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 L'INFP et l'hyperémotivité

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Luna
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Luna

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Message(#) Sujet: L'INFP et l'hyperémotivité L'INFP et l'hyperémotivité  Icon_minitimeDim 10 Mai 2020, 17:19

Bonjour, êtes-vous vous même hyperémotive ?
J'ai remarqué que c'est souvent lié à l'INFP, bien qu'un ESTJ par exemple peut l'être également, comme c'est le cas de ma mère mais ça ne s'exprimera pas de la même manière. (ce sera un état plutôt colérique et très sensible à son environnement, aux bruits, à la lumière, et souvent stressé ect)

Comment gérez-vous votre hyperémotivité ? Est-elle un handicape dans votre vie ou plutôt un atout ?

Personnellement, je déteste pleurer en public, mais comme je suis facilement déstabilisé et blessé, il m'arrive souvent de préférer ne pas répondre lorsque je suis blessée, car je sens les larmes montées et que je ne pourrais pas les retenir si je l'ouvre. Donc je préfère m'isoler. (même avec ma famille)

Sinon je réagis à tout de manière disproportionnée, ce qui peut me faire avoir des comportements inadaptés en société.
Et lorsque je suis déprimée, mon hyperémotivité s'accentue.

Sinon j'ai posté dans la section INFP, mais d'autres profils peuvent répondre si ça leur parle.

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Meleabrys
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Message(#) Sujet: Re: L'INFP et l'hyperémotivité L'INFP et l'hyperémotivité  Icon_minitimeLun 11 Mai 2020, 09:40

Je ne sais pas s'il s'agit d'hyperémotivité, mais en tout cas, j'ai une tendance assez folle à "partir au quart de tour" sans préavis et parfois même sans m'en rendre compte.
Par exemple, il y a quelques jours, j'étais au supermarché avec un ami et on échangeait gentiment quelques banalités avec le caissier, le tout très agréablement et cordialement. Au moment de payer, il me propose le sans contact, ce à quoi je réponds que je n'ai pas le sans contact. Et là, il enchaîne, à me dire que la plupart des gens ne savent pas que le plafond de paiement est passé de 30 à 50 euros (ce qu'on m'avait dit la veille), ce à quoi j'ai rétorqué qu'il n'y avait aucune obligation à avoir le sans contact (parce que pour moi, les enjeux de ce mode de paiement vont au-delà de ce qu'on peut actuellement prévoir et que je n'ai pas assez de recul dessus, que j'ai la sensation qu'on veut nous imposer quelque chose au premier prétexte venu... bref, tout un tas de considérations et de facteurs résumés en quelques mots).
J'ai senti dans sa réponse qu'il y avait un souci. On est repartis et mon ami m'a fait remarquer que j'avais été très agressive et que le caissier avait été visiblement aussi surpris que lui.
Seulement, je n'ai pas eu l'impression d'être agressive. En analysant ce qui s'était dit a posteriori, je m'aperçois que j'ai trouvé qu'il était trop insistant avec son sans contact et que m'est revenue direct et malgré moi cette peur (?) de me perdre face à quelqu'un d'autre et à me laisser amener là où je ne voulais pas (scénario tellement fréquent me concernant jusque là que me perdre à nouveau maintenant que je commence à me trouver un peu m'effraie réellement). Evidemment, comme mon but n'est jamais d'agresser les gens et de leur faire du mal à quelque niveau que ce soit, je m'en suis voulu et c'était parti pour une crise de larme et d'auto critique.

Ces derniers temps, je prends peu à peu conscience de mon hypersensibilité et je suis en phase d'observation de tous mes mécanismes (ça plus l'introversion, et ça explique énormément de choses, voire tout ce qui cloche avec moi), ce qui ne m'empêche pas de faire des gaffes (énormes avait envie de dire ma tendance à l'exagération...) et de me sentir mal trop souvent. Je me sens très souvent en décalage avec les gens, que ce soit dans mon comportement ou dans mes intérêts intellectuels, émotionnels ou relationnels. C'est assez pénible mais j'ai espoir que les choses changent enfin en les comprenant mieux.

Théoriquement, je suis INFJ, mais j'ai parfois de gros doutes et je remets tout dans la balance régulièrement (paie ta confiance en toi xD).

Atout ou handicap ? Au final, pour l'instant, je n'ai pas réussi à transformer cet aspect de moi en atout, ça a toujours été un handicap, une énorme tâche dans mon relationnel que j'ai toujours cherché à aplanir pour ne blesser personne, pour convenir et être acceptée. Quelle que soit la relation dans laquelle je me trouve, il y a toujours un moment où je fais fuir les gens dès que je lâche un tout petit peu la bride à ce contrôle que j'ai appris à avoir sur moi ou bien je me laisse totalement dominer par la personne à trop vouloir bien faire. J'en suis donc à encore et toujours me chercher (et j'espère trouver).
Pleurer en public, ça va dépendre. Par exemple, si je regarde un film, je ne vais pas réussir à retenir mes larmes (et je vais me rassurer en me disant que "c'est normal, acceptable, c'est le film qui est fait pour ça"), donc je vais laisser couler comme si de rien n'était, et les trois quart du temps, ça passe en fait inaperçu, et je vais essuyer discrètement mes larmes avec des gestes aussi naturels que possible. En même temps, je pleure sur à peu près n'importe quelle musique un peu épique, en particulier certaines chansons Disney, donc c'est difficile de se planquer...
En revanche, pleurer de rage et d'impuissance, je vais éviter, parce que j'ai toujours l'impression que ça donne à l'autre un ascendant sur moi. Même si ça peut se sentir que j'ai la rage et que je bouillonne, je vais garder ça en moi, ne serait-ce que pour éviter un conflit (et de toute façon, je ne trouve généralement personne pour accueillir tout ce que j'ai en moi et je me le prends en reproche dans les dents à un moment ou un autre : "tais-toi, on ne veut pas t'entendre" "faut prendre sur toi, on ne veut pas de tes émotions", "garde tes reproches pour toi", "viens pas me polluer avec tes émotions" et j'en passe).
Résultat, je suis bien souvent une vraie cocotte minute sous pression, et l'explosion ne prévient jamais, est toujours disproportionnée par rapport à son déclencheur, puisqu'on parle d'accumulation. J'ai beau avoir appris à décharger au fur et à mesure de manière aussi posée que possible quand j'étais avec mon ex (c'était la meilleure façon d'arriver à lui communiquer ce que je pensais), depuis, j'ai beaucoup plus de mal à le faire, surtout qu'on m'a reproché le fait d'exprimer mes remarques, même de manière calme et aussi posée que possible (ce qui est déjà un exploit pour moi...).

Bref, je m'aperçois que je suis un peu en train de vider mon sac et mes très nombreuses auto analyses, du coup je vais m'arrêter là pour le moment. Et si tu veux en discuter davantage ou si tu as des questions à poser, ce sera avec plaisir pour moi Smile
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Lepetitlapinounou
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Message(#) Sujet: Re: L'INFP et l'hyperémotivité L'INFP et l'hyperémotivité  Icon_minitimeLun 11 Mai 2020, 10:08

@Meleabrys a écrit:

Par exemple, il y a quelques jours, j'étais au supermarché avec un ami et on échangeait gentiment quelques banalités avec le caissier, le tout très agréablement et cordialement. Au moment de payer, il me propose le sans contact, ce à quoi je réponds que je n'ai pas le sans contact. Et là, il enchaîne, à me dire que la plupart des gens ne savent pas que le plafond de paiement est passé de 30 à 50 euros (ce qu'on m'avait dit la veille), ce à quoi j'ai rétorqué qu'il n'y avait aucune obligation à avoir le sans contact (parce que pour moi, les enjeux de ce mode de paiement vont au-delà de ce qu'on peut actuellement prévoir et que je n'ai pas assez de recul dessus, que j'ai la sensation qu'on veut nous imposer quelque chose au premier prétexte venu... bref, tout un tas de considérations et de facteurs résumés en quelques mots).
J'ai senti dans sa réponse qu'il y avait un souci. On est repartis et mon ami m'a fait remarquer que j'avais été très agressive et que le caissier avait été visiblement aussi surpris que lui.
Seulement, je n'ai pas eu l'impression d'être agressive. En analysant ce qui s'était dit a posteriori, je m'aperçois que j'ai trouvé qu'il était trop insistant avec son sans contact et que m'est revenue direct et malgré moi cette peur (?) de me perdre face à quelqu'un d'autre et à me laisser amener là où je ne voulais pas (scénario tellement fréquent me concernant jusque là que me perdre à nouveau maintenant que je commence à me trouver un peu m'effraie réellement). Evidemment, comme mon but n'est jamais d'agresser les gens et de leur faire du mal à quelque niveau que ce soit, je m'en suis voulu et c'était parti pour une crise de larme et d'auto critique.


Bienvenue au club ! Les gens sont souvent persuadés que je les agresse, alors que je me contente de dire mon avis. Un exemple sera plus clair. Mon agréable voisin de cour de maths de l'an dernier proclame (oui au milieu du cour de maths, ça bosse dur dur) haut et fort que Billal Hassani n'a pas à nous représenter à l'eurovision car il est gay. Il dit qu’étant musulman, c'est contre sa religion.
Je ne me suis pas énervée selon moi, j'étais juste exaspérée et je lui est démontrée par a + b que l'islam ne disait pas cela et que c'était juste un argument pour justifier son homophobie (si vous voulez le détail sur l'argumentation c'est avec plaisir mais c'est pas trop le sujet).
Tout le monde m'a dit de me calmer, qu'il ne fallait pas que je m’énerve, etc... Alors que je me contenter de défendre mes idées ! et au lieu de réagir, de défendre leurs points vues si ils est contraire au mien, les gens me disent de me "calmer" pour ne pas avoir à répondre à mon argumentaire. Et là par contre ça m'énerve réellement.

Bon j'espère que c'était claire, en tout cas je ne me considère pas en tord, c'est pas parce que je parle un peu fort et que je défends ce que je pense que j'agresse les gens. J'étais pas là mais je pense que c'est pareil pour toi. Si tu ne veux pas payer par sans contact, le mec a pas a insister à outrance.


....

Vous dites que vous retenez vos larmes, apprenez moi svp j'en suis bien incapable. Je pleure vraiment tout le temps. Mais bon ça ne me dérange pas plus que ça, mes amis sont habitués.
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Message(#) Sujet: Re: L'INFP et l'hyperémotivité L'INFP et l'hyperémotivité  Icon_minitimeLun 11 Mai 2020, 10:22

Je fais ça sans y penser, du coup je fouille ma mémoire pour t'expliquer, mais il se peut que je me plante d'explication. Pour retenir mes larmes, je prends une profonde inspiration dès que je sens que je vais fondre en larme et je bloque tout, je respire au minimal (c'est-à-dire très lentement en laissant passer le moins d'air possible), de sorte que rien ne descende en-dessous de la gorge. J'essaie aussi de penser à autre chose qu'à cette émotion qui monte.
Le pire, c'est que du coup, mon cerveau et ma rationalité se font la malle et que je suis alors incapable d'expliquer et d'argumenter quoi que ce soit.
Parfois aussi, la réponse est tellement évidente pour moi que je ne comprends même pas pourquoi on me pose une question pareille (encore que ça, ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivé), et ça me met en colère, comme si on cherchait à me piéger.

Concernant mon exemple, oui, j'ai fini par me dire que je n'étais pas nécessairement en tort, mais que la forme de mon expression aurait pu être meilleure. Et que c'est dans ce sens que je voudrais axer mes améliorations perso.
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Message(#) Sujet: Re: L'INFP et l'hyperémotivité L'INFP et l'hyperémotivité  Icon_minitimeLun 11 Mai 2020, 11:22

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Message(#) Sujet: Re: L'INFP et l'hyperémotivité L'INFP et l'hyperémotivité  Icon_minitimeLun 11 Mai 2020, 18:54

Merci pour vos témoignages.
Sinon hors sujet, mais je ne suis pas non plus pour le sans contacte, déjà si tu te la fais volé, il sera plus simple de te retirer de l'argent (donc que le maximum puisse s'élever à 50 euros est encore moins un argument pour moi), et il y a maintenant des professionnels du vol, qui possèdent des machines pour relever des informations sur ta carte bancaire lorsqu'ils passe à côté de toi, mais ça marche uniquement avec les sans contactes.
Une amie à mes parents en'a été victime.

Sinon même chose que toi Meleabry, je n'arrive plus à raisonner lorsque je suis émotionnellement perturbée, je mettrais ça également sur mon Te inférieur, je suis certaine d'ailleurs que si je l'avais plus développé, je pourrais d'avantage garder mon sang froid.
Mais c'est aussi que si je me met à raisonner à ce moment là, je ne pourrais pas me contenir.
Avec ma mère par exemple Te dom, j'avais beaucoup de mal plus jeune et encore aujourd'hui, à lui tenir tête avec des arguments logiques, car déjà elle a une manière très directe et brutale de s'exprimer, qui me déstabilise, donc automatiquement je vais me mettre sur la défensive.
Soi je me taisais pour ne pas pleurer, soi je m'énervais comme elle, et on s'engueulait. Et comme toutes les deux on'est pas toujours très diplomates et qu'on dit tout ce qui nous passe par la tête lorsqu'on est énervé, ça pouvait allé loin...

Je dois bien reconnaître à ma soeur Fe, une grande diplomatie, elle a toujours su prendre ma mère et s'adapter à tout le monde de manière générale.

Sinon oui, prendre conscience de son hyperémotivité, explique beaucoup chose dans sa vie... Les T aussi peuvent l'être, mais comme ils rationalisent beaucoup plus, ils sont davantage "armés", où les F se retrouvent sans carapaces et exposés (ce qui les rend souvent plus méfiants et introverties).

Sinon je n'aime pas non plus pleurer en public, car je me sens faible et vulnérable, et j'ai l'impression que ça donne de l'ascendance à la personne en face de moi (par pudeur aussi), bien que je valorise les émotions, je me protège.






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