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 Infp et dépression

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Ebrom
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Ebrom

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Message(#) Sujet: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeMer 13 Nov 2019, 23:38

Bonsoir mes amis.
Je suis infp, je ne sais pas exactement ce que je recherche ici et je suis excité de vous écrire, chers correspondants anonymes.
J'étais en train de faire une ronde dans ma tête, un peu de rappel dans les cavernes inhospitalières de ma conscience, avec ce besoin croissant de partager mes questionnements et quelques pistes de réflexion, mais à chaque fois je me souvenais que j'étais un introverti en terre étrangère, incapable de trouver interlocuteur à mon pied. Et puis je me suis rappelé qu'on vivait à la merveilleuse époque de l'internet, des forums.. Et je parle déjà trop pour rien dire, et tout ça est fatiguant, et ce n'est pas près de s'arrêter. Passez votre route, je ne fais que prendre la mesure de mon écho contre ce mur virtuel.

Donc. J'aimerais savoir si le grand chaos qu'est ma position dans le monde peut-être compris par le prisme du mbti ou si ce dernier ne peut m'être d'aucun secours.

Je jouis du statut privilégié d'étudiant en quête d'une voie, qui me permet de m'égarer sur les chemins stériles de mes cogitations, mais ça ne durera pas. Je ne conçois pas de futur pour moi, à moins de réussir dans l'écriture, mais tout en étant un grand idéaliste j'ai aussi ma dose de rationalité. Si j'avais hérité par chance d'un talent quelconque je ne suis ni assez stable ni assez assidu pour le cultiver. J'ai abandonné plusieurs fois des études universitaires en cours d'année, juste parce que je me sentais décrocher et que je suis trop insouciant et indifférent pour m'efforcer de tenir le cap quand le guidon de mon inconscient en a décidé autrement. Faire un métier qui ne m'inspire pas, un boulot au chaud de fonctionnaire, je ne crois pas en être capable. Mais qui sait, peut-être que je ne suis pas assez romantique pour préférer le suicide à un compromis. J'ignore si les métiers d'artisanat peuvent représenter une alternative, mais quel pincement au cœur que de se résoudre à une vie modeste quand son imagination est envahie d'idéaux, de paraboles et de grandeur.

Voilà pour le pavé hors-sujet qui était censé apporter des éléments de contextualisation (concrètement j'ai raconté ma vie dans un épanchement pathétique), maintenant les choses sérieuses, la dépression.

Voilà comment je la subis :
Degré 1, elle est très faible, on pourrait parler de déprime. C'est mon état le plus fréquent. Un désintérêt général de tout ce qui se passe autour de moi, des émotions anesthésiées, et une perpétuelle question "qu'est-ce que je suis censé faire et pourquoi ?".
Degré 2, il m'a effleuré aujourd'hui, et j'ai déjà essayé de le coucher sur papier alors je le colle ici (attention pavé):
"Elle m’a encore repris aujourd’hui, dans la journée, comme un rhume qui brusquement signale sa présence par un reniflement un peu trop humide, un nez coulant, une toux rauque. L’état dépressif s’est introduit comme une volée de nuages qui vient s’immiscer entre le soleil et moi. Il s’est posé, filtre noir au-dessus de ma tête, enrobant mon cerveau, voilant mes cornées.
La dépression tue la flânerie. Si tu peux encore flâner c’est que tu n’es pas en dépression. Je me promenais en prenant mon temps sur le trajet entre l’école et les magasins, quand soudain un virulent sentiment d’urgence a tremblé en moi. La dépression jaillit de manière spontanée, mais on ne capte l’instant clé qu’en y prêtant un peu attention, avec l’habitude de s’ausculter dans les fibres de la psyché. La dépression fait naître un sentiment d’urgence, complètement envahissant, qui submerge les sens, et qui crée une sensation d’insécurité totale. C’est comme si notre système nerveux avait été hacké et que la sensibilité aux menaces de notre anti-virus psychique avait été infiniment décuplée. L’environnement alentours ne nous renvoie plus que des signaux d’alarme. On réagit comme si durant une balade en forêt le ciel se mettait soudain à s’obscurcir, les nuages à s’accumuler, puis d’un coup la pluie, la tempête, l’orage, et encore une sirène annonçant une attaque nucléaire. On se sent menacé dans le monde extérieur, on a plus envie que de plier bagage, rentrer se terrer dans un univers familier, fuir le monde, fuir la réalité, et s’immerger dans les mondes virtuels au sein d’un abri connu, intime et sécurisé. Ceci peut expliquer mon « addiction » aux mondes virtuels, à savoir internet, les vidéos, les films, les livres, bds, etc. C’est un refuge préventif contre les offensives du monde réel. La marmotte se construit un nid douillet pour passer l’hiver, moi comme j’ignore quand surgira la prochaine saison dépressive j’hiberne toute l’année dans mon nid virtuel.

Il y a deux jours j’avais surmonté la dépression, je pensais l’avoir chassé. Ensuite, refait et muni de nouvelles ambitions j’ai entrepris des activités sociales. Le lendemain d’une sortie en ville le fragile édifice de ma stabilité émotionnelle est encore menacé. Est-ce qu’il y a corrélation ? Est-ce que ma confrontation trop directe à la réalité (une activité sociale) a brisé mon attente idéalisée, et a donc ramené cassés en deux mes espoirs. Sans espoirs j’halète. Mais la vie ne peut que me décevoir, je suis un pur idéaliste. Je me souviens encore de ce soir-là, en bout de table, essayant de prêter attention, intérêt à ce qui se disait autour de moi, devant mon verre de bière. Je revois les premiers doutes apparaître, comme les plus rapides habitants de la forêt surgissant des bois quelques minutes avant la multitude fuyant l’incendie. Je revois ma vue se griser lentement, à mesure que mes doutes s’installent. « Finalement je ne m’amuse pas tant que ça. Finalement c’est toujours la même chose, je finis toujours par m’ennuyer. Finalement je ne découvre aucun sentiment nouveau. » Et là, comme un goût amer qui reste sur la langue, comme la gorge qui s’assèche et cette difficulté pour déglutir. Ce malaise. Qui alourdit un peu le sac à dos quand je rentre le soir, avec le front aussi plus pesant. Avec des perspectives envolées. Brusquement ma ligne d’horizon s’est rapetissée de plusieurs milliers de kilomètres. Ma vision à long terme s’est écroulée comme un pont trop usé. Il n’y a plus qu’un maintenant sans promesses, un maintenant du survivant avec un avant-goût de mort.
Dans la dépression, tout se présente comme une difficulté. Chaque future interaction obligatoire (pour moi avec mes hôtes) est vue comme un immense fardeau, sous ses traits les plus négatifs. Toute future action probable est ressassée d’avance pour en extraire la substance du dégoût. Les plans tombent à l’eau, la motivation s’efface devant sa maîtresse, la peur. Rien qu’acheter des ingrédients pour un sandwich devient une bataille, cette simple idée est source de tourments et d’angoisses. Tout ce chemin à parcourir, plusieurs transports à prendre, marcher au milieu de la foule, galérer à trouver son chemin, à trouver les magasins, à trouver les ingrédients, sous ce ciel noir, sous ce mauvais temps, avec ce froid. Le cerveau travaille d’arrache-pied pour présenter les motifs de découragement. Tout est prétexte à renoncement. Tout fait peur, tout est éprouvant. Marcher, juste marcher dans la rue. Cette simple idée effleurant la surface de ma conscience m’hérisse les poils. Marcher dans la rue ? Quelle déprime, temps gris, visages tristes, pourquoi marcher ? Les actions les plus quotidiennes semblent renvoyer à la vacuité de mon existence. Tu marches ? Comme un vulgaire mortel ? Quelle pitoyable destinée. La dépression est un peu l’équivalent de la goutte pour le psychisme. Toute idée est une irritation exténuante. Toute idée produite, venant de soi, traitant l’information réelle du monde extérieur. Ce n’est pas le cas de la fiction, qui fait abstraction du spectateur, qui peut s’oublier lui-même dans la fiction qui remplace son monde et se projette dans d’autres protagonistes. C’est pour ça que la fiction agit comme une soupape contre ma dépression. J’ai besoin d’oublier que j’existe, que je suis un être de matière confronté à un monde de matière. Parce que chaque contact de la matière répercute dans la douleur ses ondes sur ma chair, mon esprit s’enflamme pour chaque incursion de mon être dans l’univers externe. La fiction a le même effet qu’une seringue de morphine mais s’apparenterait plus à de l’hypnose thérapeutique, dont le but est de faire ignorer à mon cerveau la douleur en focalisant son attention ailleurs."

Et enfin degré 0, la non-dépression : Il ne peut être qualifié à mes yeux qu'à travers la négation de l'état précédent, du moins je prends toujours conscience de son existence avec étonnement après une crise dépressive, par le contraste qu'il opère. Au degré 2 je finis toujours par avoir ce sentiment que la dépression est mon état normal, et que la dépression forte n'en est qu'un degré plus intense. Quand la dépression "me quitte", je considère à quel point j'ai eu tort. Une sensation de légèreté m'envahit toujours au seuil de l'euphorie à la sortie d'une crise (je ne suis pas bipolaire pour autant). Le monde n'est plus perçu comme une menace permanente, la laideur ne vient pas se fracasser à l'entrée de mes cinq sens comme une mer déchaînée, je ne me sens plus affligé par ma solitude, par ma condition, etc.

Pour pré-conclure, bien que j'ai le malheur d'être un infp, je perçois un devenir possible lors des accalmies qui entrecoupent mes périodes dépressives, chose tout à fait inconcevable lorsque le ciel est chargé.
Alors, est-ce que cet état dépressif vous apparaît comme typiquement infp, ou bien le saint-mbti n'a aucun pouvoir dans le royaume des névroses ? Est-ce que vous avez connu/connaissez (/connaîtrez, si parmi vous certains savent lire dans les mares de café) des états similaires, et est-ce que vous avez établi des stratégies en conséquence ?

J'étais sûr d'avoir plus à dire, ou moins, et finalement je suis convaincu que ce pavé sans grand intérêt n'a que pour intention (dissimulée?) d'assouvir mon puissant désir narcissique d'exprimer ma voix. Et pour cela j'ignore pourquoi, mais un public, même imaginé, suffit à me stimuler tellement plus qu'une feuille Word attendant que le néant la dévore.
Catharsis atteinte ? Certainement pas, mais j'ai pu occupé mes doigts et ils sont reconnaissants. Une réaction ? Oui allez-y, je suis curieux. Curieux de voir ce qu'on peut répondre à un monologue. Avide de pouvoir étiqueter vos réponses en fonction de vos profils mbti. Avide d'une révélation divine aussi, mais je doute que Dieu traîne sur les forums un mercredi soir (il doit s'occuper du jardin).

P.S : Mon astuce à moi, qui a marché quelques fois : Une bonne grosse violente douche glacée. Un jet irradiant qui fait crier le corps pendant trois minutes. Ça m'a permis de changer de piste brutalement, de passer du stade 2 au stade 0, au moins deux fois. J'ai une hypothèse. La dépression induit un décrochage avec le réel, du moins elle lui superpose un filtre de négativité qui se fait l'intermédiaire avec le monde extérieur, un mauvais interprète. La douche glacée, par la violence de son contact physique, rappelle l'esprit à sa relation primaire au monde, celle de ses sens. Un de ses sens est agressé, il abandonne son univers abstrait d'interprétation pour se reconnecter au monde réel et interroger ce qui se passe vraiment. Du moins c'est un peu comme ça que je l'ai ressenti, la sensation au moment où le jet me brûle la chair que ma perception est tirée à travers un conduit depuis le monde des idées jusqu'à ce qu'elle repossède mon corps entièrement, qu'elle l'incarne, et à ce moment-là mon cerveau reprend la bonne mesure du tempo, il se reconnecte au présent. (Donc à mal-être intangible, brusquer le tangible ? Pour autant je ne vous recommanderais pas forcément un passage à tabac pour chasser une dépression, préférez des coups de fouet moins radicaux, comme une douce froide !)
C'est con hein ? Mais si vous avez des astuces maison, moi je suis preneur.

P.P.S : Ça me fait penser à une autre hypothèse sur les conditions d'une sortie de stade 2. Un principe kabbalistique dit quelque chose du type "Au plus profond des matières les plus ignobles et les plus corrompues de l'existence se trouvent des parcelles de divinité" (interprétation libre made in moi), et là j'arrive en juxtaposant ça à la dépression : Pour en sortir il faut faire empirer la situation jusqu'à arriver au seuil du tolérable pour l'esprit. Je peux rester des mois au stade 1, mais c'est toujours quand j'arrive à un point critique du stade 2 que je connais ma renaissance. Les pires moments ne durent jamais longtemps. Alors parfois, dans une démarche entre le mysticisme et le plan assuré d'un dément, je fais mûrir volontairement ma dépression, je la fais fermenter pour en extraire plus vite l'essence, pour qu'elle finisse par exploser et me libère.

P.P.P.S : "INFP - Le Guérisseur", ça doit être une blague comprise des seuls initiés. Ou sinon j'attends que vous apposiez vos mains sur ma poitrine mes frères.
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Message(#) Sujet: C'est normal Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 07:08

L'INFP est un profil dépressif à l'inverse du modèle de la société qui est est ESTJ. Les ESTJs sont typiquement les directeurs, souvent des banquiers. Ils sont nombreux et extrêmement productifs quand les INFPs ruminent, font de l'art, dépriment et fainéantisent.

Pour comprendre les types c'est indispensable d'arpenter les groupes facebook qui comptent des dizaines de milliers de membres pour chaque profil qu'il faut visiter. On se familiarise avec les groupes qui deviennent évidents au fil du temps, ce qui est incroyable.

Les hommes INFP et INTP vont particulièrement mal quand ils sont turbulents, le niveau d'inadaptation est très important et les "loops" qui sont des dérèglements cognitifs sont destructeurs. Le loop INFP est les loop Fi-Si qui fait ressasser le passé avec douleur sans jamais trouver de solution et qui plonge dans le désespoir et la dépression chronique.

Aussi les INFP littéraires et spécialement mélancoliques sont les les 4w5 qui représentent l'essentiel des INFP. En etat de stress les INFP 4w5 sont absorbés dans une mélancolie dramatique compulsive combinée à un sentiment d'envie envers les autre et de défaillance personnelle très propices à la depression chronique.

Ce qu'il me semble c'est que le drame des hommes INFP est d'abord un drame amoureux. Il y a un problème de virilité et de romantisme inapproprié. Le sentimentalisme des hommes INFP intervient trop tôt dans les rapports alors que dans un premier temps et même dans un second dans une certaine mesure les filles n'en veulent pas. Dans un second temps aussi car cela mine la virilité, je pense qu'elle apprécient ce genre de démonstrations plutôt de la part d'hommes virils qui montrent ainsi une sensibilité mais pas de la part des INFP qui ont un grave déficit de masculinité, le pire de tous les profils.

Les INFP devraient développer le langage érotique pour lutiner plutôt que d'être sentimentaux, se comporter en mâles et contenir les effusions sentimentales. Ne pas être autant béta et féminins. Les filles friendzonent les hommes INFP en masse et la douleur de cette situation et de la dépression chronique minent de plus en plus la confiance et l'aisance dans un cercle vicieux.

Moi je suis INFP 5w4 le sous type cogiteur autistique d'INFP.





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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 09:43

@Electron a écrit:
je pense qu'elle apprécient ce genre de démonstrations plutôt de la part d'hommes virils qui montrent ainsi une sensibilité mais pas de la part des INFP qui ont un grave déficit de masculinité, le pire de tous les profils.

Désolée mais non pas du tout. Le "soucis essentiel" avec INFP, il me semble, c'est leur difficulté avec l'engagement, leur manque de positionnement, qui rend l'autre inquiet voire souffrant, méfiant.
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 10:13

Merci beaucoup pour la réponse. Tu m'as l'air de bien t'y connaitre dans le fonctionnement du mbti et effectivement je me retrouve dans à peu près tout ce que tu dis (excepté la dimension amoureuse, que je n'ai pas vraiment expérimenté).
Tu aurais des références à me partager, pour que je puisse approfondir de mon côté ? Notamment cette histoire de "loops" et cette autre sur les "4w5".
Ce qui est dans un premier temps satisfaisant avec la découverte de son type c'est qu'on a le sentiment d'être légitimé dans notre vie chaotique, on a l'impression que si le type explique tout alors le type pardonne. Mais comprendre n'est pas excuser (qui disait ça ?), et donc ce discours très juste mais empreint d'un sentiment tragique de fatalité me laisse sur ma faim. N'y a-il pas des pistes de solutions qu'on pourrait ébaucher, non pas pour changer de type, mais pour se rendre la vie un peu plus facile ?
Selon toi (ou vous) l'aide d'un psy peut faire bouger les choses ? La prise de médicaments, anti-dépresseurs ? Ou la dépression est tellement ancrée dans notre personnalité qu'elle ne nous lâchera qu'à notre mort ?
Et concernant ce mode introverti qui épuise l'esprit en présence des autres, faut-il abandonner la lutte et se limiter à un panier exceptionnel de relations avec le monde, où est-il possible d'améliorer sa "résistance sociale" avec la pratique ?
Et est-ce qu'un coaching par l'axe du mbti vous semble utile/pertinent pour l'infp ?
Je lutte contre la sensation de vide et d'inconsistence qui m'entourent, est-ce que je dois plutôt chercher une passion et des relations inspirantes, ou m'efforcer de revoir mes exigences à la baisse, briser les genoux de mon monde fantasmé ?
Bien sûr je ne m'attends ni à ce que vous ayez la science infuse, ni à ce qu'une solution qui marche dans un cas marche forcément dans un autre. Malgré tout je pense qu'on peut tirer des leçons les uns des autres. (Berk cet idéalisme dégoulinant)
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 10:44

@homo sapiens a écrit:
@Electron a écrit:
je pense qu'elle apprécient ce genre de démonstrations plutôt de la part d'hommes virils qui montrent ainsi une sensibilité mais pas de la part des INFP qui ont un grave déficit de masculinité, le pire de tous les profils.

Désolée mais non pas du tout. Le "soucis essentiel" avec INFP, il me semble, c'est leur difficulté avec l'engagement, leur manque de positionnement, qui rend l'autre inquiet voire souffrant, méfiant.

Ce sont les filles INFP qui sont inconstantes comme ça et qui ne s'engagent pas. Les hommes INFP sont plutôt des romantiques qui veulent une partenaire de vie. Le sentimentalisme des hommes INFP est très intense alors que les femmes INFP font les ENFP en amour si je puis dire en multipliant les partenaires. Pour un homme INFP une rupture est généralement un désastre psychologique majeur. Mais bon je ne connais pas spécialement les hommes INFP assertifs, ou sont-ils? C'est probable qu'ils puissent se comporter plus comme cela.

Ok pour le manque de positionnement.
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 11:37

Si je peux me permettre, le MBTI n'est pas soluble dans la dépression... C'est une chose d'essayer de comprendre nos mécanismes de pensée, une autre de vouloir se sortir de la dépression par ce biais.

BTW, ça n'a pas l'air facile d'être INFP... presque tous les INFP qu'on voit ici se retrouvent dans l'ennéatype 4, et sont... tellement intenses. Courage bro.

_______________________________________
Fondatrice du Cercle excentrique, dont l'objet est de tourner autour du pot en se tournant les pouces. Candidatures attendues (au tournant).
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 11:49

@Electron a écrit:
@homo sapiens a écrit:
@Electron a écrit:
je pense qu'elle apprécient ce genre de démonstrations plutôt de la part d'hommes virils qui montrent ainsi une sensibilité mais pas de la part des INFP qui ont un grave déficit de masculinité, le pire de tous les profils.

Désolée mais non pas du tout. Le "soucis essentiel" avec INFP, il me semble, c'est leur difficulté avec l'engagement, leur manque de positionnement, qui rend l'autre inquiet voire souffrant, méfiant.

Ce sont les filles INFP qui sont inconstantes comme ça et qui ne s'engagent pas. Les hommes INFP sont plutôt des romantiques qui veulent une partenaire de vie. Le sentimentalisme des hommes INFP est très intense alors que les femmes INFP font les ENFP en amour si je puis dire en multipliant les partenaires. Pour un homme INFP une rupture est généralement un désastre psychologique majeur. Mais bon je ne connais pas spécialement les hommes INFP assertifs, ou sont-ils? C'est probable qu'ils puissent se comporter plus comme cela.

Ok pour le manque de positionnement.

Le problème d'un homme INFP ,c'est que dans un couple, il recherchera avant tout quelqu'un avec qui partager son sentimentalisme.Ce qu'il fait avec très peut de personne, même si ils sont proches (famille,amis etc ).
Si un homme INFP veut vraiment être en couple,il devra renoncer à son désir d'amour fusionnel en se contentant de vivre la relation comme quelque chose sur laquelle il n'a pas de pouvoir.Ce n'est en rien simple pour lui ,car c'est la seule chose où cet homme pourra avoir un semblant de masculinité.
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Message(#) Sujet: ok Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 13:25

@Ebrom a écrit:
on a l'impression que si le type explique tout alors le type pardonne. Mais comprendre n'est pas excuser

Dans le cas des INFP et des INTP il s'agit d'une hécatombe d’inadaptation et de mal-être collective, ce ne sont pas des problèmes individuels donc il y a de quoi se pardonner des choses. Et il faut se pardonner et se ménager en tant qu'INFP car c'est un profil extrêmement vulnérable à la souffrance, à l'auto-destruction et à l'effondrement psychologique.

@Ebrom a écrit:
N'y a-il pas des pistes de solutions qu'on pourrait ébaucher, non pas pour changer de type

Ce n'est pas possible mais le fait d'aller bien simplifie beaucoup. En fait les loops détruisent les INFP et les INTP qui ne peuvent plus remonter la pente et passer à l'action. Ce sont des pièges paralysant et causant beaucoup de souffrance et de perdition.

Aussi ce n'est pas tout à fait impossible car il y a deux modes secondaires qui sont des personnalités latentes:

- l'ombre "miroir" qui représente le besoin d'extraversion et qui est ENFJ, c'est l'inversion de l'orientation normale des fonctions. C'est ce qui nous motive à aider et à guider les autres comme je fais maintenant. L'ENFJ est un guide et un coach dynamique qui veut tout solutionner sur le plan humain. Cette ombre se développe naturellement et ne rompt pas spécialement avec la personnalité habituelle.

- l'ombre de la fonction inférieure qui est le contraire de nous mais qu'on porte en nous dans l'animus (nébuleuse de ce qu'on aime pas dans la vie et qui nous guide du coup), et qu'on a en nous comme fonctionnement psychologique de remplacement.
C'est en fait le contre-pied, quand on est en difficulté et qu'on change de stratégie on fait généralement quelque-chose aux antipodes comme par exemple la diplomatie puis ensuite le bâton puisque la diplomatie n'a pas marché. On fais pareil intérieurement et cette deuxième ombre est le fameux ESTJ. Quand un INFP est très énervé il passe sur le mode ESTJ mais il est possible de développer cette personnalité secondaire au quotidien.
En fait les masques sociaux ne sont pas entièrement artificiels. Ils sont cette ombre de la fonction inférieure développés par des gens car cela leur est utile socialement. Par exemple la société favorise le développement d'une ombre secondaire féminine chez les femmes avec des personnalités masculines et vise vers ça. Il y a d'autres masques sociaux qui consistent à adopter des comportements stéréotypés cependant.

Mais en fait c'est délicat car si l'INFP est doux et gentil on ne peux pas en dire autant de cette ombre ESTJ qui n'est pas empathique. Aussi les INFP sont obsédés par l'authenticité et rechignent à développer cette facette à moins d'être motivé par une colère chronique ce qui arrive souvent malheureusement puisque les conditions de mauvaise santé s'y prêtent.
Pour que ce mode secondaire soit sain il ne doit pas y avoir de colère ou bien on deviens des cons honnêtement et on remplace la tristesse par de l'agressivité. Le bon ESTJ est insensible et se moque de l'opinion des autres mais il n'est pas méchant. Il est auto-satisfait, sur de lui, décidé, viril, dynamique.

En fait ce mode secondaire ESTJ se caractérise par le fait de "passer à l'action" en cherchant les solutions les plus simples et directes et de "dire ce qu'on pense sans détours" sur le même mode, donc le contraire de l'INFP naturel. Pour le développer il faut faire ces deux choses.
Le fait de passer à l'action libère beaucoup de dopamine et le cerveau est beaucoup moins exposé à l’aliénation dépressive. En disant ce qu'on pense sans se soucier de quoi que ce soit on se fait des détracteurs parfois mais c'est extrêmement viril et on se fait une confiance d'ESTJ qui est la meilleure qui soit.
Le problème c'est que L'INFP ne sait pas quoi faire et a un très faible niveau d'assurance alors c'est dur de passer à l'action et comme on est trop idéalistes on se casse les dents. Il faut donc savoir un peu quoi faire et passer à l'action sur des objectifs atteignables, pas une montagne. Par exemple faire ses papiers, envoyer ses mails, ranger sa chambre, sortir voir untel car ça fait longtemps. A chaque fois de la dopamine est libérée et consolide l'assurance.

@Ebrom a écrit:
Selon toi (ou vous) l'aide d'un psy peut faire bouger les choses ?

Oui pour la bienveillance et l'écoute notamment. Pour cerner les difficultés avec quelqu'un d'autre et ne pas se sentir perdu constamment.

@Ebrom a écrit:
a prise de médicaments, anti-dépresseurs ?

Je trouve que c'est trop fort et pénible d'aller chercher des ordonnances et que ce soit limité dans le temps et surtout ça rend malade. Le millepertuis est sans ordonnance en pharmacie et il ne rend pas malade mais il est moins puissant. C'est ce qui me convient quand je veux prendre quelque-chose.
C'est pour la sérotonine qui régule l'humeur. Quand on est en dépression cette hormone est épuisée alors on prend des médicaments qui bloquent la destruction naturelle des ces hormones par le corps qui veut empêcher que ça traîne mais on en a besoin justement.

@Ebrom a écrit:
Ou la dépression est tellement ancrée dans notre personnalité qu'elle ne nous lâchera qu'à notre mort ?

Les INFP sont suicidaires il faut prendre soin de soi et le dire quand il y a des idées de suicide en particulier à un psy ou a une assistante sociale.

@Ebrom a écrit:
Et concernant ce mode introverti qui épuise l'esprit en présence des autres, faut-il abandonner la lutte et se limiter à un panier exceptionnel de relations avec le monde, où est-il possible d'améliorer sa "résistance sociale" avec la pratique ?

Wow c'est ce que j'ai fais je suis cassé là-dessus.

Il y a un dilemme entre isolement et épuisement social pour l'INFP mais aussi les autres profils introvertis intuitifs (INTJ INTP INFJ).

Si on a besoin de solitude on peux se l'accorder mais on dois avoir une vie affective c'est incontournable, pour tous le monde mais aussi on est des "sentimentaux". C'est une besoin essentiel d'affection et d'amour.
Et puis cet isolement va rattraper tout le monde donc la pression pour avoir un réseau social va diminuer fortement.


@Ebrom a écrit:
Et est-ce qu'un coaching par l'axe du mbti vous semble utile/pertinent pour l'infp ?

Oui mais avec ce livre de survie pour INFP recommandé par tous
https://www.amazon.fr/Comprehensive-INFP-Survival-Guide/dp/1945796154

Si tu ne lis pas l'anglais tu peux le prendre en format kindle et utiliser un traducteur ensuite comme DeepL. Il y a un nombre de mot limités mais en deux heures tu dois pouvoir traduire morceaux par morceaux. Ils ont une bonne base de donnée donc c'est fiable avec eux, c'est propre.

@Ebrom a écrit:
je dois plutôt chercher une passion et des relations inspirantes, ou m'efforcer de revoir mes exigences à la baisse, briser les genoux de mon monde fantasmé ?

Il faut tout simplifier et utiliser une stratégie pragmatique et terre-à-terre d'ESTJ pour se remettre sur pied et rester fonctionnel sur le plan affectif prioritairement, pour être en relative bonne santé et avoir du bien-être.

Par exemple:

Préparation:
- apprendre une liste de vocabulaire émotionnel et érotique par coeur pour l'intégrer dans le vocabulaire actif et donc sa conversation. C'est le plus important!
- Réciter cette liste tous les jours pour la rendre la plus familière possible. Réciter dans le désordre aussi.
- Lire des livres érotiques pour comprendre comment l'utiliser.

Passage à l'action:
Parler à des filles dans ce registre en cherchant à intégrer un maximum de mots et de phrases connotés pour lutiner et jouer le jeux qu'elle attendent. Par exemple avec beaucoup de densité et d'audace:
Pardon je ne vous ai pas bousculé j'espère, si c'est à peine touché alors c'est bon ouf, je suis un peu rêveur aujourd'hui comme désorienté. Je ne devrais pas laisser traîner mes mains comme un galopin, ça vaudrait mieux que je les enfonce dans mes poches pour les immobiliser sinon j'ai trop la bougeotte et je ne contrôle pas tous mes mouvements en particulier quand je suis un peu nerveux. Et puis avec ce froid mes doigts sont bien au chaud maintenant, je suis rassuré, comme on dis jeux de mains de jeux de vilains. Je suis bavard aujourd'hui je me demande ce qu'il me prend, pourtant je sortais juste faire des courses et je me souviens que j'avais vraiment envie d'un truc mais j'ai oublié finalement. C'est dur de rester concentré parfois, je pense à toute sorte de choses et je perd les pédales. Et toi qu'est-ce que tu fais, comment tu t’appelles? Tu es étudiante, infirmière? Tu viens d'ou tu est d'ici? Moi aussi depuis X et j'adore toujours autant cet endroit qui m'inspire profondément, c'est ce parc à côté qui m’envoi des souvenirs et de vibrations positives, j'ai envie de m'introduire dans ce bosquet au calme...blabla, ...Tiens ça te dirais d'aller prendre un café maintenant? Ok sinon plus tard et tu n'as qu'à me laisser ton numéro. Ne me répond pas si tu changes d'avis je comprendrai c'est le jeux. /ou/ Bon je dois y aller je vais te laisser, je te propose qu'on se retrouve plus tard si tu envie de reprendre la conversation avec moi autour d'un café par exemple, tu n'as qu'à me laisser ton numéro.

- la regarder dans les yeux sans regard craintif
- limiter ses mouvements (contrôle émotionnel du langage corporel pour être masculin)
- ne pas abandonner le langage érotique en cours de route
- ne pas parler de ses problèmes ni de trucs déprimants
- quand elle se met à parler sur un mode érotique à son tour et qu'elle fait des mouvement sensuels et de séduction elle donne progressivement son feux vert et elle est excitée. Tu peux par exemple poser ta main sur la sienne sur la table au bar, la toucher accidentellement quand vous marchez, c'est la sexualisation par le toucher une autre étape importante mais pas indispensable car tu peux embrasser directement aussi. Si elle a un regard d'envie il faut se rapprocher d'elle progressivement jusqu'à l'embrasser, si elle n'est pas d'accord elle va bouger mais pas faire d'histoires comme elle a l'habitude et il ne faut pas être gêné puis retenter plus tard ou éventuellement un autre jour.
- une fois que tu l'as embrassé il faut continuer le langage érotique pour ne pas laisser tomber l'excitation surtout si il y a un long trajet jusqu'à chez toi ou chez elle. propose-lui de "reprendre un verre chez toi ou chez elle" et continue de sexualiser jusqu'au lit.
- boire un peu de bourbon pour se donner du courage
- envoyer des textos courts, surtout pas d'explications interminables par texto!
- sexualiser par texto Wink
- laisser pisser à chaque fois qu'il y a un problème, ne pas répondre tout de suite aux textos











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Isabelle
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 15:12

Hello à tous ! Ici INFP type 1 longtemps désintégré en 4. Ou 4 intégré en 1. (Peu importe j'ai lâché la recherche à tout prix pour me centrer sur la réalité vécue, l'intérieur en conscience (merci la sophrologie existentielle et méditation).
Ravie de vous lire ici. INFP oui je confirme c'est galère ....et.... oui je confirme on peut trouver des voies pour "sublimer" cela et oui, s'en sortir et se sentir heureux !! Ça m'a pris du temps et des routes mais pour résumer les voies (parce que ...de plus en plus....je trouve qu'on finit par "alimenter" le truc en restant dans la description, même si riche et très utile pour la prise de conscience et l'acceptation - au bout d'un moment ça sert plus à grand chose on a compris - donc je me concentre dans ce message sur les voies de salut ! sur le Comment aller bien !
Ce qui fonctionne grave samère sur moi :
-l'Expression ! au quotidien : par oral, par facebook, par tout ce que vous voulez : dire, déposer, formuler, articuler - et hop, par magie, moins de poids ensuite. Trouver un, des amis, des inconnus, écrivez, etc
- l'Ecriture - de tout type
- l'art - si c'est votre cam
-LE CORPS en action. (mouvements, sport, eau de mer, ce que vous voulez)Revitalise, réancre, remet sur terre, redonne de la force
-Toutes les thérapies à condition qu'elles se basent sur l'accueil inconditionnel et bienveillant de ce qui est + l'attention au corps (fondamental) sinon ....utile mais vite on tourne en rond. L'ancrage de la conscience dans le corps.
- techniques de libération émotionnelle (EFT EMDR Reiki magnétisme, psychanalyse jungienne, rêve éveillé dirigé, hypnose, ce que vous voulez)
Moi c'est la sophrologie existentielle qui m'a sauvée. Donc je ne peux que la conseiller. Je suis devenue sophrologue. J'ai 40 ans et je suis heureuse, active, j'ai une petite fille de 2 ans, des vrais amis, je n'ai plus peur des gens, ni du faire etc etc. Bref tout un paquet de trucs inimaginables quelques années en arrière avec mes idées noires et ma léthargie de vie qui se rêvait elle-même.
Je reste INFP à la fois ! (rêverie, et tout le bataclan) : c'est une "vigilance pour soi" de chaque instant. Veiller sur soi .
La sophrologie m'a permis de le faire concrètement, de savoir le faire mais en vrai, dans le quotidien, dans tout.....Enorme gratitude.
Voilà je voulais semer cet espoir....le message initial m'a touchée - et quelle plume!- c'est une ancienne prof de lettres désormais écrivain et sophrologue qui vous le dit : autoéditez , sortez de votre "caverne" Wink
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeVen 15 Nov 2019, 18:36

Le principal problème des hommes INFP c'est d'être boudés par les femmes pour manque de masculinité et de méthode et depression. Ok pour l'art et l'écriture puisqu'on est déjà dedans généralement mais à côté de ça on ne dois pas faire de sophrologie et de reiki, on dois se consolider et se viriliser, développer des compétences.
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeSam 16 Nov 2019, 20:39

Merci pour vos réponses, tout ce que vous dites est très intéressant.
Concernant les "loops", et tout cette histoires d'"ombres", tu aurais de la documentation Electron ? Et pour le concept d'intégration/désintégration Isabelle ? J'ai vu qu'il y avait une bibliographie sur le forum, mais elle est suuper vaste. Je devrais m'y mettre, ça a l'air vraiment intéressant, mais pour l'instant la procrastination fait sa loi.

Pour tout l'aspect sentimental je sais que c'est important mais j'arrive pas à en faire une priorité. Comme tout le reste en fait. Le côté "Quête de sens" est vraiment ultra présent chez moi, c'est presque une question de chaque instant : "Et maintenant je fais quoi ?", qui est plutôt un "Et maintenant j'ai envie/besoin de quoi ?" et vu que personne ne me répond, à l'intérieur comme à l'extérieur (faut dire que personne n'est mentaliste dans mon entourage donc peu de chances qu'ils aient entendu) bah je reste inactif. J'arrive pas à faire comprendre à mes nerfs pourquoi je devrais agir plutôt que ne rien faire (mes parents me tiennent à l'écart des soucis matériels concrets pour l'instant) et je finis par rester prostré dans ma léthargie. Un sombre avenir de couchettes en carton s'amoncelle au dessus de ma tête.

J'avoue que je ne suis pas insensible à ton message plutôt positif et plein d'espoir Isabelle (un enfant, woaw !), et je suis content d'apprendre que tu t'en es sortie.
Citation :
J'ai 40 ans et je suis heureuse, active, j'ai une petite fille de 2 ans, des vrais amis, je n'ai plus peur des gens, ni du faire etc etc. Bref tout un paquet de trucs inimaginables quelques années en arrière avec mes idées noires et ma léthargie de vie qui se rêvait elle-même.
Franchement tu vends du rêve là, ça fait plaisir d'entendre ça. Je vais peut-être m'essayer à la sophrologie un de ces quatre alors, qui sait. Désolé Electron, mais l'approche virilisation me parle moins actuellement. Peut-être dans un second temps.

Je sens cet appétit d'échange et de communication en moi, et cette inquiétante introspection obsessionnelle, qui si elle ne remonte pas périodiquement à la surface, risque de déterrer des cadavres et de réveiller des monstres dans les profondeurs de ma psyché. On veut s'exprimer, on veut être considéré, et en même temps on est introverti, donc nourris par notre monde intérieur, et idéalistes, donc constamment déçus par le monde extérieur. Comment rétablir l'équilibre dans la Force ?
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeDim 17 Nov 2019, 00:18

Je ne sais pas trop ou est ma documentation c'est plein de sources éparses et de ce que tu dis ça ne me semble pas évident que tu ailles voir ces complications car tu es déjà embrouillé. Ce qui te serait utile c'est vraiment ce livre de poche que j'ai mis plus haut. Il est payant mais j'ai peu de doute que tu y trouverais un trésor de réponses à tes questions à avaler en deux heures et il ne vaut que 7 euros. C'est peut-être ta bible achète-le!

 L'INFP est "pensée extravertie inférieur" ce qui veut dire qu'on a de base une mauvaise pensée logique pragmatique et orientée vers l'action (passage à l'action et plan d'action) et dont on est phobiques en plus. En gros on ne comprend pas bien le monde et la vie, on ne sais pas comment s'y prendre et quoi faire, on ne sais pas condenser, simplifier et faire le tri dans un soucis d'efficacité et de productivité.

 Quand on est en bonne santé on finis par la développer un peu mieux mais quand on est pas en bonne santé on la remplace par une pensée subjective et philosophique pour chercher des réponses et du sens qui nous font de plus en plus défaut à mesure qu'on ressens comment nos besoins sont en décalage avec le monde et se décalent de plus en plus, c'est la "pensée introvertie" appliquée sur le mode INFP. Mais voila on se noie dans cette pensée introvertie pour plusieurs raisons notamment la complexité de la tâche.

Tu est très probablement un INFP 4w5, tu peux passer le test sur: https://www.eclecticenergies.com/francais/enneagramme/test


Je comprend ce que tu dis et j'imagine ta situation, comment tu est coincé, c'est un cas d'école.

Tu as besoin d'argent mais tu est en dépression chronique (dépression majeure ou dysthymie). Tu n'as plus d'énergie et tu ne peux pas aller travailler à l'usine toute la semaine sur un boulot dénué de sens.

Tu voudrais une relation amoureuse mais tu n'as pas de travail, pas d'appartement, pas d’expérience, pas d'assurance, pas beaucoup d'amis et tu est en dépression donc tu perçois la tâche comme trop délicate, tu penses que la priorité et de trouver un travail que tu puisses faire et chargé de sens en l’occurrence écrivain pour te réaliser et débloquer le reste.

Ok si tu veux tu peux avancer dans ce sens mais ça ne va pas résoudre ta situation financière de sitôt et en tant qu'INFP 4w5 ton pétrole dépend largement de l'affection d'un partenaire amoureux, sinon tu es en panne car tu crève de faim émotionnellement pendant que tu fais de l'introspection.

Tu ne peux pas attendre de ce travail idéal qu'il te débloque socialement, financièrement, psychologiquement et amoureusement, c'est un piège classique pour l'INFP brisé. Cependant tu peux te réaliser artistiquement et avancer mais pas miser, parier sur cette carte, c'est un plan d'action biaisé mais c'est normal car ta situation est compliquée.

En fait tu fais de l’anxiété sur cette question financière car tu ne vois pas l'alternative. Mais admettons que tu puisses rester dans cette idée de devenir écrivain et que tu puisses mettre de côté l'aspect financier du projet pour un temps mais tout de même avoir un appartement et une copine, sortir de la dépression et continuer ton introspection et ta réalisation personnelle sans cercle vicieux d'anxiété et de souffrance permanente.

Je ne sais pas si tu as déjà le RSA mais tu peux faire la demande en ligne https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R50282
Ce qui fait 500 euros d'aide.

Ensuite suivant si le budget est insuffisant pour rester dans ta ville tu cherches un appartement dans une ville pas chère et agréable: Limoges, Brest, st Etienne car c'est vraiment pas cher.

Le loyer est de 350 environ, tu fais une demande d'APL à la caf et ça descend de 150.

Il te reste 300 par mois, on déduis 100 de factures en plus et il te reste 200 pour manger, c'est bon.

Et là tu as un chez toi, tu peux retourner chez tes parents par intermittence avec les bus qui sont très bon marché (une semaine à l'avance souvent). Tu aurais ton indépendance mais aussi la possibilité de rentrer dans le cocon familial et revoir les amis.

A partir de là tu te poses tranquilou et tu te fais ton introspection et ton travail littéraire sans pression. Tu regardes des série dans ton appartement et tout.

Si tu décrivais ta situation à un psy il chercherais un trouble de la personnalité schizoïde ou évitant en plus de la dépression (psychopathologie) et tu as de toutes façons certainement un haut niveau de ces deux personnalités pathologiques, on dis alors que que tu as une personnalité évitante, schizoïde, obsessionnelle... Mais bon le trouble est dans le coin quand les dégâts sur la qualité de vie sont importants c'est un critère important pour le déceler. La dépression et les troubles sont des maladies mentales.

Tu est en difficulté et tu dois relâcher la pression pour te ressourcer, tu en as le droit et c'est une stratégie raisonnable.

Tu devrais aller voir une assistante sociale pour t'écouter et t'aider pour gérer ta vie et te diriger vers une unité psychologique, mais aussi prendre soin de toi au quotidien. J'en ai une moi tellement je déteste les administrations, je suis phobique administratif mais j'ai une santé mentale bien mauvaise aussi.

Ensuite à partir de là tu auras des conditions propices pour t'investir en amour et trouver la ressource de vie la plus cruciale. Tu es dans le littéraire déjà, ce que tu dois faire c'est les exciter verbalement sur le mode érotique. Je vais te donner une liste.
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeDim 17 Nov 2019, 16:36

Woaw merci, les solutions sont super concrètes, je savais pas qu'un infp en était capable What a Face. C'est le fait d'avoir été mis devant la nécessité qui t'a fait développer cet esprit pragmatique ? (ou bien je l'ai aussi mais je le néglige ?)

En réalité j'ai peut-être exagéré malencontreusement la dimension critique de ma situation.
Aujourd'hui au niveau financier j'ai mes parents derrière moi, et je pense pour quelques années encore, le temps d'obtenir un diplôme si j'arrive à m'investir dans les études (Ce qui est loin d'être sûr cela dit). Je pense plutôt à long terme, parce que pour l'instant je papillonne et je sens que ça inquiète mon entourage et que ça peut leur peser.
Au niveau psychologique très sincèrement c'est les cycles dépressifs qui posent problème. Là actuellement j'en suis sorti provisoirement et je me sens bien, apaisé. Le fait d'écrire aussi, de partager mes sentiments et de m'intéresser au mbti, tout ça m'aide d'une certaine manière, me permet de me tourner vers l'extérieur pour éviter une introspection qui isole et tourne au glauque quand la dissection de mon Moi prend les tons froids de gravité de la morgue.
(Je suis bien 4w5 au cas où tu n'aurais pas vu l'autre poste, bon pronostique)

Là actuellement c'est pas que je manque d'énergie (pas comme dans mes phases basses), c'est vraiment que je n'ai pas d'inspiration, j'ignore où aller, j'ignore ce qui pourrait m'intéresser, me stimuler.
Je suis à l'étranger en plus, donc la barrière de la langue est un terrible obstacle à mon besoin de conversation profonde. Mais quand je rentre je pense chercher un club de lecture ou quelque chose comme ça, histoire de faire un effort de sociabilité et de développer mes centres d'intérêt.

Après pour le côté avenir professionnel, effectivement j'ai du mal à le concevoir comme autre chose qu'une quête de vocation. J'ai encore du temps devant moi, mais quelque chose viendra me pousser de la falaise tôt ou tard si je ne me décide pas à sauter.
Et pour la phobie administrative, seigneur je connais ça ! Quelle barbe ! Et des gens peuvent faire ça pour nous ? Génial !

En attendant si le mbti peut être un intérêt à la fois divertissant et utile. Et je vais me renseigner sur ce fameux guide de survie !

P.S : Ah oui et pour l'aspect sentimental, auquel tu attaches beaucoup d'importance sûrement avec raison, faut que j'essaye de m'y intéresser.

P.P.S : J'arrive pas à m'enlever de la tête que les autres types doivent nous voir comme des grands bébés. M'enfin, c'est au jardin d'enfant qu'on vit nos meilleures années !
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeMar 25 Aoû 2020, 18:13

Bonjour Ebrom,

C'est un tableau et saisissant que tu décris et avec une plume remarquable ! Je m'y retrouve sous bien des points...
Je sais que j'ai souvent une déprime ou une angoisse existentielle, souvent larvée mais qui parfois éclate de façon aiguë. C'est comme si je ne me sentais jamais à ma place dans ma vie, jamais aligné sur moi-même. Comme si j'étais souvent en attente, attente d'un changement extérieur qui apportera une solution hypothétique, ou quête intérieure avec un "travail sur soi" censé devenir une quête héroïque typique, où l'impétrant au début malheureux soulève les obstacles, dépasse sa condition et accède à la gloire.

Je trouve aussi intéressant le fait que, bien que tu sois un 4w5 (type émotionnel donc) et moi un 6w5 (type mental), la description de ces boucles sans fin de réflexion, de repli et de déprime existentielle me parle de façon stupéfiante.

Je suis prompt à l'hyperintellectualisation, particulièrement quand je suis sous l'emprise de la peur et de la déprime. Je vais alors partir dans une spirale d'analyse introspective et rationnelle, pour tenter de comprendre les variables de mes états d'âmes, et surtout trouver des solutions à mon malheur.

J'abuserai alors de façon addictive de définir des "principes" cognitifs et moraux auxquels me référer. Par exemple, croyant avoir trouvé dans le concept "introversion" la clef de mon malheur ou de mon épanouissement, je m'y référerai de façon continue, obsessive. A chaque instant de ma journée, je m'inquiéterai de savoir si mon besoin introverti est bien satisfait, et je tenterai de garder continuellement à l'esprit cette Vérité révélée. Cette vérité, je m'y accrocherai comme une parole divine, comme à la rambarde d'un pont, espérant qu'elle me préserve du malheur. Cela implique aussi des applications concrètes, par exemple : je crois avoir trouvé l'alpha et l'oméga de mon épanouissement avec la solution "expression de soi par les arts", j'userai cette solution jusqu'à la corde, tentant de me tenir à ma nouvelle solution miracle de façon parfaite.
La trouvaille de ces concepts et solutions donne au début un sentiment de soulagement, de réconfort, de sécurité voire de force. Je me sens en ascension vers un Idéal du Moi, un Idéal d'un Draklight "sain", "épanoui", qui s'est réalisé et a trouvé sa voie.

Hélas, au bout de quelques heures ou jours ou semaines, ce rassurant repère semble ne plus suffire. J'ai beau faire mon possible pour contrôler mon esprit, le malheur me déborde, il s'infiltre par chaque interstice. Au début, sous l'emprise de la peur, je tente de m'accrocher à tout prix à ce repère. Et puis je re-sombre dans la déprime. Outre le malheur lui-même, je suis dévoré par la honte et la culpabilité d'être incapable de réaliser cet Idéal du Moi, ce personnage imaginaire qui a tout réussi et auquel je me réfère inconsciemment. Et, dans cet état de déprime et de vide existentiel, je repars dans un nouveau cycle d'intellectualisation et de rationnalisation de ma vie, de mon psychisme...

Il m'arrive souvent de me sentir tel un vagabond psychologique qui ne parvient jamais à trouver la recette magique qui assurera son épanouissement. Et je vois que je suis loin d'être le seul INFP pour qui la vie intérieure est souvent tourmentée.


Aujourd'hui, avec un peu plus de recul, je pense que la problématique du lien aux autres est centrale dans cette déprime.

La fonction première de l'INFP est un F, le besoin le plus profond, à mon sens, de l'INFP est le lien humain. Le paradoxe difficile à gérer de l'INFP est qu'il est à la fois très individualiste (et solitaire) et très affectif. Se sentir entouré de relations profondes est essentiel à son bien-être, mais du fait de son sentiment de différence, il aura sans doute plus de difficultés à les trouver.

Face à ce paradoxe, l'INFP peut pour moi tomber dans deux pièges opposés : nier sa dépendance aux autres, ou au contraire l'exagérer.

1) nier sa dépendance aux autres : puisque la relation aux autres est souvent décevante, insatisfaite, ou compliquée, il va surinvestir son côté individualiste. Il va concevoir son bonheur comme nécessitant des solutions purement individualistes : faire telle activité, être détaché des autres, viser telle réalisation artistique ou intellectuelle... Je pense que mes dérives d'hyperintellectualisation tirent souvent dans ce sens : c'est comme si j'avais la folle ambition de pouvoir m'épanouir tout seul, dans mon coin, en bricolant mes propres solutions, sans rien devoir à personne.

2) exagérer sa dépendance aux autres :
Ayant conscience de son besoin de liens sociaux, l'INFP ira vers les autres. Il se forcera par exemple à participer à diverses soirées et activités sociales Mais ça ne marchera pas forcément : en effet l'INFP est naturellement décalé et sélectif dans sa sociabilité. Fréquenter de nombreuses personnes avec qui l'affinité est limitée pourra au contraire accroître son sentiment de solitude. Au fond, l'INFP a besoin de qualité plutôt que de quantité de relations. Il a aussi, je crois, besoin d'une forte tonalité affective dans ses relations. Une soirée confidences avec un proche ami lui apportera souvent plus de bien-être qu'une après-midi très compétitive de jeux vidéos avec d'autres passionnés. Personnellement, c'est dans des périodes où je peux facilement voir des amis proches, avec qui je peux me confier, partager mes intérêts, me sentir compris et avoir des discussions riches, que je me sens le mieux dans ma vie.

L'INFP peut certainement apprécier une sociabilité plus "superficielle", compétitive, mais tout ça sera pour le fun, genre la cerise sur le gâteau. Par contre, rien n'ira si la "base" affective d'amis proches n'est pas assurée. S'il faut choisir où investir ses efforts de socialisation, les INFP ont souvent intérêt à développer les relations fortes plutôt qu'à tenter de jouer les extravertis mondains.

Autre façon courante d'exagérer son besoin de dépendance : ayant souvent une faible auto-estime, l'INFP aura parfois une sociabilité très "passive" et craintive même avec ses proches. Il aura du mal à se révéler, à affirmer ses intérêts, à proposer les sorties qui lui l'attirent, à partager ses passions. Il cherchera à être conforme dans un groupe d'amis. Mais immanquablement, cela réveillera en lui la déprime : l'essentiel n'est pas la quantité de lien social mais sa QUALITE. Et si l'on ne peut pas partager nos intérêts ou états d'âmes, la qualité n'y est pas.

Dernière façon : ayant conscience de son besoin affectif, l'INFP pourra vouloir passer trop de temps avec ses proches. Or, l'INFP a certes besoin d'une sécurité affective (dans le sens large et pas qu'amoureuse), mais c'est un solitaire, il n'a pas besoin d'être H24 avec ses proches. Les voir une soirée dans un week-end suffira souvent.


Voilà, chers lecteurs et camarades d'infortune, la réflexion que m'inspirait ce sujet ces temps-ci.
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitimeDim 15 Nov 2020, 18:29

Bonjour,


Mais quel fil de discussion intéressant.
Electron, tu as éclairé de manière très claire, précise et documentée pas mal de choses qui me parlent (masques sociaux, ombres, sentimentalisme, difficulté avec les femmes...) , merci beaucoup !
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Message(#) Sujet: Re: Infp et dépression Infp et dépression Icon_minitime

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