quand visiblement on n'arrive pas du tout à se comprendre, alors qu'on est bienveillant (c'est difficile pour moi... je bosse la dessus beaucoup)

Avoir confiance en soi constamment, est-ce possible? Quelque part, est-ce que c'est pas justement dans les gros coups de lag, ou on se remet en cause, ou on s'en veux, qu'on progresse? L'estime de soi est-elle un pilier suffisamment stable pour établir une base de confiance en soi immuable?

Pour ceux qui ont l'impression de s'être améliorés sur ces points, par quelles étapes clées êtes vous passés? (pour provoquer les déclics, s'il y en a eu)

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Kyrh
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeMar 05 Mar 2013, 14:26

Tout d'abord je tiens à m'excuser pour avoir écris un pavé. J'avais commencé à répondre avant de m'oublier dans l'écriture et parler de moi étant un sujet que je maitrise je l'ai quasi fait sans m'en rendre compte.. Je ne sais pas si vous aurez envie de lire, mais si vous ne le voulez pas j'espère que vous lirez au moins les deux derniers paragraphes Smile
Dans tous les cas, j'espère sincèrement avoir pu vous aider

nb: pardon pour les fautes, je n'ai pas toujours fait attention
clown

Delilah je suis tout à fait d'accord avec toi concernant la déception et attentes dans les relations, mais moi je pense quand même quej'ai un nombre concret de "vrais" amis avec qui je ne partage peut-être pas tout (et sans doute jamais) mais qui acceptent le fait que je sois comme cela. Et pour moi, c'est en quelque sorte le "pont" qui me relie réellement à la réalité. Avec un cercle d'amis on a tous fait le test mbti récemment, nous sommes chacun d'un signe différent bien qu'un dentre nous soit INTJ (que je ne connais aps forcément le mieux, mais avec qiu je m'entends le mieux) et j'ai pu constater qu'au fur et à mesure (depuis maintenant bientot 3ans qu'on se connait tous et qu'on se fréquente) chacun prenait un peu plus confiance en soi. A mon avis, c'est l'interaction avec les autres qui permet de mieux assimiler l'attitude à "avoir" en société ou du moins l'attitude que l'on souhaite avoir -et assumer- sans se préoccuper du regard des autres. Avec eux, je ne me confie pas forcément, mais je suis simplement moi, sans tricher, sans masque, je deviens transparent.

Walkyrie je partage totalement ton point de vue quand tu dis que les gens ont l'impression d'avoir affaire à deux personnes lorsque tu "t'énerves" ou du moins lorsque tu ne fais pas de concession, ce qui est peut-être nouveau pour les autres. Ca doit être inhabituel et les gens doivent mal réagir, du coup ca te déstabilise (moi aussi lorsque ca m'arrive) alors que ca devraient etre eux qui devraient etre déstabilisés! La plupart des gens méprisent ou prennent de haut ce qu'ils ne comprennent pas.. moi c'est quelque chose que je ne supporte pas, et depuis que j'ai appris à parler on n'a cessé de me dire de me taire, qu'il ne fallait pas dire telle ou telle choseà telle ou telle personne. Résultat? Je dis ce que je pense, après beaucoup d'années j'assume ce que je dis, je n'ai pas de raison de douter (enfin si, mais de facon objective et seulement de facon objective) de moi ou de mon point de vue et ce quelqu'en soient les conséquences. Encore un truc d'idéal je crois, ce qu'on me reproche souvent.. car les conséquences sont souvent jugées (par les autres) trop importantes pour oser se mouiller.

Qui-Gon-Jinn je partage à 400% ton idée : ne pas changer pour les autres. Mais changer pour soi. J'ai beaucoup lu les descriptions des INFP et pour répondre à Lylortantyk, je vais expliquer un peu en détail comment j'ai fait pour avoir plus confiance en moi. (aujourd'hui je me juge comme ayant une pleine confiance en moi, passablement plus faible selon les circonstances inconfortables)

J'ai donc constaté que je correspondait totalement au profil INFP au niveau des sentiments, intuitions. Nos sentiments nous envahissent, c'est bien cela? Et lorsque l'on a peur on les étouffe, les oublie. Moi il y a quelque chose que je n'ai pas compris et que je recherche en permanence à comprendre : moi. Enfant, ma sensibilité n'était là que pour me servir. Dès l'âge d'aller à l'école j'avais déjà bloqué mes sentiments et jusqu'à l'âge de 11ans (mort de ma grand-mère, déclic) c'est resté ainsi : les sentiments des autres n'existaient pas. C'était comme si le concept lui-même n'existait pas.

Ensuite je me suis ouvert, petit à petit. Sauf que je ne savais pas que j'étais INFP, je ne me connaissais pas et je ne comprenais pas qu'en ouvrant mes sentiments ils allaient me submerger. C'est donc avec regret que je vous dis que je me suis ouvert vers l'âge de 12ans mais que mon grand-père est mort par la suite.. je ne cherche pas de pitié ni quoi que ce soit, j'explique le processus : les sentiments étant la fonction première, je me suis totalement déconnecté des autres pour réussir à "gérer" les sentiments.
Toujours là, mais dans mon monde intérieur. La confiance avait du mal à arriver, et dans le même temps j'esayais (avec un relatif succès) d'étouffer mes sentiments. Ensuite pause jusqu'à mes 15ans. Conflits perpétuels au collège avec les professeurs, relation pire que désastreuse avec mon père voire quasi inexistante. 15ans donc.
Père alcoolique, j'ai du, par obligation, encaisser les coups. Chaque INFP parle de critiques qu'il percoit mal alors que parfois ce n'en sont meme pas (ma mère ma harcèle là dessus..) et bien là c'est pareil mais -certains d'entre vous l'ont peut etre vécu- avoir un père ivrogne c'est encore au-dessus puisque la fnction sentiment vous touche plus que la critique. Et comme disait Delilah on se sent trahi, le coeur déchiré. Déchiré parce que mon père avait décidé que je serais son défouloir (insultes qui fusent, cris interminables, etc. la caricature en somme, sans la violence physique). En partant de là, forcément je n'avais plus que deux soutions : soit je m'emmurais dans un mutisme pour finir ado déprimé suicidaire ou alors j'essayais de m'en sortir. J'ai décidé de ne pas me laisser influcencer par une personne extérieure bien qu'elle soit mon père (oui j'essaie de me détacher de moi, j'utilise le mot père et en ce moment-même j'écris en tant que spectateur ma vraie vie).

Je croyais aller mieux (et j'allais mieux!) jusqu'à ce que je rencontre une fille. On a mis du temps à se connaître, enfin pour moi qui n'avait pas eu de vrais amis à part 4 très bons amis que je connais depuis mes 3ans, c'était long un an, très très long. Là vient le problème : la relation se détériorait avec mon père, et elle était là. Prenant les choses de facon postives, dès que je la voyais ou dès que je lui parlais (sms de faocn interminable) j'allais mieux. Comme si la souffrance flottait sur moi. Quelques moi plus tard j'ai réalisé que j'étais a moureux. Âgé de 15 ans, après une bref "relation amoureuse" ce fut terminé très rapidement. Elle? nouveau "petit copain" un mois plus tard. Là encore Delilah je te rejoins : la déchirure.
En toute sincérité j'ai cru que j'allais devenir fou, j'ai passé deux mois à pleurer 5fois par jour, je n'avais envie de rien, je ne voulais voir personne meme si je sortais, j'étais calme, silencieux. C'est peu après cela que j'ai commencé à m'analyser et à décider de changer.

Ce premier amour donc, a failli me détuire. Vraiment. Je suis parti en vacances avec mes parents et je pleurais alors que j'étais en face d'eux, endormis. Je ne povuais faire autrement c'était comme respirer, c'était là. Deux mois comme ca. Et six à penser H24 à une pour qui je n'avais pas compté en somme, une pour qui "aimer" ne voulait pas dire la même chose que pour moi. Déchirure là encore. Et encore. Cela fait maintenant bientôt 5ans, je ne l'ai croisée que 3 fois, aperçue 2fois et à chaque fois la même chose : le coeur qui bat. Rien que de l'écrire, d'y repenser (je ne vais pas vous encombrer encore plus de détails) j'ai presque l'impression de revivre cela. Ca m'a anéanti. Première cuite après la fin de cette relation. Complètement saoul, j'ai eu le malheur de la croiser (mais je ne m'en souviens pas, c'est une horreur). J'ai eu peur de devenir alcoolique, j'en avais toujours eu peur en voyant la déchéance sous mes yeux. Mais j'ai décidé que non, je ne me laisserai pas dicter ma vie par les évènements. Là je commenc eà m'assumer : je décide de boire (ce que je refusais totalement auparavant) en SACHANT qu'il n'y aurait pas les mêmes conséquences pour moi que pour celui qu'on appelle mon père. Certains sociologues prétendent que nous sommes notre moi intérieur, d'autres que nous sommes le résultat de ce que les évènements nous faconnent. Je choisis ce qui m'intéresse et je le prends, mais je rejette le reste. JE pense que la confiance en soi commence ici.

Elle m'a anéanti ! Ou JE me suis anéanti. Je l'aime encore et j'ai eu beau essayé, je pense que je l'aimerais toujours parce qu'aujourd'hui elle n'est pas "une ex" ou "un premier amour" elle est plus que cela : elle fait partie de moi. Je l'ai enfin accepté et depuis que je l'ai accepté (et plus de problèmes avec l'alcool ou autre addiction) je vais mieux. Je souffre encore, j'en souffre encore et pour encore longtemps mais c'est par intermittence, par passage, et non plus permanent comme auparavant.
L'effort que j'ai du faire pour arriver à cela me parait absolument monstrueux sans vouloir paraitre égocentrique. Tout simplement parce que l'amour que je porte à celle qui est désormais une femme est quelque chose que je ne pouvais simplement imaginer, quelque chose que même aujourd'hui je ne peux réussir à décrire et rien que de vivre avec en pensant à cette déchirure (la séparation s'est faite comme pour des ados de 15ans: de facon dégueulasse) fait que je suis fier de moi, fier d'avoir pu y arriver.

C'est l'immensité de ces douleurs réunies qui, je pense, m'ont permis de mieux gérer mes sentiments. C'est cette souffrance qui m'a fait comprendre que je ne devais pas me laisser influencer par les évènements, par les gens, par le regard d'autrui.

Je ne le montre pas forcément, (je n'aime bien entendu pas les conflits) mais j'ai une confiance en moi absolument totale dans 99% des cas et c'est pour moi le résultat d'une acceptation de ce que je suis, d'une acceptation de mes sentiments, de mes peurs, de mes défauts. Et de mon passé. je ne l'ai pas tout à fait accepté mais j'ai beaucoup travaillé sur moi-même ces dernières années et je pense que la réflexion sur soi est la meilleur option. Il faut beaucoup parler, ou écrire, ca fait énormément de bien. écrire mot pour mot ce que tu penses est totalement différent. C'est comme si le fait de l'écrire rendait la chose vraie et plus facile à accepter.

On dit les INFP artistes, j'ai pour ma part écris des poèmes. Très peu nombreux vous vous en douterez (imperfection quand tu nous tiens) mais je pense que je suis doué là-dedans, et les personnes à qui j'ai fait lire ont -en toute sincérité je le pense- beaucoup aimé. A chacun de trouver sa facon de se libérer, d'extérioriser la chose. Meme si je détruis la plupart de ce que j'écris ca m'apaise d'un facon incroyable. Et lorsque les sentiments ne sont pas au pouvoir alors l'esprit est plus libre de se déplacer, d'observer. De s'assumer. Je pense qu'on ne s'assume pas lorsqu'on ne possède pas toutes les cartes en mains, lorsqu'on ne comprend pas tout.
C'est du moins ce que j'ai constaté pour moi. Donc j'essaie de beaucoup observer, tout, tout le temps. Là-dessus je ne correspond en rien à la description INFP parce que je passe la moitié de mon temps à penser, et l'autre à observer. Ayant toutes les cartes en main, il est je le pense, bien plus facile de s'assumer sans se préoccuper de l'autre. Seulement être soi, c'est le plus important !
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeMar 05 Mar 2013, 14:32

Est-ce que certains d'entre vous ont déjà vécu des crises de paniques?

Aïkido je me demandais, le fait de pratiquer , l'Aïkido justement, ca t'aide? Lorsque tu es sur le tatami tu te sens mieux? Moi qui ait pratiqué le judo pendant la moitié de ma courte vie, lorsque je suis sur le tatami je m'y sens chez moi, détendu, encore plus sûr de moi que cela semblait possible. Au-dessus du 100% confiance en soi si tu vois ce que je veux dire. Je pense que les arts martiaux sont bons, pour le corps et l'esprit, c'est un art non violent (de mon point de vue) bien qu'on les appelle sport de combat et je pense que je me sentirais toujours chez moi sur un tatami, c'est un peu comme si j'étais dans mes pensées. Ou que soit ce tatami, c'est chez moi, c'est ma vie! C'est quelque chose que je ne comprends pas, mais particulièrement agréable Smile
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeMar 05 Mar 2013, 23:21

Very Happy oui j'ai testé les crises de panique ! la plus mémorable c'est celle du ver de terre qui sort d'un pot de fleurs, j'étais en train de rempoter, et là je ne me suis plus du tout maîtisée car j'ai la phobie des vers, asticots et choses qui se tortillent. Ca m'est arrivé aussi avec des mites sortant d'un sac de farine...

Sinon, pour les attaques de panique liées au mental, la dernière faisait suite à la prise d'un anxiolitique, c'est pas agréable du tout. Et puis quand ça va mal j'en ai facilement, quelque soit la raison.

Ca m'est arrivé aussi lorsqu'une amie était en soins intensifs et qu'on ne savait pas si elle allait s'en sortir, et suite au décès d'une autre personne. L'attaque survient au réveil quand on prend conscience de la réalité.

Je pense que cela arrive surtout aux gens qui ont vécu dans une certaine insécurité, notamment vitale, car les attaques sont une réaction automatique liée à un traumatisme antérieur. On peut le lier au syndrome de stress post traumatique également affraid j'ai eu un accident de la circulation quand j'étais petite, par la suite j'ai eu très peur des voitures, et aujourd'hui encore, je ne traverse pas la route à pied sans crainte, mais je ne panique plus à cause de ça lol

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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeMer 06 Mar 2013, 22:10

Et du coup ca t'arrive régulièrement? moi ca m'est arrivé deux fois, et surtout une de facon assez spectaculaire je n'arrivais plus à parler à respirer et j'ai eu la respiration coupée pendant une petite vingtaine de seconde ! Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait sur le coup puisque pour moi c'est arrivé "sans raison".

Tu arrives à sentir le truc venir maintenant? Tant mieux si tu ne paniques plus à cause de ca, vu l'époque où on vit ce serait difficile de vivre en ayant une peur panique de la circulation scratch

ps: c'est vrai que les mites et autres saletés du genre c'est particulièrement je ne supporte pas d'en toucher personnellement clown
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeMer 06 Mar 2013, 22:58

@Kyrh a écrit:
le fait de pratiquer , l'Aïkido justement, ca t'aide? Lorsque tu es sur le tatami tu te sens mieux? Moi qui ait pratiqué le judo pendant la moitié de ma courte vie, lorsque je suis sur le tatami je m'y sens chez moi, détendu, encore plus sûr de moi que cela semblait possible. Au-dessus du 100% confiance en soi si tu vois ce que je veux dire.

C'est un état d'esprit qui ne se limite pas au tatami. Quand j'y monte avec les autres, je laisse dehors tous les soucis. La pratique de chaque mouvement est en même temps une sorte de jeu et une forme de sensation totale sans agressivité .
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeJeu 07 Mar 2013, 19:04

Je ne crois pas qu'on puisse sentir venir une attaque de panique, car, comme son nom l'indique, c'est une attaque, donc ça te saute dessus. affraid

On peut se maîtriser sauf si on est surpris, comme avec les bestioles. Le souffle coupé est particulièrement gênant en effet. Peut-être qu'un art martial comme le Taï chi te ferait du bien, quand je l'ai pratiqué j'étais mieux en tous cas.

Le dialogue intérieur est très important et il faut faire attention à ce que l'on se dit. Quand on a tendance à être idéaliste, on met la barre trop haut, et le moyen, l'intermédiaire, ne nous emballe pas. Alors, on peut tomber très bas et avoir l'impression que tout va aller très mal, disparaître, s'effondrer, au choix...
En ce moment, où ça ne va pas car on me reproche de ne pas vouloir être un robot, j'essaie de relativiser et de me dire que finalement ce n'est pas si dramatique que ça, et que faire semblant d'être un robot peu peut-être aussi faire l'affaire. Mais le bug ne serait-il pas une attaque de panique ? scratch

Tu dis ne pas savoir pourquoi tu es dans un état de panique, cela s'appelle de l'anxiété, et cela la différencie de la peur, qui elle a un déclencheur définissable, par exemple les bestioles.

courage Very Happy

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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeLun 11 Mar 2013, 14:00

D'accord d'accord, merci pour vos conseils Smile tu as sans doute raison Walkyrie, ca doit être l'anixété parce que lorsque ca m'est arrivé je l'étais , anxieux, même si je ne voulais pas me l'admettre ! Tout enfouir n'est éivdemment pas une solution ..

En ce moment je fais des footings et j'essaie de courir le plus longtemps possible, en me dépassant au maximum (même si je suis déclaré asthmatique) ca me permet de me "vider" et donc d'aller mieux, ca repose beaucoup -l'esprit- en tout cas.

Dac à Aïkido, je vais suivre ton conseil Smile
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitimeVen 03 Mai 2013, 21:19

Je me pense parmi, comme ça, que tout le monde doute de lui-même ici et là, c'est une question de ce que les parents nous ont transmis, et qu'on imprime plus ou moins selon beaucoup de paramètres différents, pas seulement en fonction du profil.

On peut partir de très bas dans l'estime de soi, et avec l'aide de bons accompagnants, de bons psychologues, corriger tout ça. Il reste des cicatrices, des zones fragiles faciles à réactiver lors d'affaiblissements passagers.


Je suis tombée récemment sur une autobiographie qui posait très clairement que son auteur cumulait un ego hypertrophié et une basse estime de soi, ce qui paraît incompatible au premier abord.

La conscience de ses capacités, surtout lorsqu'elles ne sont pas constatables par l'entourage ou mises en doute pour des raisons X, peut devenir un véritable handicap social, si ces capacités justement, sont dévaluées; et débouchent sur une estime de soi basse, à force de recevoir des messages négatifs à leur sujet.

Heuh, je suis claire?
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Message(#) Sujet: Re: INFP et confiance en soi INFP et confiance en soi - Page 2 Icon_minitime

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