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MBTI, Jung, Myers Briggs, psychologie, sciences humaines, tests, individuation
 
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 INFJ, INFP, ou autre ?

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Marignan
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Type : Masculin
Age : 22
Lieu : France
Inscription : 17/04/2021
Messages : 6

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Message(#) Sujet: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeSam 17 Avr 2021, 20:59

Bonjour à tous ! Je viens ici parce que je suis un peu perdu par rapport à ma personnalité et que j’aimerais avoir votre aide pour y voir un peu plus clair. J’hésite principalement entre deux personnalités, – INFP et INFJ – mais il est tout à fait possible que je me plante totalement, ce pourquoi j’aimerais avoir votre avis. Pour cela, je vais essayer de vous présenter certains traits de ma personnalité, en commençant directement par un exemple : je viens juste de me mettre à courir dans l’escalier pour arriver à l’étage avant que l’aide à domicile de ma mère – qui est handicapée – n’entre dans la maison. Ce n’est pas que j’ai décidé de monter au moment où elle est arrivée, mais étant donné que j’avais déjà décidé d’y aller, j’ai voulu en profiter pour éviter d’avoir un contact social avec cette personne, même si je ne savais pas du tout qui parmi les aides allait arriver. Je ne sais pas trop comment l’expliquer. Ma mère était là, je venais de lui parler et cela ne m’avait pas posé problème, mais l’irruption d’une tierce personne m’était désagréable. Lorsqu’une aide à domicile arrive chez nous avant que je ne sois levé, il m’arrive très souvent de rester au lit suffisamment longtemps pour qu’elle soit partie avant que je me lève, ce qui signifie parfois d’attendre plus d’une heure ; j’ai un peu l’impression d’être un chat qui n’aime pas voir sa maison envahie par des étrangers et qui va se réfugier dans son espace protégé le temps que les intrus s’en aillent. Je crois que je cherche en général à éviter les interactions sociales lorsque je le peux. Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est que je peux profiter de moments passés avec mes amis, que je n’ai aucune difficulté à passer un appel et que, même si j’essaie toujours d’éviter de parler à mes voisins lorsque je passe à côté d’eux et que je dois me forcer pour parler aux gens que je connais, je peux tout à fait le faire lorsque j’estime que cela m’est nécessaire pour obtenir quelque chose, ou que mon désir d’avoir des relations proches surpasse mon envie d’être laissé tranquille. Pour autant, je ne peux m’empêcher de presque toujours ressentir un certain soulagement lorsqu’une activité sociale qui était prévue se trouve annulée.

C’est comme si j’étais tiraillé entre un désir naturel d’être laissé tranquille – cette envie est centrale chez moi, je suis en permanence tiré en arrière par une puissante force m’incitant à juste m’allonger et réfléchir pendant des heures ou simplement dormir, pour me diriger vers une inaction presque totale et me reposer ; je crois par ailleurs que je n’aurais pas de problème en soi avec le fait de passer toute une journée allongé sur mon lit à ne rien faire d’autre que réfléchir, et seul un sentiment de culpabilité vis-à-vis de la possible richesse de vie que je manquerais ou des obligations me pousserait à bouger – et un désir tout aussi naturel de tisser des liens très forts avec d’autres êtres humains, pour compter à leurs yeux et être compris d’eux, tout en vivant des véritables moments de complicité, dont je profite sincèrement. J’adore essayer de les percer à jour pour devenir la personne qui les comprend le plus et ainsi avoir une place spéciale à leurs yeux, et je crois pouvoir faire preuve de beaucoup d’empathie – à ce sujet, cela me pousse parfois à essayer de me couper des émotions de ma mère pour me protéger du fait de son handicap. D’où une certaine ambivalence vis-à-vis des activités sociales : je les recherche alors-même que je désire rester tranquille, suis soulagé lorsqu’elles sont annulées, mais en profite lorsqu’elles ont lieu et les sais nécessaires pour me permettre d’être aimé. Il m’arrive aussi de vouloir véritablement une activité sociale et de l’attendre avec impatience, lorsque j’attends d’elle l’opportunité d’avoir des moments de complicité intense et d’apprendre à mieux connaître des personnes que j’apprécie déjà. Cette dualité me laisse assez perplexe. J’estime cependant être introverti, parce que mon énergie est drainée lors des contacts sociaux, – encore que, du fait des confinements successifs et de mon isolement prolongé, je n’ai plus l’impression de ressentir cette diminution d’énergie au contact des autres, mais il s’agit peut-être d’un dérèglement temporaire – et que j’aime beaucoup passer du temps seul, allant jusqu’à passer plusieurs heures sans bouger en réfléchissant intensément et en passant d’une idée à l’autre, ce qui me divertit beaucoup. Je préfère également avoir peu d’amitiés mais de qualité à en avoir beaucoup mais superficielles, ce qui je crois est aussi un trait lié à l’introversion. Parmi mes amis, je suis l’un de ceux parlant le moins, principalement parce que je manque de confiance en moi et que mes anxiétés sociales nuisent à mes capacités cognitives sur le court terme, mais c’est un problème que je ressens beaucoup moins qu’avant, peut-être parce que j’ai davantage confiance en mes connaissances et en ce que j’ai à apporter à une conversation. Etrangement, en dépit de ce que je pense être mon introversion, je suis capable de certaines fulgurances : j’ai déjà fait semblant d’être aveugle pour pouvoir prendre les transports en commun avec mon chien sans payer de frais supplémentaires, et lorsque je rencontre une fille qui me plaît, je me fais violence et me contrains de faire un pas vers elle, pour ne rien regretter. J’ai tendance à rationaliser un maximum pour évaluer les risques afin de me mettre dans le bon état d’esprit émotionnel et ainsi d’avoir le courage d’agir : je crois que cette ambivalence entre la raison et l’émotion, et le fait qu’elles se parlent chez moi en permanence, est un de mes traits caractéristiques. J’ai l’impression que mes raisonnements m’aident à orienter mes émotions ou les justifier.

Pour autant, je demeure généralement plus un suiveur qu’un leader, et j’ai tendance à ne pas envoyer le premier message – surtout parce que je me sens coupable à l’idée de « perdre mon temps » dans une interaction sociale plutôt que de travailler ou poursuivre mon développement personnel – tout obsédé que je suis à l’idée de rendre ma vie plus riche, et me comparant constamment de façon négative par rapport aux autres, que je vois toujours comme étant meilleurs que moi sur un aspect ou un autre, allant de la décoration intérieure que j’associe à la richesse d’une personnalité, aux activités liées à des passions ou à des associations, à une façon de s’habiller, des connaissances, un emploi du temps chargé, etc… C’est en partie cette raison qui m’a motivé ces derniers mois à me lancer dans de nouvelles activités comme la musculation ou la méditation : je trouvais ma vie trop vide et souhaitais la remplir par des éléments structurants me permettant de me sentir moins inférieur par rapport à d’autres personnes que j’aurais jugées plus actives que moi. Cette difficulté de remplir ma vie vient de mon principal – je crois – défaut : mon manque de concentration. Je n’ai jamais appris le goût de l’effort du fait de mes facilités initiales à l’école, et je crois que ça m’a beaucoup porté préjudice.

Le moindre travail, ne serait-ce que me lever d’un fauteuil, aller aux toilettes, ou aller chercher une bouteille d’eau, m’angoisse de façon presque existentielle – moins qu’avant, certes – et me pousse à repousser la tâche dans un recoin de mon esprit de façon presque névrosée, et c’est comme si je me retrouvais physiquement contraint par une force invisible à rester en place, et surtout, ne pas bouger, ne rien faire. Face à un véritable travail comme des devoirs ou mon mémoire, c’est pire : je me représente dans mon esprit l’intégralité du travail qu’il me reste à accomplir, je me sens submergé, et bats immédiatement en retraite sur internet, principalement Twitter, où je fais des allers-retours frénétiques entre des articles que je ne lis jamais complètement, dans une sorte de fuite en avant permettant de retarder au maximum le moment fatidique où je devrai me concentrer pour travailler. Lorsque je le fais finalement, il m’est monumentalement difficile de rester concentré, et il m’arrive très souvent d’écrire une ligne ou deux puis de retourner sur internet pour me reposer suite à cet effort conséquent. L’idée même de changer mes méthodes de travail me fatigue, comme celle d’assimiler de nouveaux concepts, d’autant plus lorsqu’ils sont éloignés de mon domaine de prédilection. Par exemple, je n’ai jamais compris les principes de base de la métaphysique pendant que j’étais en classe préparatoire littéraire, et je ne change jamais les quelques exercices de musculation que j’ai choisis il y a des mois ; je me fatigue à la simple pensée de devoir le faire, et je retranche le problème pour plus tard. Cette fatigue considérable est parfois en contradiction de ce que j’ai sincèrement envie de faire : j’adore lire, j’adore l’histoire, j’adore certains sujets comme la politique, et pourtant je me sens découragé à l’idée de trop longtemps me concentrer sur l’un d’eux. Cela crée un paradoxe intéressant vis-à-vis de ma relation à l’organisation, que j’ai remarqué en faisant le test MBTI : j’ai réalisé que mon environnement était extrêmement désorganisé – mes vêtements sales s’accumulant dans ma chambre sans que je n’ai le courage de les mettre à la machine, mon bureau étant recouvert de livres et de bouteilles d’eau vides – alors même que je déteste le désordre et que je profite vraiment d’un environnement bien rangé. Pour autant, je suis capable dans le même temps d’une organisation extrême quand je décide de m’y mettre sérieusement en reprenant tout depuis le début puis en continuant par de petits efforts continus : ainsi, les documents de mon ordinateur portable sont tous très ordonnés dans une série de dossiers triés avec soin, tranchant singulièrement avec d’autres de mes environnements de vie. La grande table de mon salon est quant à elle nue, après avoir été jonchée de documents en tous genres pendant des années, et je veille à présent scrupuleusement à ce qu’elle reste totalement vierge, alors même que mon bureau est totalement désordonné. Je crois que j’ai donc une tendance naturelle à aimer l’ordre, parasitée par un manque de concentration et une fatigue très importante qui me découragent presque systématiquement de mettre en œuvre mes propres principes. Ces derniers temps, j’essaie d’être plus organisé et de répondre plus rapidement aux messages que l’on m’envoie, parce que j’ai compris qu’il s’agissait de ce qui me correspondait mieux ; pour autant, tout n’est pas encore parfait, et mon bureau n’est toujours pas rangé, malgré quelques améliorations.

Mes principes sont donc très importants chez moi : je suis un homme de convictions, au point d’agacer singulièrement mon entourage, principalement ma mère qui est la seule personne à qui je parle quotidiennement dans ce contexte pandémique. J’ai une cause en laquelle je crois et qui est l’universalisme républicain, ce qui peut tourner à l’obsession. Je lis livres et articles sur le sujet afin de connaître ce que j’estime être « les ennemis de la République » pour mieux les combattre et les anéantir totalement. Je me représente ainsi le monde comme une espèce de champ de bataille où s’affrontent des camps opposés – je ne les traduis pas en des termes aussi simples que le bien et le mal et je reconnais les nuances propres à chaque individu et à chaque communauté ou institution, mais je me représente clairement comme membre d’un groupe et en même temps comme individu, et suis déterminé à vaincre les groupes et individus opposés, sans tenir compte du bien et du mal – dans une lutte à mort pour faire triompher une vision de la société. Je ressens une urgence et une précarité permanentes, avec la sensation d’être pris dans un conflit menaçant l’existence-même de la société en laquelle je crois comme celle des droits humains naturels. Je vis dans la peur permanente d’une forme d’effondrement imminent, et me vois comme une sorte de Cassandre devant à tout prix prêcher autour de moi pour provoquer une sorte de réveil collectif et inciter tous ceux qui m’entourent à rejoindre le combat pour sauver la société française, la civilisation occidentale et les droits humains de l’alliance que je juge terrifiante entre les extrémistes religieux ayant adopté un discours trompeur et modéré, et les naïfs qui s’en font les complices en étant persuadés servir le camp du bien. Paradoxalement, je reconnais l’existence des nuances tout en étant saisi par cette urgence qui me conduit à nier totalement le pluralisme et à ne pas voir mes opposants idéologiques comme des adversaires respectables, mais comme des ennemis de l’humanité, – ou en tout cas, de l’humanité telle que je voudrais qu’elle soit – qu’il faut écarter à tout prix de l’espace public pour sauver la France. Pour autant, mon moteur n’est pas uniquement ce désir de défendre la société : je suis particulièrement centré sur moi-même, semble-t-il encore paradoxalement. Je suis obsédé par l’idée de comprendre qui je suis, et j’ai écrit des centaines de pages sur moi-même, sur mes souvenirs, sur le mécanisme de mes émotions, dans l’espoir de comprendre une bonne fois pour toutes qui je suis, et ainsi de commencer à réparer ce qui ne va pas chez moi et qui explique pourquoi je n’ai au fond jamais réussi à nouer de relations profondes avec qui que ce soit ou presque, et pourquoi j’ai tant de mal à me concentrer ou à remplir ma vie d’activités et de compétences me permettant d’avoir davantage de « substance ». Je vis ainsi pour deux choses : sauver l’universalisme républicain et me développer suffisamment pour obtenir une vie meilleure, que j’ai idéalisée dans des scénarios imaginés des centaines de fois, avec une femme qui me comprendrait, des enfants à qui j’enseignerais mes idéaux, un réseau de personnes dont je serais aimé, et un respect obtenu par mes compétences, ainsi qu’une situation professionnelle me permettant une stabilité professionnelle et une sécurité à laquelle j’aspire énormément, qu’elle soit matérielle ou psychologique.

La relation amoureuse fait donc partie de ce à quoi j’aspire le plus. Je me suis représenté des milliers de fois tout ce qu’elle pourrait m’apporter : compréhension, soutien indéfectible – avoir une personne dont je serais la première priorité et qui me choisirait plutôt que tout le reste étant l’un de mes principaux désirs –, proximité physique, – je suis très tactile, et je transmets et reçois des émotions par le contact – statut social… Toute mon adolescence, j’ai idéalisé la relation amoureuse comme étant ce qui m’apporterait toutes les réponses et soignerait toutes mes blessures, bref, comme étant la clé qui me rendrait heureux à elle seule. Du fait de mon complexe d’infériorité, j’ai longtemps pensé que jamais je ne trouverai une femme à qui je plairais ; mais j’ai eu tort. L’année dernière, j’ai été en couple pendant environ sept mois. C’est là que s’est révélée une partie notable de ma personnalité – j’en profite pour dire qu’une bonne partie de ma personnalité me semble en sommeil à cause du confinement, étant donné que je n’exprime cette personnalité qu’à travers mes interactions sociales, ce qui fait que j’oublie parfois des pans entiers de ma personnalité et que je ne sais plus qui je suis à cause de cet isolement, comme si je cessais d’être moi-même lorsque je ne suis pas confronté aux autres. Après une phase « lune de miel », je suis devenu assez obsessionnel au cours du premier confinement – car nous avions, erreur fatale, emménagé ensemble – et voulais tout faire avec ma petite amie. Il m’était insupportable de ne pas la toucher, de ne pas ressentir son amour ; et dès que j’ai commencé à sentir qu’elle m’aimait moins, qu’elle ne voulait plus avoir de contact physique avec moi, j’ai commencé à devenir fou. Je ne pensais plus qu’aux moyens de faire en sorte qu’elle recommence à m’aimer et à montrer concrètement son amour, et j’ai commencé à la haïr, à la considérer comme une sorte de propriété qui m’appartenait et dont il m’était insupportable de voir qu’elle refusait de jouer le rôle idéal que j’avais imaginé. Cela s’est terminé par une rupture, à la suite de laquelle je me suis senti beaucoup mieux et très soulagé. J’avais en effet été totalement épuisé et déprimé par notre couple, – je pleurais plusieurs fois par semaine, et me sentais presque devenu un zombie, disant des choses en lesquelles je ne croyais pas parce que mon cerveau ne fonctionnait plus correctement et que je tenais absolument à dire quelque chose pour entretenir notre relation – d’autant plus que mon énergie sociale était complètement dépensée et que je n’arrivais plus du tout à faire preuve de la moindre spontanéité. Cette spontanéité, ou plutôt ce manque de spontanéité, est un autre de mes défauts. Je pense qu’il est dans une certaine mesure du à mes anxiétés sociales, – puisqu’il m’arrive de partir dans de longues tirades lorsque je me sens en confiance, sans avoir rien préparé à l’avance, un peu comme ce que je suis en train d’écrire maintenant à l’abri derrière mon écran – mais je me suis toujours senti plus à l’aise à l’idée de me préparer à l’avance pour mes interactions sociales et mes actes en général, comme un trajet – j’ai un très mauvais sens de l’orientation – ou même des courses : je suis au bord de la crise de panique lorsque je suis dans un magasin de vêtements et que je n’ai pas prévu exactement quoi acheter, tant les possibilités me semblent infinies. De même pour ce qui est des produits alimentaires. Face à cette frustration, je peux perdre vite patience et me mettre dans un état de rage très intense qui me donne envie de hurler et de me défouler sur tout ce qui m’entoure, – je tiens à dire que je n’ai jamais fait preuve de violence, sauf pour me défendre, et qu’en dernier recours je suis toujours aux commandes de mon corps et de mes paroles – dans des proportions parfois aberrantes. J’en veux parfois déraisonnablement à des objets inanimés, et je m’adresse à eux comme s’ils étaient des ennemis personnels que je devrais anéantir pour survivre, parce qu’ils me voudraient du mal et qu’ils voudraient me réduire à néant. Je me sens ainsi facilement persécuté, et me demande souvent pourquoi les autres me veulent du mal. En réponse, je peux avoir envie de les anéantir, de leur faire le plus de mal possible, et je le fais lorsque je me sens légitimé par une agression de leur part, avec une certaine jubilation : une personne qui s’en prend à moi verbalement par exemple verra de ma part une réponse disproportionnée, étant donné que j’utilise alors mon empathie pour comprendre cette personne et lui dire ce qui lui fera le plus de mal possible, généralement avec grand succès. Lorsque j’y repense après-coup, je ressens toujours une grande satisfaction à l’idée d’avoir « détruit » cette personne qui m’a fait du mal.

On en vient ainsi au dernier aspect dont je voulais parler – pour commencer ; si vous avez des questions ou des idées, je reviendrai pour essayer de préciser davantage les choses et peut-être de mieux me situer au niveau de ma personnalité – : mon type d’intelligence. Je « sens » les choses, plus que je ne peux les expliquer avec des mots. Je pense que c’est pour ça que je passe des choses à écrire : ce que j’essaie de faire, c’est détailler très précisément ce qui peut en fait se résumer à une simple sensation, mais que j’ai un mal fou à traduire par des mots. Lorsque j’étudie l’histoire et que je vois une idée avec laquelle je ne suis pas d’accord, je vais très souvent « ressentir » que c’est faux, sans pour autant réussir à dire pourquoi. Cela peut être très frustrant : je suis en permanence confronté à des personnes qui s’expriment sur un sujet et qui me donnent l’impression de se planter complètement, sans que je ne puisse répondre quoi que ce soit, tout en étant persuadé d’avoir raison, du fait de cette sensation. De la même façon, je « sens » les gens, alors même que j’aurais généralement du mal à les décrire. Je peux me douter de la façon dont ils se comporteront, et savoir les mécanismes qui les motivent, sans parvenir à l’expliquer, même si je ne les connais que peu ou même pas du tout. Par exemple, j’ai « senti » Macron, sa façon de penser, ses idéaux, et me suis douté de la façon dont il allait gouverner, en l’écoutant parler et en l’observant. Je n’étais pour autant pas capable de l’expliquer, même si je pensais instinctivement qu’il n’allait pas laisser autant de place à la société civile qu’on avait pu le penser, ou qu’il finirait tôt ou tard par s’attaquer à l’extrémisme religieux, à un moment où personne n’y croyait. Je ne dis pas ça pour me vanter, mais plutôt pour transmettre la façon dont je pense et dont mon intelligence fonctionne, – je mentionne soit dit en passant que ma mémoire est avant tout auditive – étant donné que je crois qu’il s’agit d’un élément important pour déterminer la personnalité de quelqu’un. Mes exemples un peu grandiloquents sont issus de ma propre tendance à la grandiloquence et mon attrait pour la politique, et je vous prie de m’excuser pour cela.

Bref. Comme vous l’avez peut-être compris, je suis un peu perdu, et même si je sais faire preuve de lucidité sur moi-même et certains traits précis de ma personnalité, – c’est probablement ma principale qualité – j’ai beaucoup de mal à prendre du recul pour voir le tableau d’ensemble. Par rapport au MBTI, je suis quasiment sûr d’être introverti étant donné mon attrait pour les activités accomplies seul, même si j’aime attirer l’attention sur moi, être vu, exister aux yeux des autres, et que je peux parfois prendre des initiatives un peu loufoques. Je suis aussi presque sûr d’être dans l’intuition N plutôt que la sensation S, du fait de mon incapacité à observer les détails – sauf pour moi-même : nouveau paradoxe – et de ma préférence pour les grandes idées abstraites plutôt que le concret. J’ai ainsi beaucoup de mal à donner des exemples et peux avoir un discours assez confus. Pour autant, j’aime beaucoup la routine et je suis très perturbé lorsque je change d’environnement. Après avoir longtemps cru être dans la pensée T et non le sentiment F, j’ai fini par comprendre que j’étais avant tout attaché à mes idéaux subjectifs et qu’aucun argument ne pourrait m’en détacher. Ceci étant dit, je m’agace beaucoup de l’irrationnalité des gens et suis persuadé d’avoir raison dans mes convictions, ce pourquoi j’ai beaucoup de mal à croire que toutes les émotions et surtout les actes motivés par ces émotions soient légitimes : je hais par exemple la dictature de l’émotion qui m’a l’air d’être mise en place aujourd’hui, et crois que les gens sont offensés beaucoup trop facilement. Mais honnêtement, j’hésite encore entre les deux, et les tests MBTI que je fais me mettent seulement de justesse dans le sentiment. Enfin, et c’est ma principale hésitation, je ne sais pas si je suis dans le jugement J ou la perception P. Je suis désorganisé, mais aime l’ordre, et tiens beaucoup à ma routine. Apparemment, une bonne manière de différencier les INFP et INFJ est de voir ce qu’ils préfèrent écrire. Personnellement, je préfère la non-fiction et la fiction qui permet de transmettre des messages, ce qui semble faire de moi un INFJ ; mais mes valeurs sont très importantes pour moi et je ne peux pas faire semblant vis-à-vis d’elles, quitte à ce que je provoque fréquemment des conflits pour les défendre, ce qui voudrait plutôt dire que je suis un INFP, d’autant plus que j’aime me voir comme quelqu’un d’émotionnellement complexe. Pourtant, la plupart des tests que je réalise actuellement me donne pour résultats que je suis un INFJ.

Je vous remercie d’avoir tout lu. Si vous avez une opinion sur ce que j’ai dit, je serais ravi de l’entendre. C’est très important pour moi de fixer mon identité, et j’aimerais beaucoup avoir votre aide.
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EarlGrey
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EarlGrey

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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeSam 17 Avr 2021, 23:00

Bonjour Marignan !

Beau partage ! Merci pour ça, d'autant plus que ce n'est pas un exercice facile. 😊

Étant moi-même arrivé sur le forum depuis peu, je ne suis pas forcément la personne la plus pertinente pour éclairer ta lanterne, néanmoins je me lance !
J'aurais tendance à dire que ce que tu décris semble assez INFJ et à un ennéagramme de type 5. Réflexion intense
Tu as regardé les ennéagrammes ?
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oscar latin
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oscar latin

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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeDim 18 Avr 2021, 09:08

Hello,

Y'a du IN, c'est un gros pavé de Fi, et des tendances NT aussi.

Bienvenue ici, keep cool, ça va bien se passer!
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Meleabrys
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Meleabrys

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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeDim 18 Avr 2021, 12:12

J'aurais tendance à dire intp, éventuellement intj mais j'y crois moins.
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Marignan
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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeDim 18 Avr 2021, 12:48

@EarlGrey a écrit:
Bonjour Marignan !

Beau partage ! Merci pour ça, d'autant plus que ce n'est pas un exercice facile. 😊

Étant moi-même arrivé sur le forum depuis peu, je ne suis pas forcément la personne la plus pertinente pour éclairer ta lanterne, néanmoins je me lance !
J'aurais tendance à dire que ce que tu décris semble assez INFJ et à un ennéagramme de type 5. Réflexion intense
Tu as regardé les ennéagrammes ?

Merci pour ta réponse EarlGrey ! En fait ce n'a pas été si difficile étant donné que j'ai l'habitude de m'analyser émotionnellement sur des pages et des pages et que ce que j'ai fait n'étais pas vraiment différent par rapport à ça. Au début, j'ai même commencé à écrire pour moi-même, sans penser que ce texte serait envoyé sur le forum, c'est une décision que j'ai prise en cours de route - même si j'avais prévu de le faire, c'est juste que je ne savais pas vraiment par ou commencer. Ce qui est difficile est surtout d'écrire en faisant en sorte de transmettre l'essence de ce que je ressens pour que d'autres personnes puissent le saisir, alors que quand j'écris pour moi-même, même si j'essaie d'être précis je ne ressens pas cette urgence d'être compris, puisque je sais qu'il y a certaines choses que je comprendrai tout de suite en relisant. Mais au fond, j'aime beaucoup parler de moi, parce que je me dis que si j'arrive à bien expliquer qui je suis, au fond à justifier mes lacunes, alors les gens n'auront pas d'autre choix que m'aimer.

Je pense que ce n'est pas grave si tu n'es pas vraiment spécialiste des fonctions cognitives et des types, en règle générale j'aime utiliser des clefs de lecture et des prismes pour comprendre le monde (par exemple, - et encore désolé de revenir à ça mais ça fait partie de mes obsessions et c'est le premier exemple qui me vient à l'esprit - j'observe le fait religieux à travers l'angle d'un mouvement de conquête et de prise sur la société), mais je veux aussi m'en détacher pour ne pas rester bloqué sur un cadre d'analyse et faire en sorte que tout rentre dedans quitte à tronquer la réalité, c'est pour ça que je suis tout à fait ouvert à parler de ma personnalité sans forcément rentrer dans les types si ça peut être utile à l'analyse, je crois qu'il faut multiplier les prismes dans tous les domaines.

Je n'avais pas regardé ce qu'étaient les ennéagrammes, mais j'ai depuis fait quelques tests, et il me semble au premier abord que je suis plutôt un type 6w5, donc ce n'est pas très loin : en gros, je suis très marqué par la peur et je cherche à être en sécurité, et la loyauté est particulièrement importante pour moi, ce qui me pousse à beaucoup me méfier des autres. J'ai notamment peur de perdre ma stabilité et de ne plus du tout savoir qui je suis, de ne plus percevoir de cohérence interne, et je bute en permanence sur les incohérences que je perçois en moi-même et dans le monde, quitte à passer des heures à essayer de résoudre des paradoxes qui ne semblent intéresser personne - par exemple, l'un des problèmes qui me frustre le plus et l'impression que notre société est simultanément gangrénée par l'individualisme et le communautarisme, ce qui est un sujet dont personne ne parle alors que cela me semble paradoxal, j'ai passé beaucoup de temps à réfléchir à ce sujet. Enfin, j'ai besoin d'une proximité émotionnelle et je peux devenir assez possessif avec les gens qui comptent pour moi, je peux devenir paranoïaque à l'idée de les voir s'éloigner, ce qui est arrivé avec mon ex.

Je pense aussi être INFJ mais certains éléments me font beaucoup douter. Quand je regarde des vidéos où on voit des gens reproduire les comportements des différents types selon les situations, je me sens très proche des INFP, notamment sur le fait d'appréhender une visite chez le psychologue : l'INFJ est représenté -caricaturalement, à mon avis - comme ne voulant pas submerger le psy avec ses propres émotions et s'inquiétant des émotions de son interlocuteur, tandis que l'INFP est très excité à l'idée de parler de lui et de tout détailler de sa personnalité, ce qui me correspond davantage. En règle générale, j'ai l'impression que je suis partagé entre une forte empathie et un désintérêt total pour les sentiments des autres. Un bon exemple concerne ma mère. Elle me demande souvent de l'aider en raison de son handicap, et lorsque je me laisse aller, je peux facilement imaginer ce qu'elle ressent dans son impuissance et cela me rend très triste, mais j'essaie alors de repousser ce sentiment et de me protéger, quitte à ne pas l'aider, aussi parce que j'ai le sentiment qu'elle est en train de m'ôter ma liberté et de me nier en tant que personne en m'utilisant comme un outil, et alors je peux être très sec et ne pas tenir compte de ses émotions pour rester concentré sur ce que je suis en train de faire - la moindre interruption me perturbe énormément. En d'autres termes, je peux ressentir les émotions des autres, mais en même temps être totalement individualiste et les repousser pour me protéger et vivre ma vie.

Je passerai bientôt sur ton sujet pour te donner mon avis Wink


@oscar latin a écrit:
Hello,

Y'a du IN, c'est un gros pavé de Fi, et des tendances NT aussi.

Bienvenue ici, keep cool, ça va bien se passer!

Merci pour tes encouragements Smile
C'est vrai que je passe beaucoup de temps à écrire sur moi-même et à tout analyser sous tous les angles possibles, ce qui ressemble un peu aux NT. Dans mes analyses je peux être très rationnel, détaché plus ou moins de ma subjectivité, ou l'utilisant comme symptôme mais en prenant du recul par rapport à elle. Sauf que je suis aussi particulièrement gouverné par mes émotions, notamment la colère : lorsque je sens que quelqu'un empiète sur mon espace vital - en s'en prenant personnellement à ma liberté par exemple - ou sur mes idéaux, - si quelqu'un défend le relativisme culturel - je vais perdre mon sang-froid et je risque fort de devenir insultant si je ne fais pas attention. Je prends tout à coeur, comme si tout était intimement personnel, et que quelqu'un s'opposant à moi ou à mes idées désirait m'anéantir, me détruire totalement. La façon dont je prends mes décisions est aussi fondée en partie sur ce que je ressens davantage que sur la logique, mais d'une façon ambivalente : j'ai eu par exemple le choix entre deux universités il y a deux ans, l'une où je retrouverai des amis, et l'autre plus prestigieuse. J'ai beaucoup hésité, mais ce qui a été déterminant a finalement été mon instinct, et ce dont j'avais envie au fond de moi, et j'ai choisi d'aller dans l'université où je pourrais trouver mes amis. Mais il y avait aussi une justification rationnelle derrière ce choix : en règle général, je me dis que prendre en compte le facteur psychologique et émotionnel me permet de me placer dans de bonnes conditions pour être productif et heureux, étant donné que j'ai conscience de mes propres limites au niveau de ma volonté et qu'il faut me traiter comme un organisme déterminé et devant être placé dans de bonnes conditions pour croître. Et c'est un bon exemple de la façon dont je prends mes décisions : par un mélange de raison et d'émotion, en rationalisant mes sentiments en quelques sortes. Pour autant, je le répète, mes émotions peuvent très facilement me submerger, et elles sont le principal moteur de ma volonté.

Pour ce qui est du Fi, de ce que j'ai compris du sentiment introverti, ça veut dire que je prends mes décisions en fonction de mon système de valeurs, en me fondant sur mes émotions davantage que des faits objectifs. Et apparemment, ça veut aussi dire que je suis capable de beaucoup d'empathie, et que je suis facilement offensé. Je trouve que c'est très vrai, mais j'ai un peu de mal à concilier ça avec le fait que je sois apparemment INFJ, puisque ça semble plus se rapprocher des INFP.

Je viendrai sur ton sujet aussi dès que j'aurai un moment ^^

@Meleabrys a écrit:
J'aurais tendance à dire intp, éventuellement intj mais j'y crois moins.

Intéressant, d'un côté c'est vrai que j'ai tendance à tout analyser, y compris les schémas et les contradictions, et j'ai du mal à m'exprimer de manière simple, à transmettre ce que je veux dire. Pour autant, j'ai l'impression que ces types ne laissent pas assez de place à l'émotion pour me correspondre vraiment.
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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeDim 18 Avr 2021, 18:34

Citation :
Je trouve que c'est très vrai, mais j'ai un peu de mal à concilier ça avec le fait que je sois apparemment INFJ, puisque ça semble plus se rapprocher des INFP.
Parce que tu prends l'exemple d'un Fi-Dom(INFP), alors que tes émotions sont certes fortes mais peut être peu "matures" dans leur expression.

L'émotion est le fuel de toute la psychée, tout les types sont touchés, animés par ça, c'est la conscientisation et l'expression de cette énergie qui est différente.

Sois le bienvenue sur mon sujet, et je serais ravi de voir ce que ça t'inspire, mais prend le temps pour toi, tu ne me dois rien.
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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeDim 18 Avr 2021, 21:07

INFP 4w5 pour moi. Bonne soirée !
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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeLun 19 Avr 2021, 00:40

@oscar latin a écrit:
Citation :
Je trouve que c'est très vrai, mais j'ai un peu de mal à concilier ça avec le fait que je sois apparemment INFJ, puisque ça semble plus se rapprocher des INFP.
Parce que tu prends l'exemple d'un Fi-Dom(INFP), alors que tes émotions sont certes fortes mais peut être peu "matures" dans leur expression.

L'émotion est le fuel de toute la psychée, tout les types sont touchés, animés par ça, c'est la conscientisation et l'expression de cette énergie qui est différente.

Sois le bienvenue sur mon sujet, et je serais ravi de voir ce que ça t'inspire, mais prend le temps pour toi, tu ne me dois rien.

Hmm... Apparemment, c'est vrai que les INFJ peuvent aussi avoir un Fi important, ne serait-ce que pour leur capacité à "lire" les gens et leur tendance à vouloir comprendre leurs émotions. Je vais essayer d'aller un peu plus loin pour déterminer si ça peut me correspondre. Tu dis que l'expression de mes émotions est mature, mais en même temps je peux très facilement être submergé par elles, à partir de souvent pas grand chose. Rien qu'il y a quelques dizaines de minutes, face à la perspective d'un travail assez long et difficile, j'ai ressenti une bouffée de stress et j'ai du aller m'allonger pendant quelques dizaines de minutes pour fuir le plus longtemps possible le moment où je devrais m'y mettre. Un peu plus tôt dans la soirée, lorsqu'il m'a fallu partager la tartiflette pour le dîner, j'ai aussi commencé à m'angoisser, pour plusieurs raisons : il fallait d'abord partager également deux morceaux pour ma mère et moi, en tenant à la fois compte du fait qu'elle mange moins que moi, que j'ai généralement envie d'en avoir une part suffisante tout en étant tiraillé par un désir de justice vis-à-vis de ma mère que je ne veux pas non plus affamer, et en paniquant à l'idée de ne pas en laisser suffisamment pour le lendemain et de me retrouver avec trop peu à manger pour le déjeuner, ce qui me fait penser que j'ai quand même beaucoup d'insécurité et que je ressens très facilement des émotions négatives pour pas grand chose (même si j'ai quand même réussi à partager le repas sans y passer dix minutes). Visiblement, rien de surprenant si on pense au Fi, enfin je crois. Je ne sais pas ce que ça peut révéler d'autre à mon sujet.

@Voyh a écrit:
INFP 4w5 pour moi. Bonne soirée !

Déjà, merci pour ton avis Voyh Wink
C'est une idée intéressante. Et ça m'angoisse un peu, haha, parce que je n'aime pas trop être ébranlé dans mes certitudes, et que je commençais à me sentir à l'aise dans ma petite case d'INFJ. Comme j'hésite surtout avec l'INFP, le fait que tu proposes ça touche sa cible et le rend crédible d'autant plus. En fait, je crois que c'est l'idée d'être illisible, de ne pas avoir d'identité vraiment tangible, qui m'effraie, parce que je me dis que si je suis incapable de me déterminer une fois pour toutes je ne réussirai jamais à m'améliorer et éviter de répéter les mêmes erreurs à l'infini, parce que je ne me connaitrais pas suffisamment pour savoir quoi faire pour avancer. Bref. Tous les tests que je réalise me donne J plutôt que P, et pourtant, pourtant, - et c'est très agaçant - je me reconnais énormément en P, pour plusieurs raisons. D'abord, je garde énormément de choses, pour ne pas dire tout. Plutôt que de jeter, je stocke, et je me dis que ça pourrait servir, mais surtout, je veux garder ces objets comme souvenirs : je suis obsédé par le passé et les moyens de le faire revivre, et être au contact d'objets venus de mon passé me fait presque revivre mes souvenirs, ce qui me rassure, en me mettant en contact avec une part palpable de mon identité. J'ai aussi un mal fou, vraiment, à me concentrer, et à finir ce que j'ai commencé ; ce n'est pas tant mon cerveau qui veut faire autre chose qu'une fatigue qui commence à s'en emparer, et un découragement, alors même que cela continue de m'intéresser. Surtout, j'aime beaucoup parler de moi, et j'ai vraiment l'impression que c'est une grosse caractéristique des INFP. Enfin, il existe une grosse ambivalence de mon côté au sujet de l'organisation et de la spontanéité. Je ne préfère pas l'organisation, et si je pouvais choisir entre les deux, je voudrais avoir la capacité d'être spontané, parce que je pense que c'est le mieux pour s'adapter, survivre et se débrouiller dans la plupart des situations, plutôt que d'être bloqué à la première difficulté. Mais je n'y arrive pas, probablement en grande partie du fait de mes anxiétés, qui me stressent lorsque je dois réagir vite et qui m'empêchent de réfléchir ou d'avoir l'idée de faire quelque chose, ce qui peut très facilement me paralyser. Pour autant, je peux parler très longtemps si je suis en confiance, et avoir spontanément de bonnes idées. Je me demande dans quelle mesure je peux donc être considéré comme non-spontané, puisqu'il apparaît que cela est dû en partie à des anxiétés qui me parasitent et peut-être moins à ma nature profonde. En fait, je crois que j'essaie de m'organiser pour pallier à cette déficience, et pas vraiment comme quelque chose d'instinctif. J'ai un peu le sentiment de me faire violence lorsque j'essaie de m'organiser, et en même temps, je me sens rassuré lorsque je le fais, et ça a commencé à devenir instinctif chez moi. Je ne sais pas trop comment démêler tout ça, d'autant plus que les tests me renvoient toujours au J et que je m'en sens aussi très proche...
Pour l'ennéagramme, le 4 est l'un des types dont j'étais le plus proche après le 6, et je m'étais dit que j'étais probablement 6w5, parce que j'ai un sens aigu de la mission que je me suis attribué, c'est-à-dire sauver mon pays. Il y a des moments où je me sens coupable de laisser mon potentiel être gâché, comme mon temps, du fait de mon manque de concentration et de volonté, alors que je pourrais être en train de développer mes connaissances pour me préparer à être le sauveur de la nation. Enfin bref, tu vois un peu le délire. Je suis aussi d'une loyauté extrême envers ceux que j'ai choisis, et je pense particulièrement à mon ex, à qui je pense que j'aurais donné ma vie et qui était le centre de mon monde : j'en avais fait ma première priorité, je voulais la défendre à tout prix et faire passer tout le reste derrière, j'aurais fait tout ce qu'elle attendait de moi. Lorsque j'ai compris que ce n'était pas réciproque, je me suis complètement effondré, et j'ai commencé à éprouver de la haine pour elle. En même temps, par rapport au 4, c'est vrai que je me sens différent des autres, ce qui est pour moi simultanément une fierté et un fardeau. D'un côté, je suis content de pouvoir me mettre en valeur parce que ça compense un peu mon complexe d'infériorité et que ça me permet de me consoler un peu, mais de l'autre c'est une épine dans le pied, et si je pouvais choisir je suis sûr que j'aimerais être comme tout le monde, rentrer dans le moule, être médiocre. Je vis surtout ma différence comme une souffrance, à vrai dire. Par rapport à la sensibilité, j'ai pleuré pendant plusieurs dizaines de minutes en voyant un oiseau à l'agonie il y a quelques mois, parce que j'ai imaginé ce que ça devait être de ressentir de la souffrance et de s'apprêter à mourir sans comprendre ce qui nous arrive, de façon si injuste, sans aucun sens, et ça m'a brisé le coeur.

Merci pour vos réponses qui nourrissent ma réflexion Wink
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Marignan
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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitimeLun 19 Avr 2021, 07:32

Edit : oups, on ne peut pas supprimer apparemment 😂
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Message(#) Sujet: Re: INFJ, INFP, ou autre ? INFJ, INFP, ou autre ? Icon_minitime

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