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 L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse)

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Le Crâne
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Message(#) Sujet: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 19:26

J’ai longtemps hésité, après la déjà longue tergiversation visant à décider de la création de ce post, à tourner le titre dans le sens inverse. Ce sera finalement la comparaison avec mon énnéatype supposé qui me décidera dans ce sens. Mais commençons par le commencement.

Je m’intéresse épisodiquement au MBTI depuis un peu plus d’un an, durée depuis laquelle je connais également ce forum qu’il m’arrive de consulter. Attitude peu sérieuse, je ne me suis pas renseigné au-delà de ce que j’ai pu trouver sur le net, repoussant encore, malgré l’intérêt que cela m’inspire, la lecture de Jung, par exemple.
Et cela est certainement la cause de la persistance de l’interrogation majeure qui me hante depuis mon premier test et la lecture des différents types : suis-je INTP ou INFP ?
Je viens donc vers vous dans l’espoir d’un éclairage extérieur sur la question, que vos avis me permettront peut-être de trancher, mais surtout, qu’ils m’aident à être en paix avec mon type et à cesser de regarder de l’autre côté de la barrière avec envie.
Laissez-moi donc, à présent, vous présenter quelques aspects du problème.

Selon les époques de ma vie, mon tempérament à eu tendance à virer NT ou NF. Mes parents sont, pour ma mère NF (j’irais jusqu’à dire INFJ, avec un Ni qui confine au paranormal) et un père indubitablement NT (très certainement ENTP).
J’ai toujours eu une relation privilégiée avec mon père, et pour tout dire, essentiellement intellectuelle. En fait, j’ai même eu tendance, jusqu’à la vingtaine, à me calquer sur lui par mimétisme, au point qu’il m’était incroyablement difficile de me considérer moi-même comme un individu à part entière. Pour autant, j’ai souvent compensé les raisonnements de mon père par l’introduction d’une certaine dimension humaine, irrationnelle, dont il n’avait pas nécessairement conscience.

Néanmoins, même si elle me semble moins significative, j’ai toujours eu une certaine complicité avec ma mère, principalement articulée autour du N. On partage une certaine intuitivité, et je me suis davantage ouvert de mon monde intérieur avec elle qu’avec mon père, dont je redoutais non seulement l’incompréhension, mais surtout une certaine forme de mépris. Cependant, j’ai tendance à m’élever contre le manque de rigueur intellectuelle de ma mère et ses opinions parfois péremptoires et arrêtées (et certains élans mystiques un peu trop emportés pour moi)
Si je considère mon enfance, j’aurais tendance à la qualifier d’assez typiquement INTP. Toujours plongé dans un bouquin ou dans mon imaginaire, posant mille questions, curieux, facile. Je n’ai pas été diagnostiqué HP, mais je m’y reconnais bien. Pendant toute ma primaire on a voulu me faire sauter des classes, ce que j’ai systématiquement refusé, paralysé par la peur : je me sentais déjà en décalage dans ma propre classe, et vulnérable fasse aux plus grands ; et je redoutais qu’à me retrouver parmi eux, je serais totalement vulnérable. (En outre, mon imagination n’arrangeait rien : j’étais convaincu qu’au collège, on me plaquerait contre les murs pour me forcer à prendre de la drogue, sans que je puisse me défendre. D’où un refus assez catégorique). Pour abonder dans le sens NF, je passais mon temps entre le réel et l’imaginaire, m’inventant des histoires, me prenant pour un dinosaure ou me battant contre des créatures imaginaires. (Dans toutes les vidéos de cette époque, on me voit systématiquement finir par faire des gestes bizarres)

A partir de l’adolescence, en revanche, le côté NF va prendre le dessus. Je m’en sors toujours bien scolairement, du moins jusqu’en troisième, tout en en ramant pas une. Toutefois, je commence à être obnubilé par un paradoxe intérieur : depuis aussi loin que je me souvienne, je me prends pour un extraterrestre. J’entends, de la manière la plus littérale. Et je consacre la moitié de mon énergie à expliquer ce que peut bien foutre un alien sur terre dans un corps humain, comment il est arrivé là et pour quelle foutue raison. L’autre moitié est quand à elle, consacrée à déplorer cet état de fait, à espérer qu’une soucoupe volante vienne me chercher, et à être amoureux de filles inaccessibles.
A partir du Lycée et jusqu’à il y a quelques années, je ne saurais être très sûr, ayant été dans un état de stress, d’angoisse et de dépression à peu près permanent. Mais il se dégage quand-même quelques lignes : un manque de confiance en soi, une peur croissante du monde extérieur qui ira presque jusqu’à l’agoraphobie, des obsessions amoureuses irrésolues. Le dilemme de l’extraterrestre persiste, avec la constatation que je suis toujours sur terre et qu’il va bien me falloir vivre, et continue à me bouffer mon énergie.

Voilà pour l’historique. Pour ce qui est de mes mécanismes cognitifs, ils me paraissent T pour l’essentiel, mais il y a quelques points assez ambivalents.

J’ai une tendance certaine à la cristallisation émotionnelle. Par exemple, je suis resté cristallisé pendant neuf ans sur un amour d’enfance que j’avais perdu de vue. Je magnifie les personnes dont je tombe amoureux, et me livre à d’interminables rêveries romantiques. Du reste, j’ai tendance à définir trois degrés d’attirance : l’indifférence, l’attrait superficiel qui ne mérite pas une implication sérieuse et l’état amoureux, qui me paralyse. Tout cela pour dire que malgré une activité dans le domaine proche du néant, les considérations romantiques occupent une part essentielle de mon activité psychique.

En parlant d’émotions, il s’agit justement de ma plus grande difficulté. J’ai énormément de mal à les comprendre et à les exprimer. En fait, je les réprime. Je les reconnais dans mon monde intérieur, mais leur dénie tout droit à l’expression. Je ne sais pas les contrôler, et si je me laisse aller, elles jaillissent comme un torrent furieux et déchainé. Ça va même jusqu’à la somatisation, mon premier rendez-vous s’étant soldé par une crise de tétanie. (Et là vous êtes en train de vous dire que ce mec, c’est quand-même un cas. C’est pas faux)

Vis-à-vis des sentiments d’autrui, mon attitude est ambivalente. Je pense que j’arrive assez facilement à les identifier, et que je peut même faire preuve d’une certaine finesse psychologique. En revanche, je ne sais absolument pas comment y répondre. Je suis incapable de deviner la réaction appropriée. C’est pourquoi dans mes rapports sociaux superficiels je me repose essentiellement sur des stéréotypes et sur le mimétisme. De même, dans les rapports intimes, je suis assez mal à l’aise devant les démonstrations affectives.

J’ai également tendance à me méfier de mes capacités logiques. Je ne leur fait que moyennement confiance. En fait, ce n’est pas de la logique dont je doute, mais de ma faculté à l’appliquer. C’est un des raisons pour lesquelles je ne joue pas aux échecs, par exemple. Je ne me sens pas assez intelligent pour mettre en place une stratégie et anticiper toutes les combinaisons possibles. D’ailleurs, la première partie que j’ai jouée, je l’ai bloquée (le premier qui bouge à perdu). Autre exemple, je travaille actuellement sur un roman dont j’essaye d’éliminer les incohérences et les failles narratives. J’essaye d’identifier au maximum quel enchainement des évènements est le plus logique, mais échoue à définir quel réaction des forces en présence fait plus de sens (en écrivant cela, je m’aperçois que c’est en fait très T, que de chercher à modéliser des réactions humaines. Bref).

En fait, même si j’ai un certain nombre d’attitudes T, genre le souci de la précision, la correction des autres, etc., je me repose plus sur Ne pour prendre des décisions. Je décide que je suis incapable d’identifier la bonne direction par la simple déduction et m’en remet au feeling, à l’intuition. C’est la raison principale pour laquelle je ne parviens pas à identifier si j’ai Ti ou Fi en dominant. Par exemple, une anecdote :

Au moment du passage en seconde, le choix de mon lycée c’est fait parce que j’étais amoureux d’une fille. En outre, je souhaitais éviter le lycée de destination de mon collège en raison d’un environnement délétère que je ne souhaitais pas retrouver. Je décide donc d’aller dans le même lycée que cette fille, mais j’ignore duquel il s’agit (et il peut même s’agir de mon lycée de destination). Par corrélation, je parviens à supposer la ville de son lycée (la même que le collège de son frère, qui n’est pas celui de notre village) mais je m’en remets finalement à Ne pour le choisir. Et finalement je ne me suis pas trompé. (Même si concrètement, ça n’aura servi à rien : elle demeurera dans l’ignorance de mon transport)
J’ai donc l’impression que la plupart de mes motivations sont d’ordre émotionnel, même si je tente de les justifier après coup.

Accessoirement, d’une manière générale, j’ai plutôt tendance à me projeter comme un NF. Idéaliste est un mot qui me correspond. Je me considère comme un être profondément éthique. Je suis profondément intéressé par les gens, j’aime pouvoir les conseiller, les aider à grandir. Je ne suis pas du genre à me lancer dans le bénévolat ou l’humanitaire, mais je me projetterai aisément comme une sorte de mentor ou de conseiller, voire comme une figure spirituelle. J’ai également des aspirations élevées, et le sentiment d’une sorte de mission de vie : quel est mon rôle sur terre, quelle contribution puis-je apporter à l’humanité.

Quant à l’éclairage apporté par l’énnéagramme, il réside dans le mécanisme d’évitement du 5. En effet, toute sa stratégie est axée sur la compensation de la peur de l’environnement. Et je me reconnais totalement là dedans. Je n’ai jamais assez d’informations, je ne suis jamais assez compétent pour faire face aux évènements. A un moment, j’étais obligé de planifier et d’imaginer précisément le déroulement des évènements, le temps que cela prendra, etc. pour des choses aussi banales que de sortir acheter du pain ou aller à la laverie. En en général, il me fallait bien deux heures pour me décider à sortir. Aujourd’hui encore, il m’est difficile de prendre la voiture si je ne connais pas précisément l’itinéraire et si je ne sais pas où je vais me garer.

Pour synthétiser, je dirais que j’identifie la plupart de mes comportements comme relevant du NT, mais que mon sens de l’identité se rapproche du NF. Pour donner un exemple si vous connaissez The Big Bang Theory, mes amis se moqueraient en disant que je ressemble à Sheldon (ce qu’ils ont fait, les bougres) alors que moi je m’identifierais plus à Raj (qui me semble le plus F du lot).

Voilà, je m’excuse pour la longueur injustifiée de ce post. J’imagine que la majorité de ceux qui auront fait l’effort de me lire n’en auront de toute manière rien à branler (et ils ont raison), mais je serais toute de même heureux de recevoir un ou deux avis. Et puis bon, ça à valeur de catharsis, aussi, alors hein.
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 19:38

Salut crâne , et bienvenue !

T'écris vraiment bien !! c'est un vrai plaisir de te lire, et en plus t'utilise des mots simples ça me plait lol.

Bon pour mon avis perso, d'après ce magnifique message, je dirais vraiment INFP !!

Et si je devais dire un second choix ça serait INFJ - mais honnêtement ça frise la caricature de l'INFP ton truc Smile
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 19:47

Bienvenue à toi ! Very Happy

J'ai lu tout ton post, au début j'ai eu l'intuition que t'étais plutôt INTP, ce qui s'est concrétisé dans mon esprit au fur et à mesure que je te lisais. Quand tu parles de cristallisation émotionnelle, c'est là du Fe en inférieur pour moi, un sentiment mal contrôlé, refoulé. Et puis, il n'y a pas que les INFP qui sont idéalistes et humanistes (et encore...) des T peuvent très bien l'être. Après, je dis ça souvent ici Rolling Eyes , mais tu ne penses pas que la compulsion égotique de ton aile 4 t'influe pour quelque chose dans tes doutes quant à l'INFP ? je veux dire, qu'est ce qu'un INFP pour toi ?

Sinon je pense que tu te rapproches plus de l'INTP.

Edit : écoute pas ségovois il dit n'imp Rolling Eyes

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 19:53

Après je dis ça parce que tu me fais penser à un ami INTP au lycée, qui avait des problèmes d'obsession amoureuse avec une fille :| , ça arrive souvent je crois chez les INTP.

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 19:56

Tu trouve ??? moi j'ai l'impression que ça dégouline de Fi tout ça.

Et BEAUCOUP de mec NFP ont des comportements de T et se prennent pour des T , surtout dans le début de leur vie je sais pas pourquoi.

Moi je mise sur un NF.

par contre, j'étais sous la douche et j'y ai réfléchis, mon histoire d'INFJ c'etait débile : tu fait Fi>Ne ===> INFP _ je te vois mal en Ni.
(même si Chasing m'a mis le doute avec son histoire de Fe inférieur qui est pas idiote)
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:01

Ben Le Crâne me fait penser un peu à Ekaterin du forum !

(je me suis jamais pris pour un T moi Smile )

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:08

Citation :
tu ne penses pas que la compulsion égotique de ton aile 4 t'influe pour quelque chose dans tes doutes quant à l'INFP ?
Mais oui, je suis assez d'accord. L'INFP me caresse carrément dans le sens du poil, d'où d'une part ma réticence à l'adopter, et d'autre part ma difficulté à l'écarter.

Le fait est que j'estime avoir une grande sensibilité, un grand intérêt et des aspirations artistiques, une grande considération pour l'humain, et cette histoire de mission personnelle et de contribution à l'humanité. Mais en même temps, je ne peux nier avoir une certaine difficulté à identifier ce que pourraient être mes "valeurs", point crucial de l'INFP.
Je dois également considérer l'influence de mon père, totalement NT, et avec qui la communication ne peut se faire que sous un angle purement intellectuel. D'où l'hypothèse d'un INFP contrarié.

maintenant, sous l'angle de l'énnéagramme, le 5 me paraît à peu près indubitable en raison de cette peur de l'environnement, qui à toujours pris le pas sur l’incompréhension dont j'ai pu faire l'objet et dont finalement je me suis toujours accommodé. maintenant, est-ce qu'un INFP 5w4 est possible, je n'en sais rien ^^
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:13

Ce qui me paraît indéniable, c'est que j'affecte une attitude assez T, dans la mesure où je me suis pris pour un T pour ressembler à mon père. ais dans l'absolu, je ne me trouve pas si compétent que ça en Ti, et comme je l'ai dit en définitive j'aurais plutôt tendance à me rabattre sur Ne. D'où cette difficulté à identifier la fonction dominante.

En revanche, ce qui me fait pencher vers INTP, c'est cette histoire de Fe en inférieur qui me semble assez pertinente.

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l'esprit qui n'a d'autre fin qu'un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l'exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu'à la violence et à la douleur.

Daniel Keyes
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:14

J'essaye (méthode débile mais vous me connaissez, vous m'en voudrez pas Smile )

@Le Crâne a écrit:
J’ai longtemps hésité, après la déjà longue tergiversation visant à décider de la création de ce post, à tourner le titre dans le sens inverse. Ce sera finalement la comparaison avec mon énnéatype supposé qui me décidera dans ce sens. Mais commençons par le commencement.

Je m’intéresse épisodiquement au MBTI depuis un peu plus d’un an, durée depuis laquelle je connais également ce forum qu’il m’arrive de consulter. Attitude peu sérieuse, je ne me suis pas renseigné au-delà de ce que j’ai pu trouver sur le net, repoussant encore, malgré l’intérêt que cela m’inspire, la lecture de Jung, par exemple.
Et cela est certainement la cause de la persistance de l’interrogation majeure qui me hante depuis mon premier test et la lecture des différents types : suis-je INTP ou INFP ?
Je viens donc vers vous dans l’espoir d’un éclairage extérieur sur la question, que vos avis me permettront peut-être de trancher, mais surtout, qu’ils m’aident à être en paix avec mon type et à cesser de regarder de l’autre côté de la barrière avec envie.
Laissez-moi donc, à présent, vous présenter quelques aspects du problème.

Selon les époques de ma vie, mon tempérament à eu tendance à virer NT ou NF. Mes parents sont, pour ma mère NF (j’irais jusqu’à dire INFJ, avec un Ni qui confine au paranormal) et un père indubitablement NT (très certainement ENTP).
J’ai toujours eu une relation privilégiée avec mon père, et pour tout dire, essentiellement intellectuelle. En fait, j’ai même eu tendance, jusqu’à la vingtaine, à me calquer sur lui par mimétisme, au point qu’il m’était incroyablement difficile de me considérer moi-même comme un individu à part entière. INFP à fond Pour autant, j’ai souvent compensé les raisonnements de mon père par l’introduction d’une certaine dimension humaine, irrationnelle, dont il n’avait pas nécessairement conscience. INFP

Néanmoins, même si elle me semble moins significative, j’ai toujours eu une certaine complicité avec ma mère, principalement articulée autour du N. INTP On partage une certaine intuitivité, et je me suis davantage ouvert de mon monde intérieur avec elle qu’avec mon père, dont je redoutais non seulement l’incompréhension, mais surtout une certaine forme de mépris INFP. Cependant, j’ai tendance à m’élever contre le manque de rigueur intellectuelle de ma mère INTP et ses opinions parfois péremptoires et arrêtées INFP (et certains élans mystiques un peu trop emportés pour moi)
Si je considère mon enfance, j’aurais tendance à la qualifier d’assez typiquement INTP. Toujours plongé dans un bouquin ou dans mon imaginaire, posant mille questions, curieux, facile INTP et INFP. Je n’ai pas été diagnostiqué HP, mais je m’y reconnais bien INTP le fait de s'y reconnaitre. Pendant toute ma primaire on a voulu me faire sauter des classes, ce que j’ai systématiquement refusé, paralysé par la peur : je me sentais déjà en décalage dans ma propre classe INTP et INFP, et vulnérable fasse aux plus grands surtout INFP ; et je redoutais qu’à me retrouver parmi eux, je serais totalement vulnérable. (En outre, mon imagination n’arrangeait rien : j’étais convaincu qu’au collège, on me plaquerait contre les murs pour me forcer à prendre de la drogue, sans que je puisse me défendre. D’où un refus assez catégorique). Pour abonder dans le sens NF, je passais mon temps entre le réel et l’imaginaire, m’inventant des histoires, me prenant pour un dinosaure ou me battant contre des créatures imaginaires. INTP et INFP (Dans toutes les vidéos de cette époque, on me voit systématiquement finir par faire des gestes bizarres)

A partir de l’adolescence, en revanche, le côté NF va prendre le dessus. Je m’en sors toujours bien scolairement, du moins jusqu’en troisième, tout en en ramant pas une. Toutefois, je commence à être obnubilé par un paradoxe intérieur : depuis aussi loin que je me souvienne, je me prends pour un extraterrestre. J’entends, de la manière la plus littérale. Et je consacre la moitié de mon énergie à expliquer ce que peut bien foutre un alien sur terre dans un corps humain INTP, comment il est arrivé là INTPet pour quelle foutue raison INFP. L’autre moitié est quand à elle, consacrée à déplorer cet état de fait, à espérer qu’une soucoupe volante vienne me chercher INFP, et à être amoureux de filles inaccessibles. INTP et INFP
A partir du Lycée et jusqu’à il y a quelques années, je ne saurais être très sûr, ayant été dans un état de stress, d’angoisse et de dépression à peu près permanent. Mais il se dégage quand-même quelques lignes : un manque de confiance en soi, une peur croissante du monde extérieur qui ira presque jusqu’à l’agoraphobie, des obsessions amoureuses irrésolues INTP et INFP. Le dilemme de l’extraterrestre persiste, avec la constatation que je suis toujours sur terre et qu’il va bien me falloir vivre, et continue à me bouffer mon énergie. INFP

Voilà pour l’historique. Pour ce qui est de mes mécanismes cognitifs, ils me paraissent T pour l’essentiel, mais il y a quelques points assez ambivalents.

J’ai une tendance certaine à la cristallisation émotionnelle. Par exemple, je suis resté cristallisé pendant neuf ans sur un amour d’enfance que j’avais perdu de vue. Je magnifie les personnes dont je tombe amoureux, et me livre à d’interminables rêveries romantiques INTP et INFP. Du reste, j’ai tendance à définir trois degrés d’attirance : l’indifférence, l’attrait superficiel qui ne mérite pas une implication sérieuse et l’état amoureux, INTP qui me paralyse. Tout cela pour dire que malgré une activité dans le domaine proche du néant, les considérations romantiques occupent une part essentielle de mon activité psychique. INFP

En parlant d’émotions, il s’agit justement de ma plus grande difficulté. J’ai énormément de mal à les comprendre et à les exprimer. En fait, je les réprime. Je les reconnais dans mon monde intérieur, mais leur dénie tout droit à l’expression. Je ne sais pas les contrôler, et si je me laisse aller, elles jaillissent comme un torrent furieux et déchainé. Ça va même jusqu’à la somatisation, mon premier rendez-vous s’étant soldé par une crise de tétanie. (Et là vous êtes en train de vous dire que ce mec, c’est quand-même un cas. C’est pas faux)
===> Fi - Fi -Fi avec une part de refoulement ?

Vis-à-vis des sentiments d’autrui, mon attitude est ambivalente. Je pense que j’arrive assez facilement à les identifier, et que je peut même faire preuve d’une certaine finesse psychologique. En revanche, je ne sais absolument pas comment y répondre. Je suis incapable de deviner la réaction appropriée. C’est pourquoi dans mes rapports sociaux superficiels je me repose essentiellement sur des stéréotypes et sur le mimétisme. De même, dans les rapports intimes, je suis assez mal à l’aise devant les démonstrations affectives.
====> INTP à fond

J’ai également tendance à me méfier de mes capacités logiques. Je ne leur fait que moyennement confiance. En fait, ce n’est pas de la logique dont je doute, mais de ma faculté à l’appliquer. C’est un des raisons pour lesquelles je ne joue pas aux échecs, par exemple. Je ne me sens pas assez intelligent pour mettre en place une stratégie et anticiper toutes les combinaisons possibles. D’ailleurs, la première partie que j’ai jouée, je l’ai bloquée (le premier qui bouge à perdu).
===> Alors la, même si c'est la vérité, un INTP aurait du mal à dire ça de lui

Autre exemple, je travaille actuellement sur un roman dont j’essaye d’éliminer les incohérences et les failles narratives. J’essaye d’identifier au maximum quel enchainement des évènements est le plus logique, mais échoue à définir quel réaction des forces en présence fait plus de sens (en écrivant cela, je m’aperçois que c’est en fait très T, que de chercher à modéliser des réactions humaines. Bref).
INTP

En fait, même si j’ai un certain nombre d’attitudes T, genre le souci de la précision, la correction des autres, etc., je me repose plus sur Ne pour prendre des décisions. Je décide que je suis incapable d’identifier la bonne direction par la simple déduction et m’en remet au feeling, à l’intuition. C’est la raison principale pour laquelle je ne parviens pas à identifier si j’ai Ti ou Fi en dominant. INTP Par exemple, une anecdote :

Au moment du passage en seconde, le choix de mon lycée c’est fait parce que j’étais amoureux d’une fille. En outre, je souhaitais éviter le lycée de destination de mon collège en raison d’un environnement délétère que je ne souhaitais pas retrouver. Je décide donc d’aller dans le même lycée que cette fille, mais j’ignore duquel il s’agit (et il peut même s’agir de mon lycée de destination). Par corrélation, je parviens à supposer la ville de son lycée (la même que le collège de son frère, qui n’est pas celui de notre village) mais je m’en remets finalement à Ne pour le choisir. Et finalement je ne me suis pas trompé. (Même si concrètement, ça n’aura servi à rien : elle demeurera dans l’ignorance de mon transport)
J’ai donc l’impression que la plupart de mes motivations sont d’ordre émotionnel, même si je tente de les justifier après coup.
==> INFP, du choix de l exemple, jusqu'a la façon de l'exprimer

Accessoirement, d’une manière générale, j’ai plutôt tendance à me projeter comme un NF. Idéaliste est un mot qui me correspond. Je me considère comme un être profondément éthique. Je suis profondément intéressé par les gens, j’aime pouvoir les conseiller, les aider à grandir. Je ne suis pas du genre à me lancer dans le bénévolat ou l’humanitaire, mais je me projetterai aisément comme une sorte de mentor ou de conseiller, voire comme une figure spirituelle. J’ai également des aspirations élevées, et le sentiment d’une sorte de mission de vie : quel est mon rôle sur terre, quelle contribution puis-je apporter à l’humanité.
INFJ Smile

Quant à l’éclairage apporté par l’énnéagramme, il réside dans le mécanisme d’évitement du 5. En effet, toute sa stratégie est axée sur la compensation de la peur de l’environnement. Et je me reconnais totalement là dedans. Je n’ai jamais assez d’informations, je ne suis jamais assez compétent pour faire face aux évènements. A un moment, j’étais obligé de planifier et d’imaginer précisément le déroulement des évènements, le temps que cela prendra, etc. pour des choses aussi banales que de sortir acheter du pain ou aller à la laverie. En en général, il me fallait bien deux heures pour me décider à sortir. Aujourd’hui encore, il m’est difficile de prendre la voiture si je ne connais pas précisément l’itinéraire et si je ne sais pas où je vais me garer.

Pour synthétiser, je dirais que j’identifie la plupart de mes comportements comme relevant du NT, mais que mon sens de l’identité se rapproche du NF. Pour donner un exemple si vous connaissez The Big Bang Theory, mes amis se moqueraient en disant que je ressemble à Sheldon (ce qu’ils ont fait, les bougres) alors que moi je m’identifierais plus à Raj (qui me semble le plus F du lot).

Voilà, je m’excuse pour la longueur injustifiée de ce post. J’imagine que la majorité de ceux qui auront fait l’effort de me lire n’en auront de toute manière rien à branler (et ils ont raison), mais je serais toute de même heureux de recevoir un ou deux avis. Et puis bon, ça à valeur de catharsis, aussi, alors hein.

En résumé pour ce que je ressens : Fi > Ne > Ti
Fe ou Te en inférieur les deux pourrait coller (petite préférence pour Te qd même)
Je reste sur INFP (mais ce n'est qu'un post)


Dernière édition par segovois le Mar 19 Juin 2012, 20:20, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:17

@Le Crâne a écrit:


Le fait est que j'estime avoir une grande sensibilité, un grand intérêt et des aspirations artistiques, une grande considération pour l'humain, et cette histoire de mission personnelle et de contribution à l'humanité.

C'est ce que j'appelle des valeurs universelles, pour moi même des INTP peuvent très bien avoir ce genre d'aspirations universelles, ça n'est en rien propre aux INFP. Quand tu dis que tu ne te trouves pas si compétent que ça en Ti, tu me fais aussi penser à Heisenberg, un INTP du forum, que je trouve assez 4 aussi, et qui dit avoir du mal avec son Ti parfois.

Mais sinon oui INFP 5w4 c'est possible. Sinon va voir dans la section INFP du forum, tu trouveras peut être des choses pour t'éclairer.

Edit : Ségovois, j'interviendrais bien pour faire une contre argumentation de toutes les aberrations que tu viens d'écrire, mais j'ai la flemme Lol

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Linh
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:20

Bienvenue parmi nous !!

A la lecture moi j'aurai vraiment pensé INTP.
Et j'aurais rejoint Chasing pour dire que pour le reste ce sont les influences à certaines périodes de l'aile 4.

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:25

Bienvenue =)

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:37

Si l'hypothèse de Chasing est exacte, on est tout les deux INTP 5w4, ça fait donc sens.

Pour abonder clairement dans le sens INTP, j'ai eu tendance à me considérer (et me comporter) comme un observateur: implication minimale, voire nulle, aspiration à l'objectivité. Il m'est même arrivé de refuser catégoriquement ne donner mon avis, que je jugeais non pertinent, dans des devoirs qui me le demandaient. En fait, une de mes premières hypothèses sur mon rôle d'extraterrestre était justement d'être un observateur, pour recueillir un maximum de données.

En revanche, ce que j'estime éminemment plus INFP, est le rapport que j'entretiens avec ma propre personne, et qui est extrêmement passionné: bien que j'arrive depuis peu à maintenir une paix relative, je me suis livré une véritable guerre à moi-même. Plus qu'un manque de confiance, c'était une véritable défiance qui visait à empêcher toute expression de ma personnalité. J'ai pu dire que j'avais peur de ce que j'étais, que j'avais peur de mon potentiel (genre je suis Hulk et je vais tout détruire, en poussant un peu). mais peut-être est-ce explicable par un Fe en inférieur.

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 20:53

.


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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 21:00

Etant donné que le rongeage de crâne est mon activité favorite, je trouve qu'il tombe sous le sens ^^

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 21:01

INFP. J'ai failli dire INFJ, mais pour l'enfance. Tout le reste me conforte dans le INFP.

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 21:04

Salut le Crâne, et bienvenu ! Smile

J'ai lu ton histoire et je cautionne qu'on puisse y trouver autant de l'INFP que de l'INTP. Mais sans te donner un véritable avis argumenté, l'hypothèse INTP semble plus crédible.

J'aimerais également rebondir sur le fait que, et je pense que c'est Exil qui avait soulevé ça, notre fonction dominante peut justement nous jouer des tours, alors que nous avons beaucoup plus de recul et de "maîtrise" sur nos fonctions secondaires et tertiaires.

Ainsi, il est fort possible que tu sois un INTP avec un Ti un peu "surréaliste" et surtout "sur-utilisé", contrairement à ce que tu semble avancer. Car tous les comportements d'analyse et de modélisation que tu évoques semblent être dus à une sur-utilisation du Ti.

Pour le côté romantique, je crois qu'un Si en tertiaire + un Fe en inférieure peut fortement jouer...
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Chase
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 21:31

J'adore ta signature Sherkann Smile

Moi je continue à penser qu'il est INTP !

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 22:32

le moins que l'on puisse dire, c'est que les avis sont assez partagés. Mais apparemment, INTP remporte la majorité (pour autant que l'on puisse considérer ce misérable échantillonnage comme représentatif)

En parcourant d'autres sujets du forum, je relève plusieurs similitudes avec d'autres INTP, qui ne sont pas sans m'évoquer le fort sentiment d'identité que j'ai ressenti à la lecture du profil sur 16types, qui est assez complet.

le doute est intervenu lorsque plusieurs tests m'ont donné comme résultat INFP, et que dans les deux cas la préférence T ou F est toujours très faible. la difficulté à trouver des profils INFP assez exhaustifs n'a pas aidé à trancher. Puis j'ai commencé à interroger la possibilité d'une "contamination" du F par le T due à l'influence de mon père (que j'ai cru au début INTP, mais qui serait plutôt ENFP). L'hypothèse INFP contrarié est venue en partie pour marquer la différence avec mon père (ce qui me semble une raison éminemment émotionnelle) et peut-être aussi pour flatter mon égo d'extraterrestre incompris.

Bref, ma position actuelle tend plus vers INTP, non sans me déplaire quelque peu. Néanmoins, je ne clos pas le débat, et vos opinions sont toujours bienvenues.

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 22:47

J'avais jamais lu une aussi bonne biographie de moi, aussi je t'en remercie grandement.
Je plaisante. Les faits, c'est pas les mêmes. Sinon, tout ce qui est plus général c'est moi. Bon on s'en fout. Bienvenue. Écoute pas segovois. Et tout.

Btw, je me suis également posé la question au début.


Dernière édition par Ayahuasca le Mar 19 Juin 2012, 23:04, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 22:49

Merci. Et au passage, j'adore ton pseudo, la liane!

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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 22:51

@Jicky a écrit:
INFP. J'ai failli dire INFJ, mais pour l'enfance. Tout le reste me conforte dans le INFP.

Bienvenue sinon Very Happy

Jicky je t'aime Smile
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 23:05

Héhé, j'aime bien ton image moi.



@segovois a écrit:
J'essaye (méthode débile mais vous me connaissez, vous m'en voudrez pas Smile )
Et moi je vais écrire en orange – même si c'est moche ! Smile
Mes réponses s'adressent à segovois. Si je dis rien, c'est que j'approuve.

@Le Crâne a écrit:
J’ai longtemps hésité, après la déjà longue tergiversation visant à décider de la création de ce post, à tourner le titre dans le sens inverse. Ce sera finalement la comparaison avec mon énnéatype supposé qui me décidera dans ce sens. Mais commençons par le commencement.

Je m’intéresse épisodiquement au MBTI depuis un peu plus d’un an, durée depuis laquelle je connais également ce forum qu’il m’arrive de consulter. Attitude peu sérieuse, je ne me suis pas renseigné au-delà de ce que j’ai pu trouver sur le net, repoussant encore, malgré l’intérêt que cela m’inspire, la lecture de Jung, par exemple.
Et cela est certainement la cause de la persistance de l’interrogation majeure qui me hante depuis mon premier test et la lecture des différents types : suis-je INTP ou INFP ?
Je viens donc vers vous dans l’espoir d’un éclairage extérieur sur la question, que vos avis me permettront peut-être de trancher, mais surtout, qu’ils m’aident à être en paix avec mon type et à cesser de regarder de l’autre côté de la barrière avec envie.
Laissez-moi donc, à présent, vous présenter quelques aspects du problème.

Selon les époques de ma vie, mon tempérament à eu tendance à virer NT ou NF. Mes parents sont, pour ma mère NF (j’irais jusqu’à dire INFJ, avec un Ni qui confine au paranormal) et un père indubitablement NT (très certainement ENTP).
J’ai toujours eu une relation privilégiée avec mon père, et pour tout dire, essentiellement intellectuelle. En fait, j’ai même eu tendance, jusqu’à la vingtaine, à me calquer sur lui par mimétisme, au point qu’il m’était incroyablement difficile de me considérer moi-même comme un individu à part entière. INFP à fond Pourquoi ? Pour autant, j’ai souvent compensé les raisonnements de mon père par l’introduction d’une certaine dimension humaine, irrationnelle, dont il n’avait pas nécessairement conscience. INFP Moui, voire INFJ pour le coup, je suis d'accord. NF. Enfin, dans la théorie, après... la dimension irrationnelle je l'ai aussi.

Néanmoins, même si elle me semble moins significative, j’ai toujours eu une certaine complicité avec ma mère, principalement articulée autour du N. INTP Oui On partage une certaine intuitivité, et je me suis davantage ouvert de mon monde intérieur avec elle qu’avec mon père, dont je redoutais non seulement l’incompréhension, mais surtout une certaine forme de mépris INFP Pourquoi ?. Cependant, j’ai tendance à m’élever contre le manque de rigueur intellectuelle de ma mère INTP Carrément et ses opinions parfois péremptoires et arrêtées INFP Les deux !(et certains élans mystiques un peu trop emportés pour moi)
Si je considère mon enfance, j’aurais tendance à la qualifier d’assez typiquement INTP. Toujours plongé dans un bouquin ou dans mon imaginaire, posant mille questions, curieux, facile INTP et INFP Oui. Je n’ai pas été diagnostiqué HP, mais je m’y reconnais bien INTP le fait de s'y reconnaitre Aussi (mais pas que, je suppose). Pendant toute ma primaire on a voulu me faire sauter des classes, ce que j’ai systématiquement refusé, paralysé par la peur : je me sentais déjà en décalage dans ma propre classe INTP et INFP, et vulnérable fasse aux plus grands surtout INFP ; et je redoutais qu’à me retrouver parmi eux, je serais totalement vulnérable. (En outre, mon imagination n’arrangeait rien : j’étais convaincu qu’au collège, on me plaquerait contre les murs pour me forcer à prendre de la drogue, sans que je puisse me défendre. D’où un refus assez catégorique). Pour abonder dans le sens NF, je passais mon temps entre le réel et l’imaginaire, m’inventant des histoires, me prenant pour un dinosaure ou me battant contre des créatures imaginaires. INTP et INFP Tout ça oui (Dans toutes les vidéos de cette époque, on me voit systématiquement finir par faire des gestes bizarres)

A partir de l’adolescence, en revanche, le côté NF va prendre le dessus. Je m’en sors toujours bien scolairement, du moins jusqu’en troisième, tout en en ramant pas une. Toutefois, je commence à être obnubilé par un paradoxe intérieur : depuis aussi loin que je me souvienne, je me prends pour un extraterrestre. J’entends, de la manière la plus littérale. Et je consacre la moitié de mon énergie à expliquer ce que peut bien foutre un alien sur terre dans un corps humain INTP, comment il est arrivé là INTPet pour quelle foutue raison INFP Pas forcément. L’autre moitié est quand à elle, consacrée à déplorer cet état de fait, à espérer qu’une soucoupe volante vienne me chercher INFP, et à être amoureux de filles inaccessibles. INTP et INFP Carrément Lol
A partir du Lycée et jusqu’à il y a quelques années, je ne saurais être très sûr, ayant été dans un état de stress, d’angoisse et de dépression à peu près permanent. Mais il se dégage quand-même quelques lignes : un manque de confiance en soi, une peur croissante du monde extérieur qui ira presque jusqu’à l’agoraphobie, des obsessions amoureuses irrésolues INTP et INFP. Le dilemme de l’extraterrestre persiste, avec la constatation que je suis toujours sur terre et qu’il va bien me falloir vivre, et continue à me bouffer mon énergie. INFP

Voilà pour l’historique. Pour ce qui est de mes mécanismes cognitifs, ils me paraissent T pour l’essentiel, mais il y a quelques points assez ambivalents.

J’ai une tendance certaine à la cristallisation émotionnelle. Par exemple, je suis resté cristallisé pendant neuf ans sur un amour d’enfance que j’avais perdu de vue. Je magnifie les personnes dont je tombe amoureux, et me livre à d’interminables rêveries romantiques INTP et INFP. Du reste, j’ai tendance à définir trois degrés INTP ! d’attirance : l’indifférence, l’attrait superficiel qui ne mérite pas une implication sérieuse et l’état amoureux, INTP qui me paralyse. Tout cela pour dire que malgré une activité dans le domaine proche du néant, les considérations romantiques occupent une part essentielle de mon activité psychique. INFP Je suis pareil, et bien INTP !

En parlant d’émotions, il s’agit justement de ma plus grande difficulté. J’ai énormément de mal à les comprendre et à les exprimer. En fait, je les réprime. Je les reconnais dans mon monde intérieur, mais leur dénie tout droit à l’expression. Je ne sais pas les contrôler, et si je me laisse aller, elles jaillissent comme un torrent furieux et déchainé. Ça va même jusqu’à la somatisation, mon premier rendez-vous s’étant soldé par une crise de tétanie. (Et là vous êtes en train de vous dire que ce mec, c’est quand-même un cas. C’est pas faux)
===> Fi - Fi -Fi avec une part de refoulement ?

Vis-à-vis des sentiments d’autrui, mon attitude est ambivalente. Je pense que j’arrive assez facilement à les identifier, et que je peut même faire preuve d’une certaine finesse psychologique. En revanche, je ne sais absolument pas comment y répondre. Je suis incapable de deviner la réaction appropriée. C’est pourquoi dans mes rapports sociaux superficiels je me repose essentiellement sur des stéréotypes et sur le mimétisme. De même, dans les rapports intimes, je suis assez mal à l’aise devant les démonstrations affectives.
====> INTP à fond
Idem

J’ai également tendance à me méfier de mes capacités logiques. Je ne leur fait que moyennement confiance. En fait, ce n’est pas de la logique dont je doute, mais de ma faculté à l’appliquer. C’est un des raisons pour lesquelles je ne joue pas aux échecs, par exemple. Je ne me sens pas assez intelligent pour mettre en place une stratégie et anticiper toutes les combinaisons possibles. D’ailleurs, la première partie que j’ai jouée, je l’ai bloquée (le premier qui bouge à perdu).
===> Alors la, même si c'est la vérité, un INTP aurait du mal à dire ça de lui
En tout cas moi je me reconnais à mort dans ce paragraphe, et le raisonnement fait davantage NT que NF là

Autre exemple, je travaille actuellement sur un roman dont j’essaye d’éliminer les incohérences et les failles narratives. J’essaye d’identifier au maximum quel enchainement des évènements est le plus logique, mais échoue à définir quel réaction des forces en présence fait plus de sens (en écrivant cela, je m’aperçois que c’est en fait très T, que de chercher à modéliser des réactions humaines. Bref).
INTP

En fait, même si j’ai un certain nombre d’attitudes T, genre le souci de la précision, la correction des autres, etc., je me repose plus sur Ne pour prendre des décisions. Je décide que je suis incapable d’identifier la bonne direction par la simple déduction et m’en remet au feeling, à l’intuition. C’est la raison principale pour laquelle je ne parviens pas à identifier si j’ai Ti ou Fi en dominant. INTP Je suis dans le même cas, donc allez. INTP. Par exemple, une anecdote :

Au moment du passage en seconde, le choix de mon lycée c’est fait parce que j’étais amoureux d’une fille. INTP qui déconne avec son F, avec tendances Ti-stalker comme moi Lol En outre, je souhaitais éviter le lycée de destination de mon collège en raison d’un environnement délétère que je ne souhaitais pas retrouver. Je décide donc d’aller dans le même lycée que cette fille, mais j’ignore duquel il s’agit (et il peut même s’agir de mon lycée de destination). Par corrélation, je parviens à supposer la ville de son lycée (la même que le collège de son frère, qui n’est pas celui de notre village) mais je m’en remets finalement à Ne pour le choisir. Et finalement je ne me suis pas trompé. (Même si concrètement, ça n’aura servi à rien : elle demeurera dans l’ignorance de mon transport)
J’ai donc l’impression que la plupart de mes motivations sont d’ordre émotionnel, même si je tente de les justifier après coup.
==> INFP, du choix de l exemple, jusqu'a la façon de l'exprimer
Ah non, ou alors je suis INFP aussi. La dernière phrase en particulier : j'applique la logique partout, mais généraleme,t après. :P

Accessoirement, d’une manière générale, j’ai plutôt tendance à me projeter comme un NF. Idéaliste est un mot qui me correspond. Je me considère comme un être profondément éthique. Je suis profondément intéressé par les gens, j’aime pouvoir les conseiller, les aider à grandir. Je ne suis pas du genre à me lancer dans le bénévolat ou l’humanitaire, mais je me projetterai aisément comme une sorte de mentor ou de conseiller, voire comme une figure spirituelle. J’ai également des aspirations élevées, et le sentiment d’une sorte de mission de vie : quel est mon rôle sur terre, quelle contribution puis-je apporter à l’humanité.
INFJ Smile Ou INFP, là.

Quant à l’éclairage apporté par l’énnéagramme, il réside dans le mécanisme d’évitement du 5. En effet, toute sa stratégie est axée sur la compensation de la peur de l’environnement. Et je me reconnais totalement là dedans. Je n’ai jamais assez d’informations, je ne suis jamais assez compétent pour faire face aux évènements. A un moment, j’étais obligé de planifier et d’imaginer précisément le déroulement des évènements, le temps que cela prendra, etc. pour des choses aussi banales que de sortir acheter du pain ou aller à la laverie. En en général, il me fallait bien deux heures pour me décider à sortir. Aujourd’hui encore, il m’est difficile de prendre la voiture si je ne connais pas précisément l’itinéraire et si je ne sais pas où je vais me garer.

Pour synthétiser, je dirais que j’identifie la plupart de mes comportements comme relevant du NT, mais que mon sens de l’identité se rapproche du NF. Pour donner un exemple si vous connaissez The Big Bang Theory, mes amis se moqueraient en disant que je ressemble à Sheldon (ce qu’ils ont fait, les bougres) alors que moi je m’identifierais plus à Raj (qui me semble le plus F du lot).

Voilà, je m’excuse pour la longueur injustifiée de ce post. J’imagine que la majorité de ceux qui auront fait l’effort de me lire n’en auront de toute manière rien à branler (et ils ont raison), mais je serais toute de même heureux de recevoir un ou deux avis. Et puis bon, ça à valeur de catharsis, aussi, alors hein.

Complètement INTP donc, et un du même genre que moi (toutes mes excuses).
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 23:49

Bha voila Aya, c'est que t'es INFP !!

je rigole toi t'es un mutan : un INTP qui exprime pas son Ti Wink

Bon j'essai de répondre (en prenant une joli couleur)
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az
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse) Mar 19 Juin 2012, 23:54

INTP 5w4, j'ai eu les mêmes doutes, et je me reconnais également beaucoup dans tout ça..
On va bientôt pouvoir ouvrir un topic pour les INTP 5w4 Lol

Je pense qu'un INFP ne songerait pas à être un INTP
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Message(#) Sujet: Re: L’INTP qui se rêvait INFP (ou l’inverse)

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