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 Ressenti, introspection et INFP.

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Message(#) Sujet: Ressenti, introspection et INFP. Jeu 09 Juin 2016, 23:53

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Dernière édition par Ivy le Jeu 17 Nov 2016, 02:51, édité 4 fois
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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Ven 10 Juin 2016, 09:48

J'ai l'impression qu'il y a de la détresse dans ton message, je vais te répondre en fonction de ce que j'ai ressenti également, mais tu verras que je prends les choses plus sereinement.
En 'inscrivant ici, après une grosse blessure narcissique révélée en stage de psychiatrie, j'ai voulu étudier à fond le MBTI et mon type.

Force m'est de constater, 6 mois après que je n'y connais pas grand chose, parce que je n'ai jamais été complètement convaincue. C'est un outil qui donne des pistes dans la connaissance de soi.
Je suis, selon les tests et définitions INFP. Et puis, bien comme il faut, limite un stéréotype. 4w5 pour l'énnéagramme. Ce n'est pas glorieux tout ça. Presque vexant. Qui plus est, l'INFP est super sensible à la critique, mwhahahah!

Oui mais voilà, quand je me compare à d'autres INFP, je me  dit qu'il y a plein de façons différentes de représenter ce type. Mon histoire de vie, mon contexte, mes forces et faiblesses n'ont pas fait de moi une INFP. Il ne faut pas confondre personnalité et psychologie. A mon sens, la personnalité n'est qu'un vague reflet de la psychologie. Si on prenait Freud comme référant, il te dirait que ta personnalité est une organisation constituée de plusieurs "topiques" (lieux) où s'affrontent des forces qui donnent lieux à des conflits, que des énergies échangent entre elles. Cela sans jamais te parler de ton Fi ou de ton Ne! Que ton inconscient est là depuis le début, que tu es née avec.

Le MBTI ça marche bien dans nos cultures occidentales, ça se base sur une observation du comportement, il y a une base de conditionnement à laquelle on n'échappe pas. Skinner, en torturant des animaux avec ses test de "stimulus-réponse" a bien montré qu'on était conditionné de manière très simple... Du coup, on est des êtres relativement prévisibles et c'est facile d'écrire des synthèses sur différents types de personnalités.

Et puis, le MBTI on y croit, c'est surtout ça qui fait effet. On vit dans une culture qui glorifie la science, les chiffres, les tests, les stats. Regarde comme c'est sérieux, bien présenté et  utilisé dans le milieu professionnel. On a envie d'y adhérer. Présente le à d'autres ethnies, tu vas voir le résultat! Ca ne relève pas de leurs croyances. Originellement, comment est-ce qu'on cherche la connaissance de soi? Par la spiritualité. Mais aujourd'hui, notre religion, notre spiritualité, ce sont les chiffres pour la plupart d'entre nous. Donc le MBTI et ses statistiques!
(bien qu'on puisse être croyant en un/des Dieu(x) et au MBTI, naturellement).

Je suis consciente que je dis des choses affreuses, voire profanes, et pas très documentées, je vais me faire huer! Mais bon, moi aussi j'ai le droit de donner mon avis hein! (je plaisante, tout le monde s'en fiche!)

Sinon, quand est-ce que l’introspection devient malsaine? Quand tu y penses tout le temps, quand tu interagis avec quelqu'un en te demandant pourquoi, comment tu réagis comme ça. Quand tu analyses tout, que tu perds ta spontanéité et surtout, que tu en souffres.
Moi, quand je pense trop, ce qui m'arrive plus souvent que j'en ai l'air  Razz  je vais faire la fête! Je me met le cerveau à l'envers, je m'éclate, je me lâche, j'oublie et je profite du moment présent, sans pression.  Oh yeah

Je ne sais pas si j'ai été très utile, mais je sais combien c'est facile de se prendre la tête sans fin avec des questions pareilles, qui te gâchent la vie pour rien!
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Ophélia
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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Sam 11 Juin 2016, 09:00

Bonjour Ivy,

Tu as raison de préciser que le contexte est très important, et, dans l'acceptation de soi, l'entourage que l'on a eu ou que l'on a présentement est primordial.

Un bon entourage te fait ressentir ce que tu as de précieux en toi, et te permet de développer tes talents. Un bon entourage te donne une estime de soi juste, où l'introspection vient régulièrement, mais par petite touche, et sans jamais atteindre la personne profonde.

Par extension, au delà de l'entourage, il y a la société dans laquelle on vit. Et la société d'aujourd'hui dénigre fortement toute personne qui accorde de l'importance aux valeurs humaines, à la sincérité, à l'amélioration de soi, des autres ou du monde via la poursuite d'un idéal, préférant de loin à tout cela la rentabilité - profit pour une petite poignée d'individus.

Ce contexte au sens large ne créé pas des conditions favorables pour que les gens vivent bien, et puissent ensuite élever correctement leurs enfants ou interagir entre eux au mieux, bien au contraire, on tend plus actuellement vers la fabrique de comportements pathologiques (voir Lasch, la culture du narcissisme).

Tout ceci fait que les individus ont de plus en plus de mal à se connaître, acquérir une estime de soi juste, un équilibre, leur place dans le monde... etc etc
Tout ceci explique également une partie des problèmes de dépression.

A cela, il faut ajouter que la psychologie est à la mode depuis une cinquantaine d'années (et je ne la dénigre pas, puisque je m'y intéresse beaucoup), mais qu'elle a le défaut de centrer tous les problèmes sur l'individu seul, et de ne jamais prendre en compte le collectif, et l'influence et l'impact du collectif sur l'individu en question.
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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Lun 13 Juin 2016, 23:15

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Dernière édition par Ivy le Lun 17 Oct 2016, 21:02, édité 1 fois
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hando
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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Mar 14 Juin 2016, 12:08

Salut !

Ivy : Je ne suis pas du tout expert dans le domaine, il me semble néanmoins que la prise de recul est importante afin de considérer les nouvelles options qui s'offrent à toi.

Bien que la théorie du MBTI peut laisser perplexe, je pense qu'elle nous sert simplement de guide lexical  et permet de parler de certaines choses que l'on ressent ou que l'on fait d'une manière plus simple. Aussi, la dimension de contexte n'est pas vraiment prise en compte comme tu l'as soulignée.

Le gain d'informations sur le MBTI confortera ta prise de position envers cette théorie, je doute malgré tout qu'il te permette de répondre à tes questions plus facilement.

Par contre,
@Ivy a écrit:
Si elles sont remises en question c'est qu'elles vont parfois à l'encontre des schémas établis celui du "ferme là, occupe la place qui t'es attribuée, ne réfléchie pas surtout ou alors agis : la masturbation intellectuelle ne nous intéresse pas"

c'est tout à fait vrai, et c'est quelque chose de très dur pour nous INFx.

@Ivy a écrit:
Alors quel est le juste milieu en matière d'introspection ? Comment savoir si l'on est dans le vrai ? Qu'est-ce que le vrai ? Le vrai pour soi, pour un "modèle", pour une majorité ? Comment accepter des choses tant réprimandées par d'autres en restant objectif ?

Le juste milieu en matière d'introspection, à mon sens il est totalement différent suivant les personnes, c'est logiquement à toi de le trouver ! Il me semble que les recherches que tu fais sont destinées à le trouver, ne devrais tu pas essayer de "tester tes valeurs propres" ?  et ainsi savoir non pas ton juste milieu mais la tendance de ta personnalité, construite par ton profil psychologique ainsi que ton vécu et le contexte dans lequel tu te trouves !

Je ne suis sûrement pas de bon conseil étant donné mes faibles connaissances dans le domaine. Je crois que si tu arrives à savoir quelles sont les choses/valeures/carcatéristiques qui te semblent justes, humaines ... Tu pourras t'orienter dans ces directions !

La société nous force à jouer un rôle afin de pouvoir vivre (sauf pour les ermites et autres), la seule possibilité que nous avons est de choisir la manière avec laquelle nous jouons ce rôle.
Le combat intérieur que tu ressens me semble normal, il indique peut-être que tu ne sais pas trop vers quoi t'orienter. Tu peux donc soit chercher la destination de la flèche ou alors trouver le pourquoi et ce qui motive la flèche !

Je m'excuse pour toutes ces suppositions pas objectives, j'espère que mon avis te sera util.

Dja ne !
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StuffedBeer
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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Mar 14 Juin 2016, 16:49

Bien que non INFP, j'ai envie de répondre. Les questions toussa, ça tique l'envie de réponse. Hehe.

Citation :
Alors quel est le juste milieu en matière d'introspection ?

Eeerf, question de terme qui me taraude.
Si par "juste milieu" tu entends une idée de "quantité", j'aurais tendance à dire qu'il n'y en a pas et qu'il n'y a pas lieu d'en avoir. C'est surtout une question de "qualité". Plutôt que de "juste milieu", j'aurais tendance à parler de "justesse". Comprendre par là que brasser l’intérieur pour se trouver des excuses, ça sera de toutes façons pas constructif. Brasser l’intérieur juste pour se faire souffrir, se laver dans ses flammes, idem.
Mais le problème principal est qu'on est bardé de système de défense, de biais qui floute notre vision. Et je pense que c'est là le principal enjeu de l'introspection, de repérer et comprendre ces biais. Pas pour les supprimer - c'est impossible - mais pour les maitriser, faire avec, prendre du recul sur soi. Ouais, c'est pas tellement d'aller "vérifier" quelque chose (Je le mets entre guillemet parce que je suis pas sûr qu'on entende la même chose derrière ce terme.) que de prendre conscience, de connaitre et d'apprivoiser.

Dans ma vision des choses, la vie est un chemin, long, très long. On nait et accumule des boulets qui, au fur et à mesure, nous empêche de vivre pleinement et simplement le moment présent.
À mon sens, qu'il y ait toujours des failles, des défauts, des difficultés, c'est normal, et même plutôt chouette en fait. J'veux dire, ça occupe. Ça pousse à travailler, ça donne du mérite à donner le "meilleur" de soi même.
Par contre, en chier, avoir mal, ect.. C'est pas "normal". C'est pas une bonne chose. On ne peut pas "régler" nos problèmes, les "guérir", mais on peut les soigner. On peut trouver un équilibre qui nous convient et nous permette de vivre sainement, sans souffrance inutile. Sans fixation sur la souffrance.

En ça, je pense que le MBTI, comme pas mal d'autre modèle de ce type, est un outil. Et seulement un outil. La vérité n'est pas apportée par le MBTI, mais par ce qu'on en fait. Ça nous aide à prendre conscience des points de tensions à équilibrer, ça peut même donner des astuces. Ça peut aussi, et surtout, nous faire nous rendre compte qu'on est pas tout seul, que notre esprit n'est pas difforme. Ça ne réduit pas le fait que ce soit des points qui fassent souffrir, mais bon, au moins on peut se dire que même si la forme varie - d'un type à l'autre ou au sein du même type - dans le fond, on est tous dans le même bateau. On a tous nos casseroles et ceux qui vivent plus facilement que nous en ont simplement l'air, voir parfois le prétende.

Pour ce qui est de la vérité. Personnellement je divise ça en deux catégories d'importances équivalentes : La réalité objective (Celle admise par tous, le consensus) et la réalité subjective (celle qu'on perçoit/ressent/juge nous même par rapport à nos propres référents.) Y'a plein de sous-catégorie mais j'vais m'éparpiller.
Elles sont d'importances égales parce que je considère que du moment que quelque chose existe quelque part, cette chose devient vraie et doit être prise en compte. Le tout est de moduler à partir de ces données. Ignorer ou dévaluer sa subjectivité c'est aller droit dans le mur. C'est ce qu'on devrait entendre par "fait toi confiance". Mais ne l'écouter qu'elle c'est aussi aller droit dans le mur.
Comment équilibrer ça ? J'en sais foutre rien et que je pense qu'il n'y a pas de recette absolue à ça.
Personnellement, j'ai juste un motto "Ce qui est bien c'est ce qui te fait du bien, ce qui est mal c'est ce qui te fait du mal". C'est vaste, suffisamment pour être applicable partout, mais c'est simple et précis de sorte à apporter quelque chose. En l’occurrence, le libre arbitre, la liberté de partir si quelque chose nous convient pas, la liberté de rester si c'est l'inverse, la liberté d'avoir ses propres valeurs et principes, et la liberté de respecter ceux des autres.

Ce qui importe, ce sont nos expériences, nos conclusions et nos choix par rapport à ça. Il n'y a pas de bon ou mauvais choix, juste des choix qui nous semble être adapté à nous.
Maintenant, pour définir ce qui nous fait du bien, du mal et du rien, il faut tester. Voir les voies qui pourraient nous correspondre, se lancer et comprendre pourquoi ça nous a convenu ou non, pourquoi ça a été une bonne ou mauvaise expérience.
Là encore, ce sont des outils pour avancer, l'important c'est ce qu'on en fait, ce qu'on en vit.
L'un dans l'autre, on a pas tant que ça à perdre.
Ça va dans le sens du changement aussi. Là encore, c'est une question de trouver son propre rythme de changement. Aller à un autre point, ou état, analyser ce que ça provoque en nous et dans les autres, comprendre, apprendre et en tirer le bon et en écarter le mauvais.
C'est pas simple, c'est assez insécurisant, mais je ne pense pas que ça génère de la souffrance. De la douleurs oui, mais c'est comme quand on a beaucoup marcher dans une journée, après faut se reposer un peu et reprendre quand on se sent prêt.
Et je pense qu'il en va de même pour la chute des illusions, la prise de conscience des biais. C'est pas agréable, mais on se fait pas hara kiri en le faisant. On aide surtout notre enfant intérieur à grandir. Alors bon, il se casse la gueule, pleur beaucoup toussa, mais heh, c'est aussi ce qui fait que vivre avec soi est marrant, je pense.

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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Mer 16 Nov 2016, 16:30

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Dernière édition par Ivy le Jeu 17 Nov 2016, 02:46, édité 2 fois
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AttilaPhoenix
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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Mer 16 Nov 2016, 17:53

Salut ivy,

Ce topic est super intéressant, je vois d'autre point de vue que le mien et je m'en réjouis.

Pour répondre à toutes tes questions de premier post je vais être simple. Il n'y a pas de réponse en soi. Le sens de la vie c'est une recherche bien trop dur pour une seule personne.

Je dirais tout de même que l'introspection est le cercle vicieux d'un INFP. Pour ma part c'est une volonté de continuelle évolution. C'est mieux se connaître pour mieux affronté son futur.

Ma prise de conscience sur le fameux sens de ma vie a été très longue, très dure et très seul.

A cause de mes nombreuses casseroles qui se sont bien succédé, je n'étais pas en mesure de voir mon F. J'ai donc fait avec mon T très peu développé. Et j'en suis arrivé à une impasse.

Au final j'ai réappris. J'ai enfin réussis à tiré leçon de mon passé. Rester dans l'instinct présent. Et surtout accepter et assumé pleinement mon F.

J'en suis arrivé à la même conclusion que toi, l'acceptation.

Accepté c'est pardonné déjà. Ce pardonner soi et aussi les autres. Accepter pour enfin ouvrir son esprit. Grâce à cela je l'admet, la critique mais beaucoup moins insupportable et je le prend plus personnellement. C'est devenu un mode de pensée.

Maintenant que je sais qui je suis. Je suis passé à l'apprentissage des choses, et l'observation de mes actes. Je fais de l'introspection sur une échelle plus souple et moins vaste. J'accepte tout en avançant.

Je vis pour mon idéal sans oublier le réel (ce que je ne faisais pas avant).

Je pense que toutes personnes à un potentiel inexploité. On est tous plus ou moins intelligent. Et grâce à c'est multiple pensée, j'acquiers ma réalité.

Nous sommes tous unique. Il est normal que le réel soit perçut par cette même unicité.

Voilà ^^. (je suis peut être hors sujet non ?)

Au plaisir

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Cratere
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Message(#) Sujet: Re: Ressenti, introspection et INFP. Jeu 17 Nov 2016, 03:04

@Sambre a écrit:
J'ai l'impression qu'il y a de la détresse dans ton message, je vais te répondre en fonction de ce que j'ai ressenti également, mais tu verras que je prends les choses plus sereinement.
En 'inscrivant ici, après une grosse blessure narcissique révélée en stage de psychiatrie, j'ai voulu étudier à fond le MBTI et mon type.

Force m'est de constater, 6 mois après que je n'y connais pas grand chose, parce que je n'ai jamais été complètement convaincue. C'est un outil qui donne des pistes dans la connaissance de soi.
Je suis, selon  les tests et définitions INFP. Et puis, bien comme il faut, limite un stéréotype. 4w5 pour l'énnéagramme. Ce n'est pas glorieux tout ça. Presque vexant. Qui plus est, l'INFP est super sensible à la critique, mwhahahah!

Oui mais voilà, quand je me compare à d'autres INFP, je me  dit qu'il y a plein de façons différentes de représenter ce type. Mon histoire de vie, mon contexte, mes forces et faiblesses n'ont pas fait de moi une INFP. Il ne faut pas confondre personnalité et psychologie. A mon sens, la personnalité n'est qu'un vague reflet de la psychologie. Si on prenait Freud comme référant, il te dirait que ta personnalité est une organisation constituée de plusieurs "topiques" (lieux) où s'affrontent des forces qui donnent lieux à des conflits, que des énergies échangent entre elles. Cela sans jamais te parler de ton Fi ou de ton Ne! Que ton inconscient est là depuis le début, que tu es née avec.

Le MBTI ça marche bien dans nos cultures occidentales, ça se base sur une observation du comportement, il y a une base de conditionnement à laquelle on n'échappe pas. Skinner, en torturant des animaux avec ses test de "stimulus-réponse" a bien montré qu'on était conditionné de manière très simple... Du coup, on est des êtres relativement prévisibles et c'est facile d'écrire des synthèses sur différents types de personnalités.

Et puis, le MBTI on y croit, c'est surtout ça qui fait effet. On vit dans une culture qui glorifie la science, les chiffres, les tests, les stats. Regarde comme c'est sérieux, bien présenté et  utilisé dans le milieu professionnel. On a envie d'y adhérer. Présente le à d'autres ethnies, tu vas voir le résultat! Ca ne relève pas de leurs croyances. Originellement, comment est-ce qu'on cherche la connaissance de soi? Par la spiritualité. Mais aujourd'hui, notre religion, notre spiritualité, ce sont les chiffres pour la plupart d'entre nous. Donc le MBTI et ses statistiques!
(bien qu'on puisse être croyant en un/des Dieu(x) et au MBTI, naturellement).

Je suis consciente que je dis des choses affreuses, voire profanes, et pas très documentées, je vais me faire huer! Mais bon, moi aussi j'ai le droit de donner mon avis hein! (je plaisante, tout le monde s'en fiche!)

Sinon, quand est-ce que l’introspection devient malsaine? Quand tu y penses tout le temps, quand tu interagis avec quelqu'un en te demandant pourquoi, comment tu réagis comme ça. Quand tu analyses tout, que tu perds ta spontanéité et surtout, que tu en souffres.
Moi, quand je pense trop, ce qui m'arrive plus souvent que j'en ai l'air  Razz  je vais faire la fête! Je me met le cerveau à l'envers, je m'éclate, je me lâche, j'oublie et je profite du moment présent, sans pression.  Oh yeah

Je ne sais pas si j'ai été très utile, mais je sais combien c'est facile de se prendre la tête sans fin avec des questions pareilles, qui te gâchent la vie pour rien!

Ce que tu dis est profondément, profondément inspirant. Il me semble que ça touche le fond du problème de l'humain en rapport à la société.
J'entend et je lis souvent (et c'est le genre de pensée qui nous vient à tous dès lors qu'on prend le recul) que le nouveau Dieu est l'argent. Je pense néanmoins que tu pousses la question beaucoup plus loin et à raison, quand tu évoques les chiffres, les statistiques.
Si l'on pose à l'univers la question "Combien je vaux ? Combien ça vaut, ce que je fais ? Dans combien de temps tout ira mieux ? Combien ? Combien ?", alors... who's your god ? On se heurte aux réponses statistiques, à la spéculation. Attention, il ne s'agit pas de dire que les statistiques sont fausses, encore moins que les mathématiques sont fondamentalement dangereuses, non, elles vont plus loin que simplement les chiffres. Il y a des inconnues, des infinis négatifs et positifs, des fonctions affines et exponentielles, des probabilités qui sont nécessaire à notre progrès. Pour que l'humanité survive... à son nombre; encore une fois, on y retombe. J'ai le sentiment que le progrès et les moyens qui sont mis en oeuvre vont fort... parce que le nombre d'habitants sur la terre explose.

Ce n'est pas une réponse complète, ce n'est pas la vérité, seulement une partie.
Combien de fois s'est-on demandé "Combien je vaux ?" ? Combien ?
Combien de fois s'est-on surpris à s'auto-saboter en se disant "Combien de fois ai-je fait tourner ce disque-là, ces idées noires dans ma tête ?"
Combien de fois s'est-on demandé "combien de fois me suis-je saboté ?", "au bout de combien telle partie de moi-même sera minée ?", "combien j'ai payé pour traverser ça ?", "combien faut-il payer pour retrouver ce que j'ai perdu ?", "combien pour guérir ?", "comment se quitte-t-on ? je te donne le change et tu gardes la monnaie ?". "gagner", "perdre", "jouer".

Ce que tu as dit m'a littéralement et littérairement inspiré. Je pense que les chiffres et le langage se jouent des tours, et à se demander combien, on se joue de soi.
Cependant, je suis désolé de lâcher ça aussi sec, je contemple la vague et j'espère pour vous (comme pour moi) que chacun sera assez bon navigateur pour l'affronter.
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