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 Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà…

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redwitch
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Message(#) Sujet: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Ven 22 Mar 2013, 11:49

@Dolo a écrit:
Maintenant y'a plus qu'a patienter pour ton compte rendu sur ta relation avec ta femme silly
sinon bienvenue!

@cckc a écrit:
Comme les autres, je suis curieuse d'avoir un aperçu de la vie de couple INTP/ESFJ lolilol

Voilà, je me lance... J'ai essayé de m'attarder au principal!

Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà…
Je pense que c'est la complémentarité qui m'a attiré!

Je commence par les points négatifs qui ne sont parfois simplement que les excès de comportements repris ensuite dans les points positifs. J'en imagine certains de mes pairs lire et vous dire "Mais il est fou…", "Comment fait-il…?" ça me fait sourire… J'attends vos commentaires…

- Son apparent besoin de contrôle… de savoir ce qui s'est passé… où? Avec qui? À quelle heure? Avec des questionnements insupportables pour moi, que je prends presque comme une agression (la police me surveille)…
- Rester à un niveau des faits, raconter ce qui s'est passé simplement… alors que moi ce qui m'intéresse, c'est de discuter sur ce que chacun en pense, sur ce que ça engendre… de dépasser ce niveau des faits pour entrer dans un niveau qui me parait plus profond, plus essentiel et plus intéressant ;
- Le fait de se raccrocher au passé… de faire référence au passé… Je suis incontestablement tourné vers le futur.
Exemple : cela me "casse" de visiter un endroit et d'entendre dire qu'elle y est venue avec ses parents quand elle avait tel âge et qu'ils ont été voir ça, ils ont mangé ça, puis fait ça et dit ça… au lieu de profiter de l'endroit, d'en discuter entre nous au présent sur ce qu'on aime, n'aime pas…
- L'impression qu'elle se contente de peu. C'est certainement lié au fait que je déteste ce qui est figé. J'ai envie que tout évolue tout le temps : moi ma relation de couple, l'intérieur de la maison, les activités (essayer de nouvelles)… Elle se contente et se rassure que tout fonctionne comme hier, la semaine dernière, l'année passée…
- Elle a beaucoup de principes qu'elle se doit de respecter sans doute parce qu'elle l'a jurée à ceux qui l'ont éduquée (parents, professeurs, sociétés…) et qui ont complété ce que j'appelle "son grand livre de la vie";

Heureusement il y a les points positifs, constructifs (qui me font évoluer et avancer)
- Je ne suis jamais en manque d'opportunité de rencontrer quelqu'un (grâce à elle et à son réseau, à sa facilité de contact).
- De plus, j'ai intégré plus facilement certains codes qui aident à rencontrer les autres ;
- Au niveau décisionnel, j'ai tendance à analyser et ré-analyser les possibilités à n'en plus finir… Le problème c'est que je me retrouve souvent dans l'immobilisme. Elle m'aide à trancher, à avancer, à prendre une décision ;
- Elle est très "pratique" et voit directement ce qui devrait me sauter aux yeux mais qui est caché par des palissades d'analyses;
- Elle s'occupe de beaucoup de choses quotidiennes qui m'ennuient… elles les planifient, elles me les rappellent… (organisation des courses, des différentes activités des enfants, rappels des anniversaires et organisations de leur fête, faire les magasins…). Ça fait un peu macho et je ne dis pas qu'elle adore tout cela… Mais simplement que j'ai de la chance de l'avoir pour tout cela...
- Son désir que j'exprime mes sentiments m'aide à prêter attention à cette partie de moi et à la découvrir;
- Elle est dynamique, (presque) toujours de bonne humeur. Elle me fait bouger!


Enfin, nous nous connaissons et respectons nos différences (essayons plutôt)…
C'est ainsi par exemple qu'elle me laisse mon espace (physique et mental). Nous sommes très souvent au niveau du compromis et du juste milieu… Je me dis souvent que je m'ennuierais avec quelqu'un qui a un type comparable au mien…

Puis le MBTI n'est pas tout! Il y a tout le reste que je ne développe pas...

Ce qui m'interesserait c'est que vous m'aidiez à identifier les fonctions à l'origine des différences (cette différence là vient de Ne vs Fi, celle-là de Ti vs Se…). J'ai mes idées mais comme je n'en suis qu'au début de mes connaissances en la matière et qu'il y a de vrais pros parmi vous...



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Dernière édition par redwitch le Ven 22 Mar 2013, 15:12, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Ven 22 Mar 2013, 11:57

@redwitch a écrit:
Puis le MBTI n'est pas tout! Il y a tout le reste que je ne développe pas...
Bon ben zut, tu viens de tuer dans l’œuf la formule magique de l'amour sauce MBTI laughing

J'aime beaucoup ton message, merci pour ce témoignage poignant. Tu n'es pas le seul ici à avoir eu cette expérience, je piétine d'impatience de lire vos échanges ici.

Cette situation me fascine, je veux tout savoir de ce que tu vis ! Mais je renonce à comprendre, parce qu'il va falloir que j'évolue pour que ça me devienne évident je crois.
En tous cas : merci ! Smile
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redwitch
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Ven 22 Mar 2013, 12:09

LeConnardDuFond a écrit:
@redwitch a écrit:
Puis le MBTI n'est pas tout! Il y a tout le reste que je ne développe pas...
Bon ben zut, tu viens de tuer dans l’œuf la formule magique de l'amour sauce MBTI laughing

Et oui, comme j'aime lui répéter à chaque occasion : "il n'y a pas que ça dans la vie, il y a le sexe aussi!" Very Happy

Merci à toi

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reset
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Ven 22 Mar 2013, 12:46

c'est bôooo

Spoiler:
 

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Bonne journée à toi Invité !  Angel 
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redwitch
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Ven 22 Mar 2013, 21:41

@reset a écrit:
c'est bôooo

heu... je me dois d'être franc... Je ne voudrais pas être mal compris...
Personnellement je suis en pleine période de remise en question de notre couple depuis quelques mois... confused
Il y a certains comportement que j'ai du mal à supporter mais le pire je crois c'est les frustrations, les manques...
Donc ne vous y méprenez pas, ce n'est pas rose, ce n'est pas facile... No

C'est en partie pour cela que je m'intéresse à l'application du MBTI au couple et que j'échange sur le sujet...

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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Sam 23 Mar 2013, 01:58

Merci pour ce témoignage, beaucoup de personnes en sont à ce stade on dirait par ici... et si chacun doit trouver ses propres réponses, ça peut aider au moins à accepter tout simplement déjà de se poser toutes ces questions. Sans se sentir illégitime dans la démarche, sans culpabiliser (je parle des couples qui s'aiment - peu importe la nature de ce lien d'amour (tendresse, amour profond, familial etc) - ont parfois des enfants, mais qui sont... frustrés, c'est le terme clé)

Reconnaitre et identifier ses besoins réels, pour voir ce qu'on peut attendre de soi dans un premier temps, puis de l'autre (faut-il en attendre quelque chose déjà?) c'est un joli programme silly

Et je ne pense pas que ces difficultés soient liées essentiellement aux profils; bien sur INTP/ESFJ (super bien décrit je trouve) ça donne une composition de paramètres assez compliqués à gérer pour en arriver à l'altérité (concernant l'acceptation de l'ambivalence, je me dis qu'on y arrive bien au contraire les premières années) (pendant la phase de croissance initiale, et jusqu'au stade ou chacun a trouvé des compromis pour surmonter ça, comme ici, et s'enrichir des différences de l'autre)

C'est facile en effet de s'entendre dire "on ne doit pas changer l'autre, on ne peut pas changer l'autre, il faut accepter la différence". Ou se trouve la réponse à la frustration dans ce type d'affirmation, avec laquelle on est je pense tous d'accord ou presque, une fois qu'on a vécu plus de dix ans avec quelqu'un, qu'on aime profondément? (aimer et être frustré n'est pas incompatible) (aimer et apprécier la complémentarité de l'autre non plus).

L'ambivalence, à ce stade, elle est quasiment acquise. Mais... arrive la crise du milieu de vie. Les paramètres sont bousculés, on a plus les mêmes attentes.

Vouloir progresser, se développer, s'épanouir dans un fonctionnement différent de ce que l'on a déjà connu (et que l'autre ne connait pas encore, pour cause: on se découvre soi-même), est-ce possible de le partager à deux et de faire évoluer l'équilibre du couple en conséquence de ces NOUVEAUX besoins? (jusqu'alors complètement différents!) (il en faut des années, pour trouver l'équilibre en acceptant les différences de chacun)

Au début, on accepte pas mal de changements, pour aboutir à l'harmonie, à un équilibre satisfaisant au quotidien, pour faire plaisir à l'autre (qui nous le rends bien). Et puis ça devient pas si terrible que ça.

Mais à long terme, accepter les différences, c'est pas se forcer à porter une cravate à un mariage pour faire plaisir à l'autre quand ça vous coute à présent un bras par exemple (ça allait au début ça). Imaginez que votre chemin de développement personnel vous amène à vous découvrir un nouveau style vestimentaire (beaucoup plus personnalisé) et que le fonctionnement de l'autre (mettons au hasard basé sur les conventions sociales) fait qu'il a honte à présent de sortir avec vous? (exemple: vous portez une chaussette bleue et une chaussette rouge, avec un superbe poncho péruvien, et ça vous épanouit, c'est VOTRE style). Vous faites quoi? Vous continuez à faire semblant et à renier vos besoins vestimentaires pour faire plaisir à l'autre, pour le rassurer? (parce qu'il en souffre vraiment: et vous aimez pas ça)

Pour les personnes ESFJ que je connais, ce n'est pas facile de vivre avec des gens hors conventions sociales, parce que leur image personnelle est directement reliée à celles de leurs proches. Elles n'ont pas honte de votre nouveau style, ni de vous, elles souffrent juste des retours sociaux que ça peut provoquer. Une piste de NOUVEAU compromis, qui prendrait en compte les besoins de chacun, pourrait être de faire un travail de distanciation de soi-même vis à vis des normes sociales et de l'image de ses proches... et pour son ami fan du Pérou, de lui laisser ce temps?

Rien que ça déjà je trouve ça pas mal, car les deux souffrent moins (sans faire d'efforts qui amène à renier ses propres besoins pour faire plaisir à l'autre). Au bout de 15 ans, se renier, c'est plus trop possible...

La petite note d'espoir: j'ai connu une ESFJ centenaire, elle avait laché prise en partie sur toutes mes "bizzareries d'INFP", je continuais quelques efforts à l'extérieur, mais j'étais libre d'être totalement moi même la plupart du temps... elle avait masterisé la plupart de ses fonctions je pense, qu'elle activait en fonction du contexte, donc même sous stress ça partait quasi jamais en cacahuète.... elle m'a apporté énormément de choses (j'adore le fonctionnement de base ESFJ pour tout ce que ça me rappelle à la base, mais je l'aurais connu quand elle avait 30 ans, j'en aurais bavé autrement plus je pense Very Happy ) (et elle aussi). De fait, j'en bave un peu la dessus avec mes amis ESFJ parfois (je vois tout à fait ce que tu décrit... même si moi je l'ai pas vécu en mode couple) (j'ai vécu + de 10 ans par contre avec une personne en mode ISFJ, le fond n'est pas le même, mais la forme en terme de compromis / attentes différentes, pareil)

Je sais jusqu’où ce "profil" peut aller (j'aime pas dire ça, ça fait généralité, désolée; mais elle était incroyable), avec le temps, de l'introspection, l'expérience... et c'est fabuleux. On peut vraiment trouver des solutions, sans se renier, ni d'un coté ni de l'autre, mais ça demande une grosse grosse étape de travail sur la frustration (mutuelle si possible) (que faire quand l'autre est tout à fait content comme ça, quand nous on est frustré? scratch ).

Est-ce que cette "crise du milieu de vie" touche l'équilibre des "vieux" couples systématiquement? Smile

J'ai trouvé des pistes d'éléments intéressants ici: http://www.atlantico.fr/decryptage/crise-quarantaine-est-elle-inscrite-dans-nos-genes-lisbeth-von-benedeck-575466.html

Oui, la crise du milieu de vie se manifeste également de manière hormonale. Il faut savoir qu'il y a deux moments charnières dans notre vie : la première crise est celle de l'adolescence et la seconde la crise de la quarantaine. En effet, ces deux moments de la vie correspondent à deux portes d'entrée, la première qui se tourne vers son identité sociale et qui s'élabore grâce au contact avec le monde extérieur et ensuite, la deuxième est plutôt une porte qui invite à une identité plus complète et plus intérieure, qui vise à se tourner vers soi.

Les premières années, on expérimente la fusion, puis on supporte l'ambivalence (en apprenant à gérer la distanciation, en développant l'autonomie affective...). Si le couple est solide, que les deux s'aiment profondément, et sont assez équilibrés (je ne parle pas des couples qui fonctionnent en mode dominant / dominés, ou qui sont tombés dans le piège de l'indépendance affective, pour continuer à se supporter hein), en arriver à l'altérité n'est pas une mince affaire, à cause de cette crise du milieu de vie...

La personne s'est re-définit.... en étant plus authentique, plus proche de ce qu'elle est réellement, en ayant plus confiance en elle, elle va forcément avoir des nouveaux besoins d'épanouissement personnel sociaux... qui intègre une nouvelle définition du mode couple.

Un autre lien qui explique ça mieux (je le mets pour ce passage extrait ci dessous), à la lumière d'un peu de psychologie: http://www.psycho-ressources.com/bibli/mon-conjoint.html

J’avais épousé ce qu’il me semblait être un « bon conjoint idéalisé ». Mais je dois accepter le fait que mon « conjoint réel » n’est pas « tout bon » (ni d’ailleurs « tout méchant »). L’être aimé à la fois me donne et me frustre (...) « Ce n’est qu’au-delà de cette acceptation du réel que le plaisir et la satisfaction redeviennent possibles, car c’est en dernier ressort la résistance à la frustration qui conditionne notre aptitude au bonheur », dit Freud.

Je sais que notre lien amoureux inclut l’amour et la haine, la fusion et l’agressivité, et j’accepte cette ambivalence, car les bons moments où je revis l’extase de la fusion amoureuse (l’intimité sexuelle par exemple) sont plus intenses que les mauvais. C’est ce qui fait que dans mon couple les pulsions de vie, d’amour ont le dessus sur les pulsions de mort, de destruction.

Un couple mûrit lorsqu’il intègre ces réalités. Il perdure lorsqu’il apprend à passer continuellement de la fusion (sexuelle, affective…) à la distanciation, de la dépendance à l’autonomie et réciproquement. Car le désir renaît sans cesse du manque, et s’il n’y a pas de manque, si on est toujours ensemble, dans la fusion, le désir s’éteint.

Mais que se passe-t-il si le couple n’y parvient pas ? (...) Si je n’arrive pas à passer du stade des clivages au stade de l’ambivalence ? (...) Je me sépare donc de lui, et je me remets en couple avec quelqu'un d’autre. Cette fois, c’est sûr, ce sera le bon ! Mais tôt ou tard le même problème se reposera avec lui, et avec d’autres encore éventuellement.

Ou alors, en nous disant « Ça va souder notre foyer», nous décidons d’avoir un enfant. En réalité nous transférons sur ce dernier cette quête de fusion parfaite, mais la venue d’un enfant n’a jamais fait passer un couple du stade infantile au stade adulte.

C’est un des rôles d’un conseiller conjugal ou d’un psychothérapeute que d’aider les époux à ne plus vivre d’images idéalisées, mais à accepter la réalité de l’autre tel qu’il est.


Les moments de plaisir mutuels, de complicité, de tendresse, sont-ils plus ou moins important que les frustrations? Est-il possible de re-définir les paramètres de la relation, d'une façon acceptable par les deux partenaires? (attention, pas en forcant l'autre à faire compromis qui ne lui plaisent pas) (ça c'est foireux à long terme je trouve... c'est un manque d'acceptation de l'autre tel qu'il est)

J'étudie de mon coté le paramètre du compromis en accord avec la nature profonde de chacun (des choses auxquelles on ne pense pas par habitude)

Mais surtout, j'expérimente une nouvelle façon de gérer la frustration: apprendre à s'aimer quand on se trouve nul, blessant, qu'on s'en veux de se poser des questions, de faire de la peine sans le vouloir, etc etc (mais ça, c'est peut-être plus un truc d'INFP, je ne sais pas)

En effet, quand on souffre de ça, que fait-on? On essaye de réparer ses conneries, on s'explique, on se justifie, on se légitime comme on peut, on culpabilise.

C'est bien, ça veux dire qu'on a une moralité, qu'on tient à son prochain (surtout si c'est son partenaire, qui le vaut bien, et qu'on aime depuis des années); mais, pourquoi ne pas faire à soi, ce qu'on ne veux pas que les autres ressentent?

A savoir se consoler soi-même, écouter sa propre souffrance, accepter de blesser l'autre (sinon on se renie soi même, et on va encore plus chercher du réconfort chez un tiers potentiel) (je me disais ça l'autre jour, après avoir blessé une personne que j'appréciais sans le vouloir, du fait de mes différences uniquement et de mon incapacité à n'accepter que ce qu'il pouvait offrir - j'étais dans le mode INFP sous stress élevé, bonjour le bouchage d'esprit - il m'a blessé sans le vouloir, j'ai sur-réagit). Et donc me voilà à me lamenter sur la peine potentielle que j'ai pu créé, avant de réaliser que ma peine à moi, personne s'en soucie; et que je me trompe surement sur sa souffrance, c'est une projection de la mienne... (ou pas, mais peu importe). Ca m'a fait un bien fou, j'ai pas cherché à me renier dans ma réaction primaire relativement désagréable pour lui... pourquoi n'aurais-je pas le droit d'être en colère, même si c'est parce que j'ai été à coté de mes pompes, et relativement injuste? (je m'aime quand même donc) (sinon qui va le faire?) (je ne veux pas aller chercher des gens qui se renient pour me supporter, et pour faire à ma place ce que je peux m'apporter seule en terme d'affect)

Y a la piste de l'expressivité de ses émotions pour réussir à ce qu'on surmonte nos blessures mutuelles en cas de clash (tout un art....)?

Je suis sure comme le dit le lien plus haut que la réponse se trouve dans la tolérance à la frustration. Est-ce que la confiance en soi est la clée? (c'est quoi la confiance en soi?) Est-ce qu'on laisse l'autre nous aimer à sa façon, et qu'on interprète son amour d'une façon prenant en compte l'altérité? (ou est-ce qu'on lui demande de nous aimer de la même manière que la notre... ce qui est une source de frustration)

C'est quoi tes frustrations principales? (nan: c'est quoi la frustration tout court selon sa définition personnelle) (en psychologie le sujet est passionnant, je planche la dessus ces temps ci) (je me dis que je ne comprends pas bien ce mot, qu'il faut que j'établisse ma propre définition pour avancer sur ce thème)

Je n'ai pas de réponses donc en ce qui me concerne (et je pars du principe que je ne peux pas en avoir pour les autres) mais je suis contente de trouver matière à débattre la dessus sur ce forum

J'aurais préféré t'envoyer ça en MP, mais je me dis vu le nombre de personnes concernées par le sujet que ça peut être mieux en public, et y aura peut-être d'autres témoignages qui feront avancer nos points de vue!

C'est pas facile de parler de tout ça Smile

Et ps, je note que l'INTP / INFP a un gros point commun sur ses attentes de couple si l'un des critères clés est la progression (même fonction intuition?); sauf que, si on fait des projections de soi sur l'autre, et qu'on attends de lui qu'il nous aime en mode basique (c'est à dire comme on aime soi même), sans dépasser ce cap, ça va forcément pas coller = frustration.

Donc, qu'est-ce que savoir être aimé? (et là j'ai eu le déclic perso: peut-être qu'en cas de blessure, ou/et quand on est pas content de soi, apprendre à s'aimer QUAND MEME, ça va libérer une autre façon de percevoir l'amour d'autrui?)

J'ai été aidé dans ce raisonnement par une partie de mon travail auprès de personnes souffrant d'un handicap communicationnel élevé, avec lesquelles je communique pourtant beaucoup, mais uniquement en mode émotionnel (communication non verbale). Et bien, on s'aime comme on est, on n'a pas d'attentes, je n'ai aucune frustration avec elles... et pourtant, on échange parfois pas un seul mot. On s'aime... authentiquement?

Le langage est source de malentendu, comme ils disent dans le Petit Prince...

Les attentes, qui sont directement liées à la frustration, sont aussi à définir Very Happy (faudrait faire une carte de mind mapping pour y voir plus clair dans tout ça) (un schéma?)

....yououuuuuuu, y a encore quelqu'un? C'est clair pour vous ce gros pavé? (je ne suis pas sure d'avoir expliqué les choses comme je le voulais)
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Sam 23 Mar 2013, 10:42

C'pas la durée qui fait un couple. 15 ans ? Et alors ?
J'connais des gens qui sont restés 40 ans ensemble et c'est pas pour ça qu'ils s'aiment vraiment. Parfois, c'est juste par intérêt.
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Sam 23 Mar 2013, 18:30

Guineapig a écrit:
C'pas la durée qui fait un couple. 15 ans ? Et alors ?

Bien sûr et je n'ai jamais dit le contraire... j'ai précisé 15 ans pour dire que j'ai du recul sur la question et que c'est pas d'un couple de 15 jours ni de 15 semaines ni d'un an dont je parle... Je n'ai rien voulu dire d'autres en précisant 15 ans...
La durée est une donnée : un couple évolue dans le temps... Il y a sans doute des périodes plus propices à la crise que d'autres...

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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Dim 24 Mar 2013, 20:55

Merci Lylortantyk de partager tes réflexions.

En tant que INTP et pour y voir plus clair, j’ai besoin de structurer un peu tout cela… Razz

1. INTP/ESFP (inutile de rappeler 15 ans, ça perturbe certains…) laughing

C’est bien le MBTI mais depuis que je me plonge dans l’étude des profils (je trouve ça génial et je ne suis pas prêt d’en sortir), je suis constament et inconsciemment concentré sur ses manières de fonctionner qui me déplaisent…

Je vous faits part de certaines idées d’INTP sur les ESFJ que j’ai développées par ailleurs :
Leur « présence dans le quotidien » est fascinante et rassurante surtout quand on a des enfants.
Cependant, intellectuellement, je m’ennuie avec elle… et son manque d’ouverture d’esprit. Tout est rapidement balisé et raccroché à ses principes. Ce qui est rassurant pour elle est un manque d’ouverture vers le possible…
Quand j’ai mon esprit rassasié d’analyses du monde et des possibilités, quand j’ai juste envie de profiter du présent, le courant passe et la relation est sereine. Mais la plupart du temps, mes élans sont coupés courts, mes attentes ne sont pas rencontrés… la frustration est là. Elle est intelligente mais c’est son manque d’ouverture (ses principes auxquels elle se raccroche) et son orientation passé/présent qui restreignent ses propos et la rendent si prévisible.
Ce qui me trouble, c’est que quand je suis spontanément attiré par une autre femme, elle est souvent ES… Je sais qu’elle me fait du bien pour la complémentarité qu’elle m’apporte et surtout le fait de me faire bouger, et de me dynamiser. Mais je devrais peut-être prendre mon indépendance vis-à-vis de cela pour me libérer indirectement de ce qui ne me convient pas (j’anticipe sur la troisième partie de ma réponse).


Cette relation avec des alterances de fascination et de frustration n'est certainement pas l'exclusivité aux INTP/ESFJ...

Alors encore une question qui en découle, y a-t-il un profil qui convienne mieux aux INTP (et réciproquement, càd que les INTP doivent leur convenir)… ? Il y a peut-être un créneaux à prendre pour ceux qui ont l’esprit d’entreprise : « Agence matrimoniale basée sur le MBTI » ou encore « MBTI-Meetic »… La valeur ajoutée serait de prendre en compte la compatibilité des différents profils… Praying

2. La crise de la quarantaine

Super intéressant ton article sur la question et je m’y retrouve !

Citation : Dans la première partie de notre vie, nous faisons tout pour construire une identité autour de certains repères (le travail, la famille, les enfants, le couple...). C'est une conquête pour faire sa place dans le groupe humain auquel nous appartenons. Dans la deuxième partie de la vie, nous allons davantage nous tourner vers nous-même pour faire émerger toutes les dimensions de notre être qui ont été ensevelies et qui n'ont pas été utilisées dans cette quête de paraître pour créer notre place au sein de la société.

Il s’agit avant tout d’un travail sur soi-même ! Il faut en prendre conscience parce que nous avons tendance à ce moment-là de remettre tout en question et d’accuser ce qu’il y a autour de nous : travail, conjoint, parents, enfants, amis… Notre vie entière et nos choix sont remis en question. On cherche partout des pistes pour aller mieux alors que ça se trouve en nous avant tout !

3. L’évolution du couple qui en découle

On a besoin d’évoluer soi-même ce qui perturbe son conjoint et influence la stabilité du couple.

Le chemin passe par plus d’autonomie affective, par un travail sur soi-même.

Et ton deuxième lien sur l’ambivalence est ici super intéressant. Quand on voit les jeunes couples qui s’aiment de manière fusionnelle, on se dit « merde, je ne connais plus cela, c’était pourtant tellement bon… ». Mais ce n’est pas comparable… nous sommes à un stade différent et si on choisit de recommencer une nouvelle relation, on se retrouvera tôt ou tard dans la même situation ou alors nous abdiquerons à nouveau en recommençant encore et encore un nouveau couple…

Citation : Il nous faut accepter et intégrer cette ambivalence amour/haine. Si nous n’admettons pas notre pulsion d’agressivité et de mort, nous ne pouvons pas vivre non plus notre pulsion d’amour et de vie. Mais si nous trouvons le compromis entre la sexualité agressive, dangereuse, et celle qui rend heureux, soigne et guérit, nous trouvons notre équilibre amoureux et affectif.

ça fait pas mal de choses à assimiler et à cogiter... Shocked

Bonne soirée

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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Dim 24 Mar 2013, 21:17

@redwitch a écrit:
"Il nous faut accepter et intégrer cette ambivalence amour/haine. Si nous n’admettons pas notre pulsion d’agressivité et de mort, nous ne pouvons pas vivre non plus notre pulsion d’amour et de vie. Mais si nous trouvons le compromis entre la sexualité agressive, dangereuse, et celle qui rend heureux, soigne et guérit, nous trouvons notre équilibre amoureux et affectif.[/i]


Comment ça il faut trouver un compromis entre la sexualité agressive, dangereuse et celle qui rend heureux, soigne et guérit, pour trouver son équilibre amoureux et affective ?

Pourquoi en "sexualité" ? Alors tous les couples devraient avoir le même genre de rapport ? Je trouve ça bizarre ce qui est dit Suspect

En fait je cite Redwitch, mais la question ne s'adresse pas directement à lui.
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Lylortantyk
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Dim 24 Mar 2013, 22:14

Pour comprendre cette phrase, faut s'intéresser aux schémas de répétition en amour, issus des concepts de la psychanalyse (?) (il y a un bouquin de vulgarisation pas mal, le plus clair que j'ai lu sur le sujet de Nasio: "l'inconscient c'est la répétition", pour ceux qui n'ont pas le courage de s'attaquer directement aux ouvrages sources)

Il en a fait un autre aussi, "le plaisir de lire freud", qui explique la différence entre besoin/désir (sexuel) / amour et fusion...

Ce que je comprends de tout ça, c'est qu'on est amené à répéter dans nos relations amoureuses un certain schéma... (voir aussi la psychogénéalogie - cf "aie nos ancêtres").

Nos rencontres amoureuses seraient le fruit d'un appel mutuel inconscient de nos "enfants intérieurs", et nous éclairent sur une problématique que l'on a pas su résoudre enfant (un peu comme les rêves récurrents en situation de stress post-traumatique)

Normalement, ça va finir en jus de boudin plus d'une fois (et on choisira le prochain partenaire en fonction de ça: soit le contraire, soit le même mode, etc) jusqu'à ce que la pulsion de mort bascule plus souvent en "pulsion de vie".... (et donc vers l'altérité, plutôt que vers la blessure de la différence et la rupture)

A chaque fois qu'on se sépare, cela procure un soulagement, un apaisement, c'est ce qui est recherché... on "revit" ce qui s'était produit.... et hop on recommence. Et rebelotte. Et l'entourage lui bien souvent voir très bien comment ça va se finir avant nous silly (mais on ne l'écoute pas, c'est une force attractive trop puissante)

Au bout d'une longue succession "d'échecs" similaires, la personne, avec un peu de chance, va finir par vouloir sortir du système (c'est souvent à ce stade qu'on atterrit chez un psychologue / coach, thérapeute x ou y)

Il semblerait qu'on puisse ne pas faire ça toute sa vie ("compulsion de répétition"), mais surmonter le traumatisme initial un jour... la prise de conscience (pourquoi est-ce que je m'oriente vers des relations foireuses, qui me font souffrir tot ou tard?) va amener la personne (via n'importe quel type de thérapie: de la psychologie analytique à celle comportementaliste, ou en psychanalyse, chacun sa méthode...) à surmonter l'évènement à l'origine de ces choix relationnels douloureux.

Cela permet ensuite de s'ouvrir à des relations plus "constructibles", plus épanouissantes, plus durables; ça peut se faire aussi avec le partenaire actuel, si lui aussi prends conscience de son schéma.


Quelques extraits glanés sur le web:


Pulsion de vie et pulsion de mort sont antagonistes et indissociables. http://www.psychiatriemed.com/textes/42-dr-anne-lorin/86-les-etapes-du-developpement-affectif-de-lenfant-illustrees-de-dessins-dr-anne-lorin-.html

Au-delà de leur différence, pulsion de vie (augmenter la tension) et pulsion de mort (retour à la tension zéro) ont un trait commun : elles tendent à reproduire, répéter une situation passée : plaisante ou déplaisante. La tendance à la répétition des échecs et des souffrances – compulsion de répétition - s’explique par cette compulsion à reprendre ce qui n’a pas été achevé, avec la volonté de le compléter


Un lien intéressant sur la répétition des schémas de vie: pourquoi est-ce si difficile de changer? http://www.scienceshumaines.com/pourquoi-est-il-si-difficile-de-changer_fr_23783.html

Le modèle du couple parental et son influence: http://suite101.fr/article/les-schemas-de-repetition-dans-le-couple-comment-en-sortir-a11003

Mais encore mieux, plutôt que mon résumé un peu pourri plus haut: http://www.franceinter.fr/emission-un-psy-dans-la-ville-l-inconscient-et-la-repetition (explication en live de la répétition par Nasio, sur france inter) "je répète donc je suis" Y a chaque mot clés évoqués dans le paragraphe cité par Redwitch.

Pour relier tout ce charabia de psy à la situation évoquée par Redwitch, je dirais qu'on peut faire un paraléllisme par rapport aux frustrations engendrées par chaque combinaison de couple... combinaison qui n'est pas si anodine et liée au hasard?

Les psy évoquent souvent le fait qu'on recherche chez son partenaire une partie de la "mère idéale" (pas forcément celle qu'on a eu, mais celle qu'on idéalise) + une partie du père, sur le fonctionnement.... (profils MBTI inclus?).

On saupoudre ça avec le modèle parental qu'on a eut sous le nez (parents fusionnels? dominant/dominé? etc?), et ça nous donne un cocktail de paramètres qu'on va rechercher inconsciemment chez l'autre (qui possède bien souvent le même schéma, mais inversé............ et complémentaire)

On va revivre des situations vécues dans l'enfance (notion de transfert à étudier également, et de contre-transfert). On "reconnait" l'autre instinctivement comme une partie de soi... c'est comme si on l'avait toujours connu Smile

La relation va nous permettre de rejouer des choses, d'avancer sur nos schémas de vie respectifs... mais que restera-t-il de la relation, une fois qu'on aura atteint l'objectif initial? Les mêmes frustrations avec quelqu'un d'autre, bien souvent.... (genre on voulait quelqu'un qui nous complète: super, on est gatés; mais du coup, on est incompris...) (on voulait quelqu'un qui nous comprenne? super, mais du coup on se sent incomplets....)

D'ou qu'à un moment on fait le bilan, et on se dit stooooooooooooooop sur les attentes rapport à l'autre! Quelle est ma quête du graal? De quoi suis-je capable moi même? (ne puis je pas m'apporter seule ce que je reproche à l'autre de ne pas avoir?)

Et à ce moment là, on est plus dans la "pulsion de vie"... on apprends à surmonter l'ambivalence, à l'apprécier; la pulsion de mort étant de rejouer continuellement le même échec, d'objetiser l'autre, pour se soulager? (les deux sont indissociables, mais l'une prends souvent plus le dessus sur l'autre)

J'en viens à me dire que par défaut, PERSONNE n'a confiance en soi, ne se connait bien, et qu'on est tous dans ce mode, de façon plus ou moins longue...?
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Dim 24 Mar 2013, 22:42

J'crois pas qu'il y aille de types réellement plus compatibles que d'autres. Il va toujours y avoir des points positifs et négatifs et ça dépand de chaque individu de juger de la sévérité de ces points pour lui même.

D'un autre côté, je ne vois pas non plus pourquoi un couple devrait durer jusqu'à la mort non plus.

J'crois qu'on change effectivement tout au long de notre vie et donc nos besoins (jumains, affectifs, matériel, culturel, etc.) changent aussi et j'pense qu'il est fort possible que ces changements (vécu personellement par les 2 partis) font que la relation qui était fondamentalement positive, ne l'est plus autant. Les raisons d'être ensemble peuvent ainsi s'invalider et je ne vois vraiment pas en quoi ça n'est "pas correct" de se laisser après x années.

J'crois que ça risque d'être encore plus "intense" (ce clash de changement d'intérêts; ce switch à la fonction inférieure) avec des couple de types différents. Déjà qu'on est nous-même en terrain étranger et qu'on est "contre-nature" selon la vision qu'on a toujours projeté... Si ça arrive aux 2 plus ou moins en même temps, ça risque de chambouler pas mal l'acceptation mutuelle.

J'pense pas non plus que les couples d'un même type soient préférables de par leusrs problèmes communs. Bien que j'crois que la crise "de la quarantaine" risque de moins compliquer le couple, mais uniquement si les 2 partis passent à l'inférieure relativement en même temps. Sinon on risque de trouver que notre partenaire a tout simplement disjoncté et qu'il est de retour en enfance.

Mais faut quand même se rappeler que ces changement ne sont pas réellement des changement, mais plutôte évolution des priorités. Chaque individu reste lui-même quand. Ça ne se passe pas du jour au lendemain. C'est une transition "invisible" pour celui qui la vie, mais pour les autres, il y a toujours un point où il se rend compte du changement et ça semble "soudain" pour lui.

Accepter l'autre comme il est devrait inclure, si on veut faire perdurer son couple, accepter l'autre comme il sera aussi parce qu'on est tous en constante évolution. Mais on vie tous au présent, peu importe où (quand) on prête notre attention et donc l'important, selon moi, est est-ce que la relation vous convient présentement?

Qu'elle était merveilleuse, si ça ne va plus, n'a pas réellement d'importance pour décider si on veut continuer. Et vivre une relation de stress et frustrations dans l'idée qu'on va arranger les choses est complêtement ridicule.

Ça ne veut absolument pas dire de ne pas faire d'effort! Mais, quand c'est le cas, faut se laisser réaliser qu'on pousse sur un mur et qu'il ne bougera pas et passer à autre chose. Là encore, pousser sur un mur peut être une forme d'entrainement. Tant qu'on garde en tête la futilité d'essayer de bouger l'mur...

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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Lun 25 Mar 2013, 00:11

@redwitch a écrit:
Quand on voit les jeunes couples qui s’aiment de manière fusionnelle, on se dit « merde, je ne connais plus cela, c’était pourtant tellement bon… ». Mais ce n’est pas comparable… nous sommes à un stade différent et si on choisit de recommencer une nouvelle relation, on se retrouvera tôt ou tard dans la même situation ou alors nous abdiquerons à nouveau en recommençant encore et encore un nouveau couple…

Je suis complètement d'accord avec toi et ton analyse, je te rassure je passe un peu aussi par là alors que j'ai un profil différent du tien.

La fusion donne des émotions très intenses mais ne peut pas durer dans le temps, ça ne fonctionne qu'au début. Et finalement, ce que l'on trouve "si bon", ce ne sont que nos propres émotions/sensations sublimées par l'autre, mais l'autre quel qu'il soit : ce n'est pas ce qu'il EST qui compte mais ce qu'il DONNE. C'est ce que les grecs ont nommé Eros (vous trouverez des choses sur internet en tapant Eros, Philia et Agape, c'est l'amour émotionnel). En gros, on a les yeux fermés et on profite de ce qu'on ressent, ce qu'on nous donne et qu'on donne (avec qui, peu importe finalement).

Passé ce cap, on commence à ouvrir les yeux et voir l'autre tel qu'il EST (nature profonde = bienveillance, affection... pas les comportements qui changent), et on passe à l'épreuve du Philia (amour sentimental, ou amour filial, fraternel...).
C'est là que de nombreux couples cassent pour retourner à la case départ Eros (qui est vu par notre société comme le vrai amour, ça n'aide pas vraiment les choses). Viennent alors les compromis inévitables, les doutes d'être avec la bonne personne et toutes les questions qui s'en suivent. Tout cela tombant en plus autour de la quarantaine, on remet en question notre avenir puisqu'on a l'impression que si il y a changement de vie, on doit la refaire maintenant (avant qu'il ne soit trop tard)

C'est là qu'a choisit de se réveiller notre partie qui était jusqu'alors en veille. On se sent incomplet, sous l'armure de paraitre qu'on s'est construite jusqu'alors, frappe de plus en plus fort quelque chose qui demande alors qu'à sortir, tout ce sur quoi on a dû faire l'impasse (car sans doute pas adapté à notre vie d'avant et qu'on a voulu laisser de coté) mais qui fait partie de nous quand même. On a alors l'impression que c'est l'autre qui n'a sans doute pas su nous donner tout ce dont on avait besoin (d'où le doute de trouver quelqu'un d'autre) et que c'est pour ça que l'on se sent incomplet. Mais comme tu le dis, tout ce qu'on cherche est en nous, il faut l'écouter, l'identifier et l'exprimer pour le faire sortir (et pas s'attendre à ce que quelqu'un nous le révèle).

On doit alors s'accepter complètement (ça c'est la théorie), ce que l'on voit comme des défauts surtout, pour s'aimer tel qu'on est (on aime bien l'autre tel qu'il est logiquement alors pourquoi pas soi-même ?). Alors, on fait des erreurs, voire des grosses conneries, ben oui on est manche, on fait pleurer les autres, on se trouve méchant, on les met en colère, on se trouve nul....on aimerait être autrement, ben oui mais on est pas quelqu'un d'autre et c'est comme ça! Alors on est pas parfait (loin de l'idéal que l'on voudrait) et ben va falloir s'y faire. Bon en gros, faut apprendre à s'aimer tout simplement, pas comme on sera quand on aura changé (et qu'on sera tout beau, tout parfait) mais comme on est maintenant.

Alors à ce moment là, on arrive à aimer l'autre tel qu'il EST aussi avec ses défauts (il y aurait une justice, si nous on a lâché l'affaire, l'autre il a bien le droit aussi) mais aussi en voyant ce qu'il nous apporte et que l'on ne pourrait pas forcément trouver chez quelqu'un d'autre (faut surtout pas l'oublier). On apprend à aimer sans attendre en retour (le don gratuit idéalement qui nous satisfait simplement) : tout ce que l'on fait pour autrui (aimer, donner, aider, ...) et pour lesquels on est frustré ou déçu, c'est forcément qu'on l'a fait en attendant un retour de sa part (reconnaissance, amour, ou tout simplement attention..) et même si on en a pas conscience sur le moment. (n'êtes-vous pas déçu quelquefois si personne n'a commenté votre post ? moi oui, un peu quand même, mais je sais maintenant que c'est pas à cause des autres^^)

C'est alors Agape (amour inconditionnel, amour sans retour, amour existentiel), qui fait qu'on aime l'autre parce qu'il est lui-même et qu'il existe pleinement. C'est un peu l'idéal de l'amour qu'un parent donne à ses enfants, il les aime non pas par continuité de son moi, mais juste parce qu'ils choisissent leur propre voie et qu'ils s'épanouissent (les enfants sont des flèches vivantes, les parents sont l'arc qui les projettent et les guident, mais quand elles ont pris leur envol, elles choisissent elles-même les cibles qu'elles vont atteindre). Une fois cette étape atteinte, le couple peut revivre Eros s'il le désire ( c'est la différence entre le besoin (que l'autre doit satisfaire sinon frustration) et le désir qui peut ne pas être combler, sans frustration)

En ce qui concerne les profils à mettre en relation pour que ça marche, je pense que de toute façon il y a 2 possibilités :
- les personnes ont le même profil exactement (voire même les mêmes valeurs, même éducation..) et on se reconnait en miroir de l'autre : on fuit, on se repousse (je pense que ça fait peur de se voir dans quelqu’un d'autre alors qu'on pensait être unique, et que c'est se qu'on pensait faire notre force). C'est même assez narcissique d'aimer l'autre parce qu'il est comme nous.
- les personnes ont au moins une lettre de différence (ou des valeurs et autres si même profil) et il va de toute façon y avoir des compromis à faire, des déceptions sur les points qui ne sont pas en commun....
C'est ma façon de voir.
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Lun 25 Mar 2013, 00:40

Citation :
faut se laisser réaliser qu'on pousse sur un mur et qu'il ne bougera pas et passer à autre chose. Là encore, pousser sur un mur peut être une forme d'entrainement. Tant qu'on garde en tête la futilité d'essayer de bouger l'mur...

Ah ça, le fameux mur.... c'est clair que parfois on a beau faire tout ce qu'on peut, il bougera pas. Je me suis tapée la tête plusieurs fois comme ça sans succès, malgré ma ténacité.. pour ça que je me dis à un moment faut arrêter.... et rester au pied du mur pour faire un break (murs qui finalement n'est jamais que le même partout) (je parle du mur dans son concept global, pas d'une personne en particulier) (je sais que si je change de personne, ça fera pareil au bout d'un moment, ça ne m'intéresse plus)

Du coup j'étudie les fondations du mur, la taille des briques, pourquoi il apparait toujours au même stade, tout ça tout ça...

Citation :
(on aime bien l'autre tel qu'il est logiquement alors pourquoi pas soi-même ?)

J'ai eu le même déclic il y a peu...

Citation :
(n'êtes-vous pas déçu quelquefois si personne n'a commenté votre post ? moi oui, un peu quand même, mais je sais maintenant que c'est pas à cause des autres^^)

Pareil en amour pour moi: le don gratuit d'amour, sans chercher forcément de retour... (enfin en théorie, je cafouille encore dans la pratique)

Si personne commente mes posts je m'en fiche un peu sur le plan narcissique, si y a des retours, tant mieux sinon et bien c'est pas en ne disant rien qu'il risque d'y en avoir (et si j'ai en retour des remarques potentiellement perçues comme agressives, je me dis toujours que c'est la personne en face qui est blessée, je ne lui en veux même pas) (ça lui servira peut être de révélateur?) (et réciproquement, si jamais quelqu'un me blesse indirectement, je me demanderai pourquoi - sans lui en vouloir non plus)

Citation :
C'est alors Agape (amour inconditionnel, amour sans retour, amour existentiel), qui fait qu'on aime l'autre parce qu'il est lui-même et qu'il existe pleinement. C'est un peu l'idéal de l'amour qu'un parent donne à ses enfants, il les aime non pas par continuité de son moi, mais juste parce qu'ils choisissent leur propre voie et qu'ils s'épanouissent (les enfants sont des flèches vivantes, les parents sont l'arc qui les projettent et les guident, mais quand elles ont pris leur envol, elles choisissent elles-même les cibles qu'elles vont atteindre). Une fois cette étape atteinte, le couple peut revivre Eros s'il le désire ( c'est la différence entre le besoin (que l'autre doit satisfaire sinon frustration) et le désir qui peut ne pas être combler, sans frustration)

C'est beau Smile (la théorie silly )

Je vais explorer cette façon de voir les choses...

Eros pourrait donc revenir, chez les vieux couples, une fois passées toutes ces étapes préliminaires?

C'est le stade ultime pour moi ça.... rompre le schéma de répétition (menant toujours au mur...), et s'épanouir dans l'amour de soi, avec une autre personne qui elle aussi aura appris à s'aimer elle même (avant de demander à un autre de le faire à sa place - car il ne pourra que mal le faire du coup... = frustrations = mur)

C'est peut-être bien le travail de toute une vie, à la lumière de plusieurs rencontres...
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Lun 25 Mar 2013, 19:26

Très intéressant Lylortantyk !! Vraiment je crois que c'est un des meilleurs post que j'ai lu jusqu'ici (enfin pour moi), je ne suis pas très en forme ce soir, mais dès que je peux je finis de lire les liens. Ca en fait de la lecture !
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redwitch
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 12:17

Il n'y a pas longtemps que je suis inscris sur ce forum et l'euphorie du début fait place à un peu de découregement... Je voudrais tout lire rapidemment, tout assimiler avant de pouvoir faire des commentaires et puis aussi pour pouvoir "mettre en pratique".

Bon du calme. C'est un travail de longue haleine et le principal n'est pas le bout du chemin mais plutot de cheminer!

J'aimerais lire davantage de récits d'éxpérience, de concrets... avec des références à la théorie d'accord mais bon... nous sommes trop théorique et à la veille de notre mort, le risque n'est-il pas de se dire, "merde, avec mes put* de théories à la c*, j'ai oublié de vivre et d'expérimenter".

Je ne réponds pas aux derniers messages parce que ça part un peu dans tous les sens au niveau théorique et je n'ai pas encore pris le temps de lire tous les liens et d'y réfléchir...

Comme bcp d'INTP (j'en ai un peu marre de tjrs parler co si on était tous les mêmes mais bon, force est de constater qu'on a beaucoup de points communs), j'éprouve des difficultés à bouger, à faire, à sortir, à concrétiser... Et je me dis souvent qu'il me faudrait des coups de pieds au cul! ou un coach qui est là pratiquemment en permanence pour me stimuler, me motiver...

Mon couple est en crise et les reproches qui me sont faits sont : je critique beaucoup (négativement) mais ne complimente pas, je parle assez peu et pas du tout de mes sentiments... Bref, vous voyez je crois. Ma femme est en détresse par rapport à cela, très frustrée. Je ne me rendais pas compte que c'était à ce point là mais des discussions assez dures m'en font prendre conscience.

C'est très difficile de me connecter à mon F! Donc j'envisage de me concentrer davantage sur mon S en espérant que cela m'aide à faire des connections avec mon F!

Et j'en reviens à cette difficulté qui me parait pourtant une clé : bouger, faire du sport, voir du monde, expérimenter... Cette difficultée a t'elle été abordée ailleurs? Sinon vous éprouvez la même chose?


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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 20:46

Oui, je pense qu'on a un peu tous les mêmes problèmes que tu illustres dans ta dernière phrase.

Le mot d'ordre va être très S : Si t'as envie de faire quelque chose, fais-le.
Bon, OK, comme ça, ça a l'air creux, alors je vais développer. Razz

L'attitude que j'ai adoptée est la suivante :
  • Tu as envie de bouger ? Bouge (soit entre potes, soit via des sites tels OnVaSortir, soit même faire des trucs en solo : cinéma, spectacle d'impro, théâtre, etc.)
  • Tu as envie de faire du sport ? Vois si dans tes cercles (personnels ou professionnels) il n'y a pas des personnes qui font un sport intéressant et qui pourraient t'aider à te faire découvrir (séance d'essai) et à t'inscrire... parce qu'on sait bien tous les 2 que le premier pas vers l'inconnu d'une salle de sport, y a rien de plus angoissant... Pis c'est juste pas drôle.
  • Tu as envie de voir du monde ? Bon là je suppose que tu as besoin d'un bon bol d'air : là encore OnVaSortir.

L'idée derrière mon message c'est que la peur de l'inconnu (et par induction des autres, des inconnus) va te faire t'arrêter, analyser, évaluer les risques et en définitive t'immobiliser.

Il faut te respecter, en t'entourant de personnes pour t'aider à franchir les étapes difficiles du saut vers cet inconnu.

Ça passe déjà par mettre de côté les peurs et par déterminer quelque chose qui pourrait être sympa à expérimenter.
Au niveau du sport par exemple : individuel ou collectif ? La réponse d'INTP va naturellement être "individuel", sauf quand tu te dis que ça pourrait aussi être l'occasion de faire partie d'une équipe et, à terme, les faire passer de la catégorie "inconnus qui font peur" à "collègues de loisir" voire, si t'es chanceux à "amis" pour quelques-uns d'entre-eux.

Tu ne vas pas être capable d'avoir 36 activités en même temps, donc concentrer un maximum de bénéfices dans un nombre réduit d'activité te sera favorable.
C'est très NT comme vision des choses, mais je sais ce que tu vis et je sais que ça te parlera.

Je me personnellement adonnée à un sport collectif parce qu'un ancien collègue m'a dit "Tiens, tu aimerais essayer *** ? On fait une initiation samedi".
J'y suis allé parce que j'avais besoin de faire du sport (et le jogging tout seul... au bout d'un moment ça m'ennuyait, c'est pas motivant) pour mon équilibre mental (m'aérer l'esprit).
Étant un sport de groupe, ça m'a aussi fait rencontrer d'autres personnes avec qui le temps a permis de développer une relation (ça s'est pas fait en 2 mois, hein, 'faut se donner le temps pour s'apprivoiser).

J'en suis rendu à : me bouger, étendre mon cercle relationnel m'aérer la santé (corporelle et mentale) et faire d'autres choses avec ce groupe grâce à une seule activité.
4 en 1. Plus blanc que blanc.

Il me reste encore du temps libre si j'ai envie d'aller boire un verre avec d'autres personnes de temps à autre et surtout il me reste plein de temps pour m'isoler et vivre mes loisirs derrière mon PC en étant tout à fait heureux d'être peinard.

Voilà, ça c'est ma vie, on s'en fout un p'tit peu, mais c'était pour montrer par l'exemple qu'en regardant autour de toi, tu vas pouvoir te dégoter des activités qui vont équilibrer ton quotidien.
La première étape est déjà de savoir ce que tu recherches pour ton équilibre et doser ces activités pour ta satisfaction. Si tu dois être dehors le soir 7j/7, tu sens bien que tu vas craquer très vite.
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 21:46

Suspect


Dernière édition par zizania le Dim 21 Avr 2013, 21:14, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 21:54

Je ne suis pas INTP donc je ne peux peut être pas comprendre ce que tu vis, mais c'est marrant car j'ai ressenti ce dont tu parles pas plus tard qu'hier soir.

Je trouvais que le forum était trop intellectuel, trop élitiste, trop théorique finalement et que jamais je ne pourrai passer toutes mes soirées dessus (pas que j’essaye d'ailleurs même si certains post sont bien intéressants bien sûr).

Et la réflexion que je me faisais aussi était que c'était bien joli toutes ces théories mais qu'à un moment il faut vivre, arreter de se poser trop de questions, se simplifier la tête, ça prend bien trop de temps sur tout le reste.

Je crois que bien souvent, il faut savoir accepter les choses comme elles sont sans essayer de comprendre (ce n'est pas facile pour autant). Plus on réfléchi, moins on agit (on laisse s'installer la peur des conséquences, les possibilités) et cela ne reste qu'au stade des hypothèses, alors qu'on pourrait agir sans réfléchir et réagir aux conséquences si besoin, question de confiance en soi je pense. Si on aime quelqu'un , on lui dit et faut faire vite avant de réfléchir^^.

Le forum m'a fait penser au film Dark City (c'est du pur ressenti perso), j'ai l'impression qu'on essaye de décortiquer le fonctionnement des humains pour trouver comment fonctionne l'amour par exemple, on essaye de comprendre ce qu'on arrive pas a faire (alors qu'il faut faire ce dont on a envie je pense), et on s'enferme dans notre tête pour trouver des réponses, comme dans une spirale sans fin mais, même savoir comment tout fonctionne nous aidera t-il à être mieux ?

Pour ma part, pour m'échapper de ma tête, je me recentre sur mon corps, mes sensations, donc effectivement je pense que faire du sport, du bricolage, du jardinage permet cela, de même que profiter d'une bonne douche tout simplement, écouter son corps, et écouter ses envies. Et ces petites choses, si je prends le temps, me permettent de mieux aller au quotidien, c'est reposant.
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 22:08

Citation :
Mon couple est en crise et les reproches qui me sont faits sont : je critique beaucoup (négativement) mais ne complimente pas, je parle assez peu et pas du tout de mes sentiments... Bref, vous voyez je crois. Ma femme est en détresse par rapport à cela, très frustrée. Je ne me rendais pas compte que c'était à ce point là mais des discussions assez dures m'en font prendre conscience.


Je comprends le sentiment d'urgence qui t'anime, redwitch...... Je ne sais pas si mon témoignage te sera utile étant donné que chaque relation est unique. J'ai été en couple successivement avec (sous réserve bien sûr en matière de typage Rolling Eyes ) un xSTJ (type 1) et un INFP (type 4).

Le premier m'a fait comprendre et le second m'a dit directement à maintes reprises que j'étais sans cœur silly . Tout cela parce que j'osais dire (métaphoriquement parlant) et ce le plus doucement possible, que 2 et 2 font 4 et que cela ne fera pas 5, quand bien même on le voudrait fort.

Mais ce n'est pas cela qui a posé problème. Mes 2 partenaires acceptaient relativement bien cet aspect de ma personnalité même si parfois, cela pouvait les choquer. Et puis, si je ne suis pas non plus très bavarde de nature et que je ne ponctue pas chacune de mes phrases par des "je t'aime" stridents Angel, je montre par contre assez bien mes sentiments par du non-verbal, des regards ou des gestes de tendresse.

Les problèmes ont commencé avec mon xSTJ quand il a voulu faire de moi, sa partenaire idéale. Par amour pour lui ou plutôt par dépendance Rolling Eyes (voir cette page en anglais sur la co-dépendance), j'ai essayé de me plier à ses exigences. Mais cela ne semblait jamais suffisant, d'autant plus qu'on a beau essayé, le naturel finit par revenir au galop immanquablement.

Je dis pas qu'il n'y avait pas des choses à revoir chez moi. Mais l'être parfait n'existe pas sur terre. Si vraiment les différences de son autre moitié qu'on trouvait tout à fait acceptables au début de la relation, sont devenues insupportables au fil du temps, alors, il faut se poser de sérieuses questions. On ne peut pas changer de personnalité sur commande. Pour avoir testé personnellement , le seul résultat qu'on a obtenu est qu'au final tous les 2, on en a souffert et que de toutes façons, mes efforts n'ont pas sauvé notre relation pale .

Pour ce qui est de se bouger, c'est un de mes grands défauts aussi Sad . Je note les bons conseils de LeConnardDuFond.
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redwitch
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 22:09

@zizania a écrit:

Pour dire : venir poster ici en public sur ta relation alors que probablement tu ne lui parles pas assez de tes ressentis, ben je trouve ça... dommage.

Je te rassure je ne vis pas que sur mon PC et j'ai une vie réelle bien remplie notamment avec elle.
Je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire...mais je réponds quand même.
J'ai du mal à exprimer mes sentiments et ça me préoccupe, j'aimerais m'ouvrir davantage à cette fonction de moi-même. C'est peut-etre incompréhensible pour qqun qui n'a pas cette difficulté mais c'est une réalité pour moi. Donc ça me fait du bien d'en parler, d'échanger mes expériences en la matière avec d'autres qui vivent la même chose... dans le but d'avancer. Je sens que ça m'aide. Le but étant bien sûr de mettre en pratique (pas le coté le plus facile mais il faut y aller...).

Alors, je ne vois pas où est le problème?

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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 22:17

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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 23:03

Citation :
Je trouve pas que les intp soient des "sans coeur", au contraire il est énorme. Tellement énorme qu'il est super blindé : forêt difficilement pénétrable, pont-levis, crocodiles, remparts et tireurs d'élites quand on essaie de s'en approcher.

Tout pareil; mais je ne veux pas me dire que c'est à cause d'un profil uniquement... j'ai l'impression que ça vient aussi d'un conditionnement de la société, ou de l'éducation, je sais pas, d'un rejet certain qui accentue encore plus ces "défenses"... (mes copains INTP ont bien morflés sur ce plan, ils ont rarement été "acceptés" comme ils étaient)

Est-ce qu'elles sont là justement parce qu'à l'intérieur, c'est tellement riche émotionnellement, que ça exploserait sans protections? Que c'est un filtre? (j'ai noué une relation extrêmement profonde avec une personne INTP, pendant quelques années.. et ça dure toujours, même si on a été "séparés" par certaines choses que je n'ai pas envie d'évoquer)

Y a pas besoin de témoignages d'amour avec des mots, le non verbal suffit (comme le décrit Ambre); moi ce qui a causé problème dans mon lien avec lui, c'est plus les incertitudes du fait de nos (in)capacités à nous projeter dans l'avenir sans mode pessimiste - de préférence... le fait de voir tout un tas de scénarios d'évolutions se dérouler en ramifications multiples donne un coté flippant + le manque de confiance en soi, ça paralyse littéralement (ou pas, qui sait) (y a d'autres raisons que je n'évoquerai pas ici)

Un INTP qui s'accepte totalement, qui a développé une bonne confiance en lui, qui connait son fonctionnement (et cherche sans arrêt ses limites...), ne sera pas forcément plus expressif sur la forme (au sens F du terme) (et ça c'est pas un truc à lui demander à mon sens), mais il sera peut-être surement moins angoissé quand à ses relations à autrui (particulièrement en mode couple)? (= plus d'initiatives, un peu moins "d'armure", un peu plus de "lâché prise"?) (moins de scénarios stressant sur l'avenir?)

Qu'en pensez-vous?

Citation :
Le problème est la communication, pas le manque de F !

Je trouve aussi... mais, pour communiquer, faut réussir à cerner ses émotions et à les expliciter.

Bon je suis désolée de ce que je vais poster, mais le truc tout bête (pour un NFP?): http://www.redpsy.com/guide/#types

Un dictionnaire des émotions Very Happy (je ne sais pas si c'est aussi simple pour quelqu'un en mode NT, qui ressent énormément, mais n'arrive pas trop à l'exprimer verbalement) (fouillez les mots, vous arrêtez pas à la liste)

Je ne dis pas du tout que le mode INTP fait que la personne ne ressent rien (au contraire!!) c'est une question d'"expressivité (verbale), de difficulté à trouver les mots?

Dans ce site, j'ai trouvé pas mal d'infos qui m'ont aidé à verbaliser mes émotions (et à les définir), pour ensuite apprendre à exprimer mes besoins réels (au lieu de me faire des films et des projections par rapport aux autres) (enfin j'essaye...)

http://www.redpsy.com/infopsy/emotions.html
http://www.redpsy.com/infopsy/besoins.html (les besoins humains)
http://www.redpsy.com/infopsy/besoins2.html (les reconnaitre, suite)
http://www.redpsy.com/infopsy/besoins3.html (y répondre!)

Parce que communiquer, c'est un vaste mot... que chacun utilise différement... comment communiquer? sans s'arrêter à l'outil MBTI? (y a tellement de choses à gratter bien ailleurs)

J'ai lu le mot co-dépendance par exemple plus haut... y a aussi les blessures archaiques à prendre en compte je crois; en effet, si on souffre de celle du rejet, on risque de se retrouver avec une personne qui souffre de celle de l'abandon (https://www.youtube.com/watch?v=FAp78dpZvdE) (voir même co-dépendante)

En roue libre, ouille... on va chercher à "communiquer" sur des fonctionnements qui pourraient être changé, si on apprenait à s'aimer (soi même) affraid . Communiquer sur des fonctionnements "figés", impossibles à changer, c'est bien (indispensable même) mais faut savoir quels sont nos besoins réels aussi (parfois c'est juste lié à... autre chose que le profil)

Faut juste modérer, je dis pas qu'il faut changer ce qui ne peut (et ne doit pas) l'être (comme de demander plus de "F", quand on a un superbe "T")

Quelqu'un a-t-il un témoignage en ce sens? (genre il a découvert qu'en fait ses difficultés de communication "émotionnelle" ne provenaient pas QUE de son profil INTP?) (ou autre)

Je suis en plein dedans en ce moment, je commence à trouver des clées persos pour mieux communiquer, sans changer mon profil, et en étant encore moins à l'image que les gens voudraient que je sois (?) (je ne suis pas dans leur tête pour cerner leurs attentes réelles) (c'est assez perturbant vu d'y a quelques années, je me serais sentie incapable de faire tout ça; mais ça glisse comme un suppositoire à l'envers quand le déclic se fait naturellement) (mais la route est encore longue, je recherche des témoignages de gens qui explorent cette piste) (INTP particulièrement!)
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Jeu 28 Mar 2013, 23:57

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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà… Ven 29 Mar 2013, 00:12

Je suis déjà pas douée niveau expression verbale en temps normal. Alors quand les émotions s'en mêlent, bonjour les dégâts Very Happy ! Via l'écrit, je peux mieux approcher la justesse de ce que je ressens en pesant les mots. Mais c'est pas le moyen le plus commode pour communiquer en temps réel Razz . Pas d'autre choix que le non-verbal en guise de compromis qui s'impose.

J'avais trouvé ce site que tu indiques Lylortantyk , il y a quelques mois: cela m'a pas mal aidée. En effet, la plupart du temps, j'ai beaucoup de mal à identifier mes émotions et à mettre des mots précis dessus. Voir aussi tout ce qui tourne autour de "la communication efficace" ou "communication non-violente". J'essaie maintenant de m'entrainer très scolairement à communiquer en 4 étapes silly (procédure ici).
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Message(#) Sujet: Re: Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà…

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Couple INTP - ESFJ ...15 ans déjà…

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