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 les SFJ et le poids de leur image

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Qui-Gon-Jinn
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Qui-Gon-Jinn

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Message(#) Sujet: les SFJ et le poids de leur image les SFJ et le poids de leur image Icon_minitimeSam 13 Avr 2013, 11:51

Bonjour,

Etant moi-même passé par là et ayant remarqué la même chose du coté des ESFJ, je fais ce post avec un double objectifs:

1- Faire part aux autres SFJs de ce que j'ai vécu et comment, pour qu'ils puissent prendre conscience du poids qu'ils se mettent sur leurs épaules tout seul, et des impacts sur leur entourage.

2- Pour que les autres profils puissent comprendre ces mécanismes qu'ils sont susceptibles de subir aussi.


En effet, je pense que ceux qui sont proches d'SFJs ont pu entendre des remarques du genre "tu vas quand même pas mettre ça pour sortir ?", "il faut que tu mettes ton costume pour le mariage quand même", "vu ce que fait le petit garçon,c'est la honte pour la mère", "soi on y va ensemble, ou j'y vais pas du tout, on est en couple oui ou non". Je pense que potentiellement tout le monde peut dire ces choses, à ses enfants du moins, mais que c'est beaucoup plus large chez les SFJs (c'est ce qu'ai j'ai pu constater au moins, après peut être qu'on peut élargir à d'autres pofils (en SJ?), je ne sais pas)

Autant ça peut se comprendre dans une optique d'apprentissage pour ses enfants (dans le sens où on ne veut pas qu'ils aient des remarques, c'est pour eux. Quoique pour un SFJ il y ait en plus le problème que ses enfants lui font honte), autant quand ça touche notre conjoint, nos parents, nos frères et sœurs.... ça devient problématique.

En fait ce que j'ai pu constater et ressentir, c'est que d'une part l'image sociale est très importante pour nous (peur d'être jugé négativement par les autres), mais que d'autre part , au-delà de notre propre image personnelle on intègre l'image renvoyée par les personnes proches de nous (ou du groupe auquel on appartient), et c'est là le problème.

Par exemple, il suffit que l'on soit dans une famille qui ne fume pas, ou avec des collègues qui ne fument pas, si notre conjoint fume, cela peut nous gêner pour notre image (peur d'être jugé du style "pourquoi il fume ? c'est bête, ça coûte cher et en plus tu te bousilles la santé") alors que chez nous, nous n'avons pas de problème avec ça, on l'a accepté. Ce qu'on a peur c'est la réaction des autres , c'est pour ça que ça n’arrive qu'à l’extérieur dans ce cas. On ressent une blessure alors que ce n'est pas nous qui sommes jugés directement.

Ca me fait d'ailleurs penser à une situation que j'ai connu, ou lors d'une événement, plusieurs groupes avaient été créés, et chaque groupe devait présenter un sketch aux autres. Dans mon groupe, il y avait une personne qui n’arrêtait pas de déconner et sortir des conneries pour le sketch, et le pire c'est que m'imaginant faire le sketch avec eux , j’appréhendais qu'il fasse n'importe quoi, je me sentais ridicule alors qu'il n'y avait que lui comme ça.

Je pense que quand nous sommes seuls, on arrive à gérer notre image comme on veut puisqu'on arrive à contrôler nos propres comportements (c'est d'ailleurs une des caractéristiques surtout des ISFJ plus centrés sur eux par comparaison aux ESFJs qui vont encore plus contrôler leur entourage) pour qu'ils soient alignés avec les normes/codes sociaux, donc pas trop de stress.
Mais à partir du moment où on est en groupe (couple, en famille, on a des enfants ...) on récupère à nous une image surcouche de ces nouvelles entités (image du couple, image en tant que parents de nos enfants, image de notre famille parents, voire copains suivant les cercles) qui je pense vient du sentiment fort d'appartenance au groupe.
Si le groupe est attaqué, on se sent attaqué aussi car faisant partie du groupe.

Et c'est là que ça devient très compliqué et difficile:
Je pense qu'on a d'abord peur d'être blessé, de se prendre des remarques même pour des remarques qui ne sont pas dirigés directement sur nous. Par exemple, je prenais très mal le fait que quelqu’un puisse critiquer ma mère, je me sentais remis en question moi-même, bien qu'elle ne soit même pas à coté.
Du coup, je pense que pour éviter les blessures induites par les autres, on va se mettre à leur donner des conseils, voire à les contrôler: "Il faut que tu mettes une cravate pour aller au diner de ce soir", "tu ne fumes pas de la soirée, je sais qu'ils n'aiment pas les gens qui fument et je ne leur ai pas dit que tu fumais"...
Comme on ne peut pas contrôler le comportements des autres, on va alors stresser. Le stress étant dû à des situations que l'on subies et sur lequel on n'a aucun contrôle ( ex de la voiture en montagne, ce n'est pas le conducteur qui va stresser car il a le contrôle de la voiture, c'est le passager qui va stresser car il ne peut ni diriger, ni freiner)

Ce genre de situation peut vite devenir très dure pour un SFJ, pendant certains événements, ça peut l’empêcher de profiter du moment, toujours à surveiller ce que font ses proches pour garder le contrôle à tout prix sur l'image il veut envoyer (en plus c'est complètement subjectif) de son couple, sa famille, ses enfants.....
Avec le stress de plus en plus grand, il va devenir un véritable dictateur, se focaliser encore plus sur la forme, les tensions vont monter (surtout si la personne proche ne l'entend pas comme ça, ou ne peut pas se forcer). Le pire, je pense (mais c'est peut être plus mon coté 9) , c'est quand ce sont 2 personnes de cercles proches (parents/conjoint par exemple) qui vont rentrer en conflit, se critiquer ... on va essayer de recoller les morceaux, et se sentir très mal car appartenant aux 2 cerlces différents, et voulant donner une certaine image sans doute, on se sent blessé sur les 2 tableaux.

Je ne parle pas de l'effet que ça peut entrainer sur nos proches, n'arrivant ni à les contrôler comme on voudrait (c'est bien normal, ils ne sont pas dans notre tête), ni à gérer notre stress, ça va créer des conflits qui peuvent être terribles.

La solution, c'est d'arriver à lâcher prise là-dessus (ou d'être seul, mais bon)
Pour arriver à lâcher (ce n'est pas évident), il faut déjà en avoir conscience, il faut reconnaitre ces situations où on va demander ou attendre des choses aux autres pour préserver sa propre image. Il faut arriver à se dire que si des remarques sont faites, c'est à eux "d'assumer", tout simplement. On doit se détacher de cette image commune pour ne garder que celle que l'on arrive à gérer soi-même. Et si on a des remarques du style (un peu caricaturé quand même) "tiens, je ne savais pas que ta conjointe fumait, tu lui as dis que ce n'était pas bon pour la santé ? que ça faisait si et ça ?", il faut arriver à répondre un truc genre "ben écoute, si t'a des conseils à lui donner, tu n'as qu'a aller lui dire directement". on indique alors clairement qu'on est pas dans la tête des autres, que ce n'est pas parce qu'on est dans le même groupe qu'on est pareil... mais il faut aussi quelquefois le rappeler aux autres, surtout si on s'est habitué à répondre à la place des autres.

Depuis que j'arrive mieux à lâcher prise avec ça (on n'est jamais complètement tranquille mais bon, faut se forcer à prendre du recul), je connais beaucoup moins de situations stressantes, de même si mes enfants crient dans le magasin, ou dans le train, je suis plus zen (je me dis c'est normal, ce sont des enfants) et je ne le prends pas pour moi (j'essaie), c'est ça le but.
Surtout quand des gens proches rentrent en conflit, je me dis que ça ne change en rien ma relation avec l'une ou l'autre, que je ne peux pas faire que les gens s'apprécient, et puis c'est tout, elles se débrouillent entre elles, ce n'est pas mon problème, elle l’auraient fait alors que je n'étais pas là, ça aurait été pareil.

Et finalement, quand on regarde, on n'entend pas forcément beaucoup de remarques de la part des autres, je pense qu'on en anticipe beaucoup plus, alors arrêtez de vous pourrir la vie avec des problèmes comme ça qui n'en sont pas.
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Message(#) Sujet: Re: les SFJ et le poids de leur image les SFJ et le poids de leur image Icon_minitimeSam 13 Avr 2013, 13:20

Merci pour ce sujet très instructif pour moi ! Ayant une mère ISTJ et un père ISFJ, je retrouve exactement ce que tu décris chez eux Smile.

Pour ce qui est de l'apparence, ce sujet a souvent tendance à virer à l'obsession chez les SJ. Le but de ce que j'ai compris n'est pas d'être le plus seyant, le plus admirable ou le plus "beau" mais d'être aussi loin que possible le plus "présentable". Cette recherche de la mainmise sur l'apparence de son entourage est telle que je dois avouer que je la considère complètement étouffante. Exemples concrets, en restant limité au domaine de l'habillement :
- ma mère qui ne peut s'empêcher de me faire remarquer certains aspects de mes vêtements : "J., c'est trop court", "c'est trop voyant", "tout le monde te regarde". Cette dernière phrase est la pire des désapprobations.
- entre mes deux parents : "je ne mets pas de collants noirs parce que ton père pense que ça fait enterrement". La couleur rentre aussi en jeu.
- enfin, dernier exemple avec un collègue ISTJ qui réprouve un ISTP sur le ton de l'humour parce que son jean est trop long. Pour des SJ en général, c'est faire preuve d'un manquement à la dignité suprême (j'exagère, mais j'ai connu ces reproches toute ma vie).

Ce genre de comportement est assez problématique dans le sens où les obsessions de ces individus-là en viennent à être assimilées par d'autres et parfois même par soi-même. A ce stade-là, on ne s'en sort plus. La seule chose que l'on a envie de dire, c'est "fous-moi la paix". A contrario, j'ai aussi essayé de tourner le processus en dérision en "exagérant" sur l'aspect de "honte" ressenti par mon entourage. C'est plutôt efficace, pour peu qu'ils aient saisi le message Razz
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Lylortantyk
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Message(#) Sujet: Re: les SFJ et le poids de leur image les SFJ et le poids de leur image Icon_minitimeSam 13 Avr 2013, 15:24

J'ai une vidéo qui me vient à l'esprit....