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 Pourquoi seulement 4 tempéraments ?

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Lauterwasser
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Message(#) Sujet: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Sam 08 Fév 2014, 09:14

concernant le tableaux Mbti, je suis surpris qu'on se soit arrété à quatre types.






à mon sens, 4 est insuffisant :

je me permet de rajouter :

- NP : recherche l'innovation
- ES : recherche l'action
- NJ : recherche de verticalité
- IP : recherche les perceptions
- TJ : recherche l'argumentation
- EJ : recherche les directives
- IJ : recherche de structure
- IN : recherche l'introspection

n'hésitez pas à confirmer/infirmer en ajouter si le coeur vous en dit.

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Les oiseaux n'ayant connu que la cage pensent que voler est une maladie.
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Dernière édition par Lauterwasser le Sam 08 Fév 2014, 09:25, édité 2 fois
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Khendrin
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Sam 08 Fév 2014, 09:22

En fait, ce tableau correspond à la répartition des tempéraments de Keirsey. Inspiré de la représentation des tempéraments de Platon et autres philosophes grecs.

En réalité il n'y a pas seulement 4 types, Exil, avait défini des multitudes de types. Faut que je retrouve le lien...

EDIT: https://mbti.forumactif.fr/t395-sous-types-interpretation-des-tendances-individuelles

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Ruiz Lopez
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Sam 08 Fév 2014, 17:55

La classification de Keirsey a davantage de sens en terme de dynamique sociale que les autres tendances prises indépendamment. Voici un lien vers un post que j'avais écris à ce sujet:
- https://mbti.forumactif.fr/t1667-la-pertinence-de-la-classification-de-d-keirsey

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Exil
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 01:49

@Khendrin a écrit:

En réalité il n'y a pas seulement 4 types, Exil, avait défini des multitudes de types.

Ouaip, et j'insiste sur la qualification de "type", car certaines combinaisons à deux dimensions méritent amplement la dignité d'un type à part entière, en ce sens qu'elles circonscrivent un mode de cognition homogène, et ce indépendamment du profil MBTI.
Par exemple, il y a des ENFP fortement marqués "NP" qui - de leur point de vu subjectif autant que du point de vu comportemental - se trouvent beaucoup plus d'affinités avec des INTP à prédominance NP, qu'avec des "homologues" ENFP chez qui c'est la dimension NF qui prévaut dans la dynamique d'ensemble.
De même, en ce qui me concerne, je me reconnais à 100 % dans les 4 types IN. Il n'y a rien qu'on puisse dire de pertinent sur l'un d'entre eux qui ne me concerne pas de façon significative. Aussi, mon expérience me conforte dans le fait que j'ai plus en commun - du point de vu cognitif autant que caractérologique - avec un INFP ou un INTP à prédominance IN, qu'avec un INFJ à prédominance FJ ou NJ..

Je pense que ces glissements sont sous-tendu par un phénomène de polarisation égotique. C'est le positionnement du "Moi conscient" au sein de la structure d'ensemble qui détermine en quelque sorte la façon dont l'énergie psychique va se distribuer, et en fonction de son positionnement, certains aspects tendront naturellement à être valoriser (identification égotique) au détriment des facteurs antagonistes.  
Par exemple, un ENP, suivant son expérience de vie et suivant sa maturité, à le choix entre, donner libre court à ses inclinaisons naturelles sans se soucier du reste, ou bien, se prémunir contre le risque d'unilatéralité que cela implique en s'évertuant à drainer de l'énergie psychique vers ses fonctions inférieures. L'une ou l'autre de ces attitudes, dans la mesure où elle perdure, peut entrainer une réelle divergence cognitive entre deux individus ayant le même type à la base, car il faut bien comprendre que c'est l'orientation de l'énergie psychique par voie égotique qui confère une valeur ou une non-valeur aux différentes dimensions du réel.
Dans la lignée de mon précédent exemple, il n'est pas rare de voir des ENTP - plutôt matures - défendre avec sérieux des conceptions conservatrices et traditionalistes (sans pour autant sacrifier au Ne). Le philosophe Edmund Burke, l'un des plus convainquant théoricien du conservatisme, en est une parfaite illustration.
De façon plus générale, il n'est pas rare non plus de voir des F surévaluer leur part de T dans une dynamique de compensation, au point de blâmer sèchement les excès de F chez les autres. C'est le fameux syndrome de l'ancien fumeur devenu pourfendeur du tabagisme..    

Je pense aussi que cette polarisation égotique tend à évoluer au fil du temps, à dériver d'une dimension à l'autre au gré des prises de consciences et des contraintes environnementales, de sorte qu'au cours d'une vie pleine et entière, un même individu peut - potentiellement - avoir fait l'expérience durable de l'ensemble des déclinaisons possibles sur la base de son type.
Pour donner un exemple - le mien - je n'ai pas toujours été marqué IN, loin de là. J'ai longtemps été d'avantage incliné vers le pôle IF, et présentement, de plus en plus, je sens la montée en puissance du versant ST- TP..

Je profite de l'occasion pour balancer un nouveau tableau des 24 déclinaisons, en plus sexy:  Cool 


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Dernière édition par Exil le Dim 09 Fév 2014, 12:40, édité 1 fois
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elenculador
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 08:53

Non mais 4 c'est un bon chiffre si tu veux faire des groupes. C'est encore mieux quand les groupes ont tous des grosses qualités communes que les trois autres n'ont pas.

Si tu découpe les types en une quinzaine de groupes, voir plus (donc plus de groupes que de types) comme t'es parti pour le faire... euh... c'est quoi l'intérêt à part d'embrouiller direct ?

C'est pas « 4 types » ni « des multitudes de types », c'est des paires (IN, EF, etc). Et évidemment on peut faire aussi des groupes avec eux, par exemple si on s'intéresse aux attitudes, on dira les IJ, les IP, les EP, les EJ. Mais sans y mettre les ES et autres.

Faut être logique. D'où le fait qu'il y ait quatre groupes, et qu'il y en a toujours quatre quoique tu fasse.

Par exemple tu parle des ES, mais pas des EN, IN, IS. Donc tu fais ça ''au petit bonheur''. Donc c'est bien mais reviens avec le résultat fini.


EDIT

Exil se trompe (il le dément implicitement après) lorsqu'il estime être de manière égale les quatre IN ou pouvoir être tout et son contraire. « Je me reconnais » ce n'est pas ''je suis''. Ou alors expliquez-moi comment un Ni-dom peut devenir, au bon vouloir de celui qui regarde, le représentant d'un tout autre type avec lequel il partage seulement une paire (IF, IN) ; les paires reflétant des interactions et des polarités, ce qui n'a une valeur que relative (relative à un comportement, à un contexte, à une attitude, à une observation) – là où les fonctions sont des repères absolus.

Dès le début du MBTI on peut voir que des paires (ou des lettres) nous conviennent. En marge de notre type.

Tout le monde sera plus ST, plus FJ, à un moment donné. C'est juste une nuance dans votre histoire. Votre type ne change jamais, comme votre identité. Inutile de rêver, qui que vous soyez.

Donc Exil fait bien de souligner, en l'illustrant avec son « syndrome de l'ancien fumeur », que ces transformations, même profondes, ne remettent pas en question la racine de qui nous sommes. Mais bien comment nous incarnons, délibérément ou ''spontanément'', qui nous sommes. Le "Moi conscient", en d'autres termes.

Par exemple, Batman, classé en IT, est pourtant façonné comme un parfait petit INFJ. Souvent les INFJ deviennent de purs IT. Donc c'est une illusion ? Pas totalement, empiriquement ils sont bien I et T.

Il est IT ''par-dessus'' une ossature de INFJ.

Sinon j'interviendrais plus parce que faire le ''troll'' là où tout le monde en est déjà un, c'est absolument sans intérêt. Je venais en tant que troll mais même comme ça, c'est pu possible. Donc pas de panique pour ceux qui tenaient à leur forum tout propre, y aura plus que leurs.... euh... hum... trucs à eux.

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hard
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 11:36

Je trouve ça intéressant, mais exil, je suis presque sur que t'as mis une photo de Louis CK à la place de celle de Terry Gilliam pour les NP ^^

Bon, en plus, ça aurais le mérite d'expliquer pourquoi je me sens bien plus proche des INTP NT que de la plupart des ENTP (exception faite d'un pote ENTP très NT TP comme moi.)

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Lunaire
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 16:20

Avec les 4 tempéraments, on touche les 16 types de manière égale.

Si tu imagines plus de tempérament - par exemple les 24 combinaisons de 2 lettres possible - effectivement, tu te retrouves avec plus d'ensemble de type que de type eux-même. Ce qui est un non-sens.

Les tempéraments réalisent un regroupement de 4 types qui possèdent des comportements identiques.
L'approche d'Exil (et reprend-moi si je me trompe) relève plus de tendance que de regroupement.

N'oublions pas que nous ne sommes pas l'un ou l'autre, mais un peu plus de l'un que de l'autre (principe de préférence).

Dans mon cas, par exemple, N est très marqué là ou F et T sont vraiment en balance. Puis-je donc m'apparenter à NF ou à NT dans les tempéraments ? Et bien non, car mon Fe est nettement supérieur à mon Ti, et mon Fi à mon Te (hiérarchie des fonctions). Je suis plus NF qu'autre chose.

Je me rends compte également, que j'ai un dialogue plus facile avec des INxx. Pourquoi ? Statistiquement, c'est logique. Mais plus encore... Si ma tendance est plus importante INxx, mon discours le sera aussi.

L'approche par lettre prise 2 par 2 devrait pouvoir permettre à quelqu'un de lever des doutes pour se distinguer vraiment dans l'un des 16 types. En combinant justement une lettre à forte tendance avec une lettre à faible tendance. Et ainsi sentir d'avantage sa préférence.

De nouveau dans mon cas, les tests me donne un très bon %tage de P. Pourtant, les combinaisons et description NP (fonction Ne, Fi et Ti) ou IP (fonction Fi et Ti) ne me correspondent pas du tout (spéculateur relativiste ou le solitaire indolent). Par contre je me reconnais d'avantage en NJ ou IJ (visionnaire opiniâtre ou le prévisionniste avisé).


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Exil
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 17:38

@elenculador a écrit:

Exil se trompe (il le dément implicitement après) lorsqu'il estime être de manière égale les quatre IN ou pouvoir être tout et son contraire. « Je me reconnais » ce n'est pas ''je suis''. Ou alors expliquez-moi comment un Ni-dom peut devenir, au bon vouloir de celui qui regarde, le représentant d'un tout autre type avec lequel il partage seulement une paire (IF, IN) ; les paires reflétant des interactions et des polarités, ce qui n'a une valeur que relative (relative à un comportement, à un contexte, à une attitude, à une observation) – là où les fonctions sont des repères absolus.

Ton raisonnement trouve ses prémisses dans un dogme absolutiste pour, au final, y revenir compulsivement en guise de conclusion, laissant sur le pavé tout un tas de faits qui exigent d'être considérés pour ce qu'ils sont, dans l'oubli momentané des acquis théoriques, cela en perspective - si c'est possible - de réussir par la suite à surmonter les paradoxes. En somme, tu affirmes que l'expérience sur le plan empirique n'a pas son mot à dire dès lors que ses constats - aussi objectivement confortés soient-ils - contreviennent à l'absoluité des fondements conceptuels, et qu'en définitive, le seul arbitre digne de foi, c'est la théorie, le reste n'étant que dissolution de l'esprit sur le plan superficiel des apparences.

Quand je dis "je me reconnais", c'est précisément pour ne pas avoir à dire "je suis", car rien ne fait moins sens à mes yeux que d'affirmer sérieusement "je suis tel type", ou plus absurde encore, "je suis complétement ceci et pas du tout cela". Dans la mesure où nous sommes des objets doués d'esprit, "Être", c'est un devenir, et non simplement un état. C'est l'aventure d'une conscience qui, peu à peu, s'extrait de l'inconscience originelle. D'un état de totalité indifférenciée auquel il lui a fallut sacrifier pour exister (prime enfance), elle tend vers un état de totalité différenciée (accomplissement de l'être en puissance). Entre les deux: le vaste champs de bataille de l'existence (déchirements, refoulements, tabous, dualité, égotisme, ect). Or l'expression "je me reconnais" rend sciemment compte de la réalité du processus à l’œuvre, à savoir un acte de découverte, de reconnaissance du terrain, avec pour seul guide le vague souvenir d'avoir été autrefois au cœur d'une totalité (avant que le "Moi" n'acquière une autonomie suffisante pour opérer des discriminations décisives), et l'ensemble des indices que nous suggère en continu l'inconscient.
Pour être plus exact, je dirais qu’Être, c'est un acte continu d'élucidation du mystère que l'être est à lui-même. Cela peut se faire suivant une approche purement introspective, mais aussi - et plus ordinairement - au travers d'actions concrètes, de réalisations instinctives qui nous font - après coup - nous sentir d'avantage accompli, d'avantage "nous-même".

Pour autant, je continus d'affirmer que le type se définit essentiellement à l'aune de facteurs prédéterminant, mais, de la même façon que l'ordre appelle de sa propre inertie le désordre (et inversement), toute prédétermination pose l'impératif d'une libération (je dirais même qu'elle en garantie la potentialité et la valeur).
Le type, ce sont les propriétés structurelles de la confortable prison où nous avons grandi, et où nous menaçons de dépérir. Or on ne s'évade pas d'Alcatraz avec le plan de la prison de la Santé. S'évader suppose une grande connaissance des propriétés de l'enclos, et implique de composer modestement avec les limites qu'il offre sans pour autant perdre de vu la folle ambition nécessaire à toute évasion. Paradoxalement, de la même façon qu'un bon flic traque le voyou qu'il aurait put être, et qu'un bon voyou déjoue les pièges d'un flic intériorisé, un prisonnier ne peut s'évader qu'à condition d'emprunter aux forces de son geôlier, de se rendre complice de l'ingéniosité à l’œuvre dans l'intention même de l'en dissuader. Pauvre de celui qui ne comprend pas que toute force est une faiblesse en puissance, et réciproquement...

La réalité foncière de ses facteurs prédéterminant est bien trop complexe pour être absolument réductible aux schématisations qu'offre le MBTI. Le phénomène existe en tant que tel, et c'est bien parce que je le perçois dans toute sa polymorphie et toute sa complexité que je répugne à laisser une logique systématique conclure en mon nom des propriétés de cette réalité. Au mieux, j'en délimite certaines grandes lignes qui ont immanquablement triompher de l’épreuve des faits, je redéfinis ce qui dois l'être, mais jamais je ne pose comme base à mon raisonnement "je suis formellement INFJ, donc Ni dominant, donc...". En revanche, je peux me permettre le luxe d'affirmer "La prolixité de mon expérience empirique est largement éclairé/élucidé par ce que je conçois des biais qu'induit la subordination du champs de conscience aux propriétés conjointes de I et N, donc tout porte à croire que ma cognition est sous l'influence prépondérante de ce processus, donc..."
                       

Bref, raisonner ainsi permet d'éviter nombre d'amalgames malencontreux, comme c'est le cas ici même par exemple:
Qu'est-ce qui peut bien amener à supposer comme allant de soi que la théorie des tempéraments de Kersey est absolument compatible avec MBTI, et même, que ce dernier s'inscrit parfaitement dans lignée de la typologie Jungienne ??
En vérité, le fait est que les trois sont en grande partie incompatibles, voir même franchement contradictoires sur certains points, mais beaucoup ne le voit pas pour la simple raison que les trois se fondent sur sur des termes et des concepts similaires. Or le mot n'est pas l'objet auquel il renvoi, il y à là une fâcheuse tendance à la "généralisation concrétiste" qui égard les esprits.
En l’occurrence, Kersey n'a jamais prétendu s'inscrire formellement dans une lignée Jungienne. Bien au contraire, son angle d'approche de la personnalité est aux antipodes de celui de Jung, et il a clairement posé ses divergences de vues, sans se soucier nullement de garantir une quelconque forme de compatibilité. Le modèle de Kersey se fonde principalement sur le résidu comportemental, et s'intéresse moins à l'individu qu'au rôle social que lui assigne la nature au travers de prédéterminations qu'il n'aborde d'ailleurs jamais d'un point de vu cognitif (aucunes mentions aux 8 fonctions dans ses bouquins) mais toujours depuis un point de vu sociologique et pragmatique (telle inclinaison à pour fonction la satisfaction de tel impératif social...).
Son erreur, et il s'en est aperçu, c'est d'avoir négligemment utilisé la même nomenclature que le MBTI, de présupposer que les esprits étaient assez rigoureusement T pour faire la distinction d'eux-même, à moins qu'il ne misait sur le fait que la supériorité de son approche finirait par tout ingérer, façon multinationales... Dans tous les cas, depuis quelques années, il a officiellement renoncé à utiliser les "lettres" MBTI, et limite désormais la dénomination de ses catégories à des qualificatifs ("Artisan" pour SP, "Promoteur" pour ESTP, ect...).            

On peut très bien être INFP en terme MBTI, ISFP en terme Kerseyiens, Fi-dom en terme Socionic, et vraisemblablement Ni-dom en terme Jungiens. Ce ne sont pas exactement les mêmes définitions, ni les mêmes interprétations dynamiques, et chacun de ces modèles est structuré autour d'un soucis de cohérence interne qui sacrifie volontiers à la compatibilité.  

Il arrive toute fois que ces différentes approches concordent parfaitement sur un cas particulier, lui attribuant un même type.
Ce n'est pas mon cas...

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Dernière édition par Exil le Mar 11 Fév 2014, 11:17, édité 5 fois
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Exil
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 17:48

hardkey a écrit:
Je trouve ça intéressant, mais exil, je suis presque sur que t'as mis une photo de Louis CK à la place de celle de Terry Gilliam pour les NP ^^

Bien joué!
C'est bien Louis CK, un gros NP lui aussi. J'avais des listes de célébrités NP, et je me suis gouré dans le copier/collage.
Erreur rectifiée, ainsi que d'autres coquilles consécutives à mon manque de S.

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Chase El Pacificator
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 18:11

Lauter, ça me fait souvent marrer tes petites analyses en mode NP frivolent et un peu je m'en foutiste du genre : je suis Ti / Ne / Fi / Fe (t'as remplacé Fi par Ni tiens) ; même si on sent un soucis de critique derrière, je trouve que parfois, ben, ça manque de cohérence (humaine). Tu peux m'expliquer en quoi tu peux utiliser Ti et Fi dans des situations différentes et du même degré qu'un Ti dom ou un Fi dom ?

Tout ça pour amener au fait que je te vois bien dans la combinaison suivante : IP / NP / TP / IN / IT / NT.

Et euh, le reste a été dit. Même si je dirais que les 4 tempéraments principaux se suffisent presque à eux même car ils sont un étayage de facteurs principaux, les autres couples de lettres viennent s'agripper comme des branches à l'arbre. Je pense qu'il suffit de placer un individu en situation d'anémie pour que revienne la source de son tempérament, quelque chose comme une situation de survie ou de danger imminent.

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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 09 Fév 2014, 21:16

@Exil a écrit:
De façon plus générale, il n'est pas rare non plus de voir des F surévaluer leur part de T dans une dynamique de compensation, au point de blâmer sèchement les excès de F chez les autres. C'est le fameux syndrome de l'ancien fumeur devenu pourfendeur du tabagisme..


C’est quelque chose qui me parle ça parfois Lol


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Par contre, pour le tableau des paires de lettres, je veux bien concevoir que parler en terme de tempéraments implique que l'on mette de côté en partie les aprioris théoriques des fonctions afin de comprendre éventuellement certains paradoxes et des nuances de chaque type, etc... (Si j'ai bien compris ^^) mais j'ai du mal à envisager de les séparer/ignorer totalement, puisque c'est quand même ça qui détermine le fonctionnement cognitif.

Il ne me semble pas aberrant qu'un INFJ sera plus naturellement enclin a avoir la polarité IN comme étant la plus marquée, du fait qu'il soit un intuitif dominant (tout comme l'INTJ), un INFP "devrait" être marqué avant tout sur la paire FP, étant Fi dom. Bien sur, c'est théorique, puisque c'est beaucoup plus nuancé pour chacun, et ces nuances motiverait l'utilisation de multiples déclinaisons...

Mais du coup, si on rattache quand même les paires au fonctions :

FP = Fi
FJ = Fe
TP = Ti
SP = Se
SJ = Si
NP = Ne
NJ = Ni

On peut voir que les deux premières lettres combinées ne peuvent se translater en terme de fonction...puisque deux types IN peuvent utiliser Ni pour l'un et Ne pour un second (INTJ/INTP, par exemple) et même remarque pour deux IS (Si ou Se), ou encore deux EN, ou deux ES.
Bref, je veux dire par là que logiquement, deux personnes de types différents et marqués xxFP pourraient se reconnaitre de manière équivalente dans ce tempérament, du fait de Fi en commun, mais quand est il d'un ESTP et d'un ESTJ que l'on classerait tous deux vers la préférence/tempérament "ES" ? Ils n'ont AUCUNE fonction en commun, peut-on vraiment les relier malgré tout, avec le même "degré" de pertinence que l'exemple précédent ? scratch Entre Bush et Berlusconi...j'ai du mal à les relier clairement...^^

Comment "interpréter" du coup, en terme de fonctions jungiennes, par exemple un INTP que l'on va considérer très IN (alors qu'il "devrait" être TP avant tout, étant Ti dominant) et rattacher ce constat aux fonctions ? L'INTP ne pouvant être Ni et Ne à la fois...qu'il se rattache à une  "attitude" de "métaphysicien, visionnaire", qui sur le papier fait plutôt Ni, qu'il adopte des centres d'intérêts rattaché à ce tempérament, qu'il s'y identifie, qu'il y ressemble concrètement...ce qui arrive...mais j'ai l'impression qu'il ne sera jamais marqué IN de la manière qu'un Ni dom supplié du jugement extraverti, pour qui il s'agit de la polarité la plus "naturelle" ou "logique", un réflexe, en tout cas une inclinaison naturelle presque ancrée, et que ce INTP n'utilisera probablement jamais les mêmes biais cognitifs de ce dernier, qu'il exprimera cette polarité de manière différente, et peut être serait plus nuancé  et moins tenté par l’excès de ce tempérament ? J'ai du mal à imaginer un INTP tellement carabiné sur le IN qu'il rentrerait dans un délire métaphysique, prophétique ou des intuitions sociétales ou religieuses déconnectées du tangible ou intenable sur le plan logique (par contre un INFJ oui, comme Ben Laden, dans une version extrême Lol) ou alors un bâtisseur d'un système doctrinaire ou d'une œuvre moralo-philosophique (Confucius), alors que l'INTP philosophe sera toujours gouverné par Ti avant tout (à la limite il peut revêtir l'image du professeur théoricien qui s'intéresse aux questions métaphysiques, à la spiritualité...)

Je veux dire que deux IN marqués au type MBTI distinct, aux fonctions différentes, risquent malgré tout, je pense, d'avoir plus de points divergents que deux personnes que l'on rattacherait aux tendances FJ ou FP et qui auraient logiquement des fonctions similaires (et là ces fonctions permettent de comprendre pourquoi).
Le "doux confident" IF, paire qui n'est reliée à aucune fonction là aussi...je ne sais pas si elle peut correspondre à un grand nombre d'INFJ, alors que pour des IxFP je pense qu'elle peut correspondre plus "naturellement" ou facilement ^^
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Speed Gavroche
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Mer 12 Fév 2014, 18:19

@Exil a écrit:


Je profite de l'occasion pour balancer un nouveau tableau des 24 déclinaisons, en plus sexy:  Cool 


Magnifique! Je pourrais regarder ça pendant une heure. Cool 

Marrant les réactions que ces galleries d'images peuvent provoquer, la gallerie de la paire TP a trop la classe, celle de la paire FJ m'a donné envie de sortir ma mitraillette. laughing Mitraillette 

Petit bémol quand même pour Trotsky à dominante NF. C'est pas du tout la peception que j'ai du personnage. Plutôt celle d'un iNfJ limite INTJ, il y a bien une sorte de compassion ouverte Fe qui légitime l'autoritarisme et qui le distingue d'un vrai INTJ mais ça se joue vraiment à ce peu de chose près. Autrement c'est vraiment le mec stratège, "self-assured" à fond, charismatique, supérieur et égoïste. Plutôt INFJ à tendance NJ donc. Comme Hitler, tiens.

Source:

Pour Ann Coulter ST dominante, moui pourquoi pas. Je l'aurais quand même plus vu à dominante TJ, esTJ à tendance INTJ.

Le truc c'est qu'on ne sait pas toujours trop comment repérer cette dominante. Est-ce que c'est en prenant les deux lettres les plus fortes sur un test ou est-ce qu'on repère juste l'archétype au feeling. Par exemple si on prend Luna, son score le plus haut serait peut-être sur le IF, mais si on prend ça au feeling elle correspond d'avantage au type FP. Sans pour autant qu'on puisse la confondre avec une ENFP.

Ce qu'il faudrait c'est une description précise des types et ce qui les rassemblent, comme l'a fait Keirsey pour ses tempéraments. Le TP dominant est celui qui se spécialise dans l'utilisation du Ti tout en étant tellement P qu'il peut l'appliquer sur les champs du Se et du Ne de façon quasi-indifferenciée. On pourrait l'appeler "le solutionneur opportuniste" ou "le questionneur logicien". Je peut me reconnaitre dans les 4 types de ce quadrant. Même si en pratique je me sentirait toujours plus facilement proche d'un ESTP très ES genre Silvio Belursconni que d'un INTP très IN genre Carl Jung. Preuve que la démarche du MBTI reste quand même pertinente.

D'accord aussi sur le changement possible de dominante au cours de la vie. Ces temps ci par exemple, j'ai l'impression que je change pour la dominante SP, j'aurais tendance à me sentir plus proche d'un iSfP comme Mick Jagger que d'un inTP comme Eric Naulleau.

D'ailleurs j'ai aussi remarquer que les ISP ne se reconnaissait souvent pas du tout dans la description des SP, insouciant, impulsif, etc, et correspondent bien plus aux types IT et IF. Les ISP qui correspondent vraiment fortement au tempérament SP sont en fait peu fréquents, bref la division des 16 types entre les 4 tempéraments de Keirsey n'est pas plus pertinente qu'une autre.

Je remarque qu'on peut associer unilatéralement certains quadrants à un trait de caractère majeur du DSM lorsque la paire est forte.


TJ: compulsif
FJ: dépendant
FP: histrionique
TP: antisocial

ET: sadique
IT: schizoïde
IF: évitant
EF: histrionique

EP: hypomanique
EJ: "control freak"
IJ: rigide "anal"
IP: passif agressif

IN: schizotipique
EN: hypomaniaque
ES: narcissique
IS: négativiste

etc
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Mer 12 Fév 2014, 18:45

Speed a écrit:
Je remarque qu'on peut associer unilatéralement certains quadrants à un trait de caractère majeur du DSM lorsque la paire est forte.


TJ: compulsif
FJ: dépendant
FP: histrionique
TP: antisocial

ET: sadique
IT: schizoïde
IF: évitant
EF: histrionique

EP: hypomanique
EJ: "control freak"
IJ: rigide "anal"
IP: passif agressif

IN: schizotipique
EN: hypomaniaque
ES: narcissique
IS: négativiste

super, merci, c'est interessant !

@Exil a écrit:
@Khendrin a écrit:

En réalité il n'y a pas seulement 4 types, Exil, avait défini des multitudes de types.

Ouaip, et j'insiste sur la qualification de "type", car certaines combinaisons à deux dimensions méritent amplement la dignité d'un type à part entière, en ce sens qu'elles circonscrivent un mode de cognition homogène, et ce indépendamment du profil MBTI.
Par exemple, il y a des ENFP fortement marqués "NP" qui - de leur point de vu subjectif autant que du point de vu comportemental - se trouvent beaucoup plus d'affinités avec des INTP à prédominance NP, qu'avec des "homologues" ENFP chez qui c'est la dimension NF qui prévaut dans la dynamique d'ensemble.
De même, en ce qui me concerne, je me reconnais à 100 % dans les 4 types IN. Il n'y a rien qu'on puisse dire de pertinent sur l'un d'entre eux qui ne me concerne pas de façon significative. Aussi, mon expérience me conforte dans le fait que j'ai plus en commun - du point de vu cognitif autant que caractérologique - avec un INFP ou un INTP à prédominance IN, qu'avec un INFJ à prédominance FJ ou NJ..

Je pense que ces glissements sont sous-tendu par un phénomène de polarisation égotique. C'est le positionnement du "Moi conscient" au sein de la structure d'ensemble qui détermine en quelque sorte la façon dont l'énergie psychique va se distribuer, et en fonction de son positionnement, certains aspects tendront naturellement à être valoriser (identification égotique) au détriment des facteurs antagonistes.  
Par exemple, un ENP, suivant son expérience de vie et suivant sa maturité, à le choix entre, donner libre court à ses inclinaisons naturelles sans se soucier du reste, ou bien, se prémunir contre le risque d'unilatéralité que cela implique en s'évertuant à drainer de l'énergie psychique vers ses fonctions inférieures. L'une ou l'autre de ces attitudes, dans la mesure où elle perdure, peut entrainer une réelle divergence cognitive entre deux individus ayant le même type à la base, car il faut bien comprendre que c'est l'orientation de l'énergie psychique par voie égotique qui confère une valeur ou une non-valeur aux différentes dimensions du réel.
Dans la lignée de mon précédent exemple, il n'est pas rare de voir des ENTP - plutôt matures - défendre avec sérieux des conceptions conservatrices et traditionalistes (sans pour autant sacrifier au Ne). Le philosophe Edmund Burke, l'un des plus convainquant théoricien du conservatisme, en est une parfaite illustration.
De façon plus générale, il n'est pas rare non plus de voir des F surévaluer leur part de T dans une dynamique de compensation, au point de blâmer sèchement les excès de F chez les autres. C'est le fameux syndrome de l'ancien fumeur devenu pourfendeur du tabagisme..    

Je pense aussi que cette polarisation égotique tend à évoluer au fil du temps, à dériver d'une dimension à l'autre au gré des prises de consciences et des contraintes environnementales, de sorte qu'au cours d'une vie pleine et entière, un même individu peut - potentiellement - avoir fait l'expérience durable de l'ensemble des déclinaisons possibles sur la base de son type.
Pour donner un exemple - le mien - je n'ai pas toujours été marqué IN, loin de là. J'ai longtemps été d'avantage incliné vers le pôle IF, et présentement, de plus en plus, je sens la montée en puissance du versant ST- TP..

Je profite de l'occasion pour balancer un nouveau tableau des 24 déclinaisons, en plus sexy:  Cool 



excellent ! cela confirme et valide la nécessite et la pertinence de nuancer en une multiplicité de facettes discernables.

par contre je ne suis pas d'accord avec les personnalités rattachées, mais ce n'est pas un problème à mon sens.


ce qui est interessant c'est qu'au sein d'un même type (INtp par exemple) il peut se trouver des personnes bien plus proches du type INfj que de ses semblables inTP, grace à la propension commune au IN qui est l'introspection.





chase a écrit:
Lauter, ça me fait souvent marrer tes petites analyses en mode NP frivolent et un peu je m'en foutiste du genre : je suis Ti / Ne / Fi / Fe (t'as remplacé Fi par Ni tiens) ; même si on sent un soucis de critique derrière, je trouve que parfois, ben, ça manque de cohérence (humaine). Tu peux m'expliquer en quoi tu peux utiliser Ti et Fi dans des situations différentes et du même degré qu'un Ti dom ou un Fi dom ?

Tout ça pour amener au fait que je te vois bien dans la combinaison suivante : IP / NP / TP / IN / IT / NT.

pour commencer, j'ai lancé ce topic en donnant quelques exemples qui me sont venus à l'idée en invitant cordialement à compléter, ou relever des cohérences éventuelles.
je n'ai pas traité toutes les combinaisons de deux lettres et sur le coup j'avais pas que ça à faire.
donc à tes yeux faut-il poster des trucs hyper complets qui ne laisse pas de possibilité approfondissement au lecteur ?


bon alors ma démarche ne se borne pas à "je suis intp donc je suis Ti Ne Si Fe", fin de la discuss.
je ne suis pas assez étriqué pour m’arrêter la.

il se trouve que sur 80% des tests mon score en F et en T sont équivalent avec une prédominance infime en T.

ce qui théoriquement me rapproche du INFP.... du coup j'ai rajouté Fi.
MAIS
j'ai lu et relu les 8 fonctions, parcouru le forum pour voir ce qui me défini le mieux, et il se trouve que dans la vie courante je suis tout de même un peu plus porté sur Fe que Fi.

je ressent très clairement que ma dominante est Ti suivie de près part Ne.
encore une fois ça fait très intp.

mais quand je lis les description du Ni, et bien je m'y retrouve énormément, pas autant que Ne, mais Ni est clairement intégré et développé dans ma vie.

ces fonctions me rapprochent de INFJ, type dont je reconnais du beaucoup d’éléments "vers lesquels je tends".... sauf que je ne suis pas J du tout.

alors ... on fait quoi ? et bien voila j'analyse, et une fois la compréhension acquise j'épingle mes quatre fonctions principales par ordre d'utilisations. Ti Ne Ni Fe... et si je devais continuer en direction de celles que je maitrise le moins bien : Fi Si Se Te.

ou est le probleme ?

concernant ta dernière phrase, tu peux m'expliquer un peu ? genre tu me connais sur le bout des doigts au point de m'attribuer 8 combinaisons de lettres ?

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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 16 Fév 2014, 20:04

Trop de points sur lesquels je voudrais rebondir, mais là j'ai pas trop le temps.

@Speed Gavroche a écrit:

Petit bémol quand même pour Trotsky à dominante NF. C'est pas du tout la peception que j'ai du personnage. Plutôt celle d'un iNfJ limite INTJ, il y a bien une sorte de compassion ouverte Fe qui légitime l'autoritarisme et qui le distingue d'un vrai INTJ mais ça se joue vraiment à ce peu de chose près. Autrement c'est vraiment le mec stratège, "self-assured" à fond, charismatique, supérieur et égoïste. Plutôt INFJ à tendance NJ donc. Comme Hitler, tiens.
C’est vrai, il ne ferait pas tâche parmi les NJ. Mais j’ai choisi de le mettre en NF pour deux raisons : d’abord,  histoire d’entacher l’image supposément angélique du tempérament NF et d’en relativiser la prétendue bienfaisance en y introduisant un élément trouble, ténébreux, révélateur du barbarisme que recèle potentiellement cette inclinaison. Ensuite, par simple déduction logique : Keirsey le catégorise ENFP, et on le retrouve chez les INFJ sur Celebrity Type, NF demeurant la dimension charnière, ainsi que le plus fort dénominateur commun à l’ensemble des types qu’on lui attribue communément.

Concernant Ann Coulter, c’est plus ou moins pareil. Son cas met en évidence l’ambivalence qu’il peut y avoir entre ESTP et ETJ, l’objectivisme autoritaire du premier (lorsque la dimension ET domine) pouvant facilement être interprété comme témoignant d’un logicisme extraverti (Te). Dans tous les cas, chez elle l’emphase intellectuelle me semble porter sur les faits tangibles, et la dimension ST me parait être le dénominateur commun le moins équivoque.

Ceci dit, beaucoup dans cette galerie sont là à défaut de mieux, et si tu as de meilleures suggestions, n’hésite pas à m’en faire part par MP !

@Speed Gavroche a écrit:
Le truc c'est qu'on ne sait pas toujours trop comment repérer cette dominante. Est-ce que c'est en prenant les deux lettres les plus fortes sur un test ou est-ce qu'on repère juste l'archétype au feeling. Par exemple si on prend Luna, son score le plus haut serait peut-être sur le IF, mais si on prend ça au feeling elle correspond d'avantage au type FP. Sans pour autant qu'on puisse la confondre avec une ENFP.

Je pense que l’évaluation d’un individu qui maîtrise convenablement les fondamentaux du modèle est plus fiable et plus précise que celle d’un test, la pertinence de ce dernier - aussi bien foutu soit-il - étant de toute façon entièrement tributaire des facultés du sujet à s’évaluer lui-même.

Dans ton cas, la dimension T apparaît la plus fixement ancrée, suivit de près par P (de fait, tu corresponds en tout point à ma conception du type TP).  En procédant dans l'autre sens, la préférence la plus sujette à l’ambivalence serait E, suivit de S. Or, en toute logique, un ESTP modérément E est nécessairement très T, et plutôt balancé sur l’axe S/N, vu que son introversion relève du versant Ti/Ni (proximité avec le tempérament NT), et son extraversion du versant Se/Fe (proximité avec le tempérament SF).  En théorie, cette répartition devrait plutôt être celle d’un ISTP vigoureux, à la fois très T et anormalement P,  ou du moins, telle serait l’interprétation la plus évidente en terme probabiliste.

Dans le cas de Luna, elle est en effet à la fois très IF et très FP. Mais j’estime que FP illustre surtout sa personnalité sociale, son versant interactif, tandis que IF illustrerait plutôt sa réalité foncière, telle qu’elle se vit elle même. Sans doute qu’au quotidien, IRL, elle apparaît surtout IF (type caractérisé par une impressionnabilité inhibitrice sous-tendant une attitude gracieusement effacée et - bien souvent - un "trouble de la personnalité évitante", en plus d’une certaine inclinaison à la rêverie romantico-mélancolique). La virtualité d’internet lui offre probablement de compenser cette inhibition en libérant son versant extraverti, ce qui la ferait basculer dans une attitude FP (caractérisée par une curiosité empathique focalisée sur la dimension singulière de l’être, par une sensibilité ayant conservé beaucoup des attributs de l’enfance, ainsi que par une disposition à l’expression lyrique de valeurs intimement ressenties dans leur universalité).
S’il est vrai qu’elle ne saurait être confondue avec une ENFP, je remarque quand même que son expression sur le forum se caractérise par une spontanéité exclamative et une prolixité diffuse, très souvent conjecturelle, attitude qui s’oppose nettement à la réserve feutrée, au laconisme et au flegme que je le lui devine IRL. Or on peut interpréter cette ambivalence comme relevant d’un tension IS/EN, mais également, Si/Ne.
Personnellement, je trouve Luna beaucoup trop éthérée, rêveuse, idéaliste, quêteuse d’authenticité et naturellement holiste pour être pertinemment rangée parmi les types S, comme c’est souvent le cas chez nombre de personnalités prétendument ISFP. Constat qui m’offre d’embrayer sur ce que tu décris toi-même à ce propos.

Je pense que s’il y a bien un "bias against S types", c’est de confondre l’intuition avec la propension à intellectualiser. En fin de compte, je suis persuadé que nombre d’éminents scientifiques sont en fait plutôt sensoriels qu’intuitifs, et que l’habilité à conceptualiser relève d'avantage des propriétés abstractive et structurante du T (discernement strictement intellectuel), que du N (fonction de perception irrationnelle des réalités intangibles), quand bien même il est vrai que l’intuition facilite la conceptualisation (d’où l’intellectualisme caractérisé des NT). C’est en tout cas dans ce sens que les définitions les plus pertinentes invitent à interpréter la réalité du discours cognitif.

Bien souvent, j’ai l’impression que l’obscur critère apriorique sur lequel la plupart s’appuie pour distinguer INFP et ISFP, c’est – en gros – que les seconds sont moins réfléchis, moins cérébraux, et moins habiles dans l’art de conceptualiser (ou autrement dit : plus limités intellectuellement, plus primitivement charnels). Or, quand je vois qu’on range quelqu’un d’aussi intuitif, visionnaire et holiste que Bob Dylan chez les ISFP, je me dis que si cette distinction fait sens, cela tient moins à l’antagonisme S/N (emphase matérialiste vs emphase spiritualiste) qu’à l’antinomie T/F, et qu’en fait, bien souvent, ce sont surtout les moins T d’entre les FP qui sont poussés du côté des SP, quand bien même il s'avère au final qu'ils ont beaucoup plus en commun avec l’idéalisme NF qu’avec l’opportunisme et l’hédonisme des authentiques SP..
Or, en tant qu’intuitif moi-même, je connais intimement des FP (de ceux qu’on typerait hâtivement SFP) à la fois remarquablement intuitifs (au sens Jungien du terme) et très maladroits ou négligeant sur le plan strictement intellectuel (rigueur logicienne), en ce sens que leur T est trop indifférencié/neutralisé pour retranscrire sous forme intelligiblement logique la prescience qui leur est directement insufflée par le truchement des visions symbolistes qui se révèlent à leur esprit (propriétés distinctives de l’intuition, y compris de Ne).
Aussi, depuis un point de vu conditionné par le paradigme logiciste qui prévaut en occident, leurs conceptualisations apparaissent nébuleuses, confuses, subjectivistes, simplistes, peu convaincantes, et l’on a vite fait d’imputer cela à l’indifférenciation du N joint à la prévalence du F, là où bien des cas témoignent plutôt d’une intuition remarquablement conscientisée (donc non-réprimée), mais indissociable du facteur F, et d’une réticence notable à vicier l’intelligence holistique de leurs visions en y introduisant des critères T (par nature, impersonnels et déshumanisants). Par suite, on devine aisément les complexes et les inhibitions qui peuvent résulter d’une telle difficulté à se faire comprendre, d’autant plus chez un IF enclin à la timidité... En cela, et pour toutes ces raisons, ces cas auxquels je pense sont parfaitement comparables à d’autres de mes connaissances, incontestablement INFP, mais principalement axés NF.

A côté de cela, je connais aussi d’authentiques ISFP (ça existe), en ce sens qu’ils sont à la fois clairement Fi-dom, remarquablement SP, et soucieux de rapporter toutes théorisations à des exemples concrets, sans quoi ils décrochent..
S’ils ont en commun un certain soucis d’authenticité, celui-ci ne se manifeste pas de manière introspective en portant l’emphase sur la dimension spirituelle et potentielle de l’existence, mais à l’inverse, au travers d'actions concrètes, directement perceptibles, à la manière d’un sculpteur inspiré qui se ruerait impulsivement sur un bloc d’argile. Il y a quelque chose d’instantanée et d’opportuniste dans leur approche, une aisance à tirer profit des réalités actuelles, à s’accommoder des choses tels qu’elles se présentent dès lors qu’elles ne contreviennent pas au sens harmonique du Fi. A l’inverse, le soucis d'authenticité des INFP se réalise dans l'optique d'une quête d'identité aux accents romanesques. Ils sont d’avantage portés à satisfaire leur Fi au travers de recherches prospectives, de lectures formatrices (développement personnel notamment), de poursuites apparemment chimériques, avec une tendance notable à bouder tout un tas d’opportunités momentanément profitables, cela en vertu des hautes exigences auxquelles leur idéalisme viscéral les contraint. L’accomplissement leur apparaît comme un devenir, une mise en perspective, une quête, un eldorado, là où les ISFP sont mût pas l’impératif de se réaliser ici et maintenant, d’atteindre prestement à une forme de satiété sans laquelle la vie ne vaudrait d'être vécue, de laisser l'idéation se convertir instinctivement en action libératrice, et donc, en occasion de s'accomplir. C’est typiquement le cas par exemple d’un skateur taiseux et indolent qui, spontanément, parce qu’il n'a rien de mieux à foutre et que l’envie lui en prend, sort de chez lui taper quelques tricks dans la rue, expérimenter de nouvelles figures, et tâter de nouveaux parcours.

Dans le même ordre idée, je remarque que l'intuition conduit les INFP à hisser les valeurs et les idéations du Fi au rang d'abstractions globalisantes, discernables indépendamment des suggestions environnementales et autres données contextuelles, d'où leur propension à bouder le présent en perspective de potentialités que rien ne confirme actuellement, ainsi que leur capacité à introspecter leurs idéaux, là où les SFP (surtout les ESFP à vrai dire), ne prennent véritablement conscience du motif profond de leurs idéaux qu'à travers l'expérience viscérale d'une situation donnée, d'un contexte propice à l’émergence claire et nette du jugement de valeur.

En ce qui concerne les INTP et ISTP, il suffit de transposer ce qui est dit du F dans le cadre du T...

Mais de façon générale, je trouve que les INP ont une "essence" plus proche des ISJ que des vrais ISP (ceux chez qui le tempérament SP est notable), tandis qu'il n'est pas rare de voir des amalgames s'opérer entre ENFP et ISFP (Mika, Drew Barrymore, Brigite Bardot), ou entre ENTP et ISTP (Mc Gyver, Steve Jobs).

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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Dim 16 Fév 2014, 23:05

J'ai réfléchi aux "sous-types", et j'ai l'impression de m'embrouiller un peu. Parce que d'un côté t'as les fonctions, de l'autres les lettres seules. Et en général, j'ai du mal à savoir si la lettre correspond à ta "maîtrise" de ta fonction correspondante, ou à la maîtrise des deux.

Pour prendre un exemple, si je doit faire le tri en matière de lettres, je dirais que j'ai un T pas mauvais, mais pas très élevé, alors qu'en se plaçant avec les fonctions cognitives, je suis sur d'avoir un Ti très développé.

Et quand on passe au "choix" du sous-type, je me reconnais par exemple plus dans le NT et le TP que le NP, ou encore toutes les autres combinaisons, alors que lettre à lettre je pense avoir plus de P que de T.

Bref, j'ai l'impression que je m'embrouille encore plus.

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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Lun 17 Fév 2014, 22:18

hardkey a écrit:
J'ai réfléchi aux "sous-types", et j'ai l'impression de m'embrouiller un peu. Parce que d'un côté t'as les fonctions, de l'autres les lettres seules. Et en général, j'ai du mal à savoir si la lettre correspond à ta "maîtrise" de ta fonction correspondante, ou à la maîtrise des deux.

Se débrouiller l'esprit, cela revient bien souvent à prendre la mesure de notre inconscience, et à réaliser à quel point notre esprit est embrouillé..
Je pense que les intuitifs sont particulièrement sujet à cette impression.

Petit rappel:
Le modèle qui articule chaque type MBTI, c’est en quelque sorte une mise à plat du cadre général définissant la personnalité, tel qu’il est supposé s’auto-structurer suivant un principe d’inter-compensation comparable aux propriétés magnétiques qui structure une planète ou active une boussole.
Ce cadre d’interprétation englobe la dialectique conscient/inconscient, sujet/objet (l’embrouille est souvent conséquence d’une méconnaissance de ce que ces données impliquent). Du coup, il offre de comprendre les arrières-plans objectifs qui sous tendent et canalisent en grande part l’orientation de la personnalité. En revanche, il ne dit rien du rapport actif qu’entretient en retour le moi égotique avec le vaste ensemble dont il est extrait, de la façon dont l’individu en perpétuel devenir se positionne face à sa totalité latente, ni de la façon dont le conscient gère l’inconscient.

Le Moi parcellaire (identité illusoire/provisoire), dans sa relation au Soi (l’être total), est soumis à un double impératif : celui de se stabiliser (condition nécessaire à la différenciation des outils qui élaborent la conscience) et celui d’évoluer (condition nécessaire à l’accomplissement du potentiel, ce qui implique de sacrifier à tout un tas d’illusions). Aussi, l’évolution du champs de conscience est jalonnée d’étapes, de stabilisations, voir de régressions lorsque l’ego s’acharne à maintenir compulsivement des schémas devenus obsolètes au regard des impératifs fonciers de l’Être (de ce point de vu, ne pas évoluer, c’est régresser, et non pas stagner). Ces paliers sont comme autant de micro-structurations en réaction aux tensions qui s’exercent au sein d’une structure globale. Chaque type peut être redéfini à l’aune du positionnement de l’ego relativement aux potentialités de développement que circonscrit le type dans sa globalité, sachant que chaque type contient en germe tous les autres, et qu'ils se distinguent seulement par les modalités du cheminement.  
 
Or c’est précisément à ce niveau de lecture qu’il convient de comprendre ces « sous-types », ou tout du moins, qu’il conviendrait de les définir plus pertinemment encore.  

hardkey a écrit:

Et quand on passe au "choix" du sous-type, je me reconnais par exemple plus dans le NT et le TP que le NP, ou encore toutes les autres combinaisons, alors que lettre à lettre je pense avoir plus de P que de T.

Les quelques indices de mon tableau ont dû t'induire en erreur..

Pour l'heure, et pour un bon moment encore, je dirais que tu es clairement axé NP, et dans une bien moindre mesure, NT ou TP.

Si je devais définir succinctement ces différentes déclinaisons, je dirais:

ENTP à dominance NP => accentuation de l'imagination, de l'inventivité, et atténuation de la combativité, du leadership, du pragmatisme. Comparativement à la norme du type, attitude plus fantaisiste, originale, artistique, passionnée, enthousiaste, enfantine...
ENTP à dominance NT => accentuation de l'intellectualisme, de la maitrise des connaissances, et atténuation de l'excitabilité, de la versatilité, de la frivolité. Attitude plus arrogante, condescendante, élitiste, scientiste, stratégique...
ENTP à dominance TP => accentuation de l'esprit critique, du logicisme, de la roublardise, et atténuation de la volubilité, de la théâtralité séductrice, de l'engouement, de l’effervescence. Attitude plus antisociale, négativiste, cynique, désabusée, irrévérencieuse, chicaneuse, tendance à se faire l'avocat du diable...

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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Mar 18 Fév 2014, 01:26

Bon après ton message, j'ai l'impression de comprendre un peu mieux. En gros, le type MBTI correspond aux "limites" de la personnalité, à une certaine essence personnelle, et les sous-types sont le potentiel de différence et d'évolution au sein même du type?

Mais de ce point de vue, les fonctions cognitives sont particulièrement ambiguës non? Parce que d'un côté elles définissent un cadre pour notre personnalité (lié au type). Et de l'autre, leur fluctuation et leur maîtrise (ce que tu appelles différenciation je crois) montrent notre spécificité par rapport aux types, autant que nos possibilités d'évolutions et nos changements passés.

Ensuite, pour revenir à mon cas personnel, c'est vrai que je me reconnais dans la description que tu fais de l'ENTP NP (d'autant plus que le NP me semble correspondre à un Ne très développé, ce qui est mon cas), mais pourtant j'ai l'impression que mon T reste bien développé. Pas forcément totalement dans le NT ou le TP, mais dans une sorte de "combinaison" des deux (tendance à rationaliser, intellectualisme, esprit critique, logicisme.)
Après, il est vrai que je ne sais pas trop si ça correspond à une tentative d'adaptation à mon environnement (qui ne m'a jamais "supporté" en tant que Ne-dom) ou à une évolution en cours (voire passée, j'ai pu évoluer vers le NP tout en gardant des traces de mes tendances précédentes.)

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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Mer 19 Fév 2014, 13:36

hardkey a écrit:
Bon après ton message, j'ai l'impression de comprendre un peu mieux. En gros, le type MBTI correspond aux "limites" de la personnalité, à une certaine essence personnelle, et les sous-types sont le potentiel de différence et d'évolution au sein même du type?


Le type définit la structure d'ensemble, en revanche, il est tout sauf personnel, sans quoi, cela n'aurait aucun sens de parler de "type". Il est au contraire un outil d'objectivation du cas particulier, et toute sa valeur conceptuelle devrait être dans les outils qu'il offre en vu de relativiser, à l'aune d'un cadre d'interprétation objectif, la partialité complaisamment entretenue du point de vu égotique. Le but, c'est moins de comprendre en quoi nous somme différent, que de comprendre en quoi nous nous illusionnons quant-à notre différence individuelle, ou de discerner en quoi nos a priori face au vaste champs du réel ont un caractère typique, pré-conditionné (par exemple, la confusion entre "intelligence" et "habilité logicienne"  Wink  ).  
Les sous-types définissent une déclinaison d'états, de fixation typiques relative au rapport qu'entretient l'ego avec la matrice dont il est extrait. Celui ci varie significativement entre divers individus du même type fondamental, et influe sur la répartition des énergies au sein de l'ensemble, la hiérarchisation des valeurs, et sous tend des différences notables sur le plan comportemental.

hardkey a écrit:
Ensuite, pour revenir à mon cas personnel, c'est vrai que je me reconnais dans la description que tu fais de l'ENTP NP (d'autant plus que le NP me semble correspondre à un Ne très développé, ce qui est mon cas), mais pourtant j'ai l'impression que mon T reste bien développé. Pas forcément totalement dans le NT ou le TP, mais dans une sorte de "combinaison" des deux (tendance à rationaliser, intellectualisme, esprit critique, logicisme.)

Normal, vu que tu es NTP. Simplement, l'emphase du conscient est moindre en direction de ces pôles.

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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ? Lun 30 Juin 2014, 10:02

j'ai trouvé ceci sur le FB INTP :

I'm sick of the traditional four temperaments. Here are my ideas:
TPs = teenage boys
FPs = animal lovers
TJs = last-worders
FJs = moral guardians
INs = hipsters
ISes = submissive drones
ENs = soapboxers
ESes = club-hoppers
IPs = do-nothings
IJs = un-charismatic leaders
EPs = theatricals
EJs = dictators
NPs = bipolar musicians
NJs = obnoxious vegans
ITs = robots
IFs = emo kids
ETs = jackasses
EFs = histrionics
STs = gym members
SFs = clingy partners

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Les oiseaux n'ayant connu que la cage pensent que voler est une maladie.
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Message(#) Sujet: Re: Pourquoi seulement 4 tempéraments ?

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Pourquoi seulement 4 tempéraments ?

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