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 Le MBTI et les limites de l'adaptation aux autres

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Message(#) Sujet: Le MBTI et les limites de l'adaptation aux autres Le MBTI et les limites de l'adaptation aux autres Icon_minitimeLun 15 Avr 2013, 01:01

Le MBTI nous permet de comprendre le fonctionnement global de chaque type de personnalité et de s'adapter.

Jusqu'où doit-on pousser cette adaptation aux autres ?

Outre la limite de nos propres capacités d'adaptation, cela ne risque t'il pas de renvoyer une image très différente de celui ou celle qu'on est réellement aux autres et de provoquer des malentendus ?

Les N étant en minorité (30%), il paraîtrait logique aux S que ce soit à eux de s'adapter. Néanmoins, cela représente des sorties régulières de la zone de confort. Comment aider les S à comprendre le fonctionnement N d'une manière concrète pour que chacun puisse faire un pas vers la compréhension de l'autre ?
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Message(#) Sujet: Re: Le MBTI et les limites de l'adaptation aux autres Le MBTI et les limites de l'adaptation aux autres Icon_minitimeLun 15 Avr 2013, 03:08

Les limites viendront naturellement, je pense.

L'essentiel est de toujours conserver le respect des personnes dans l'ordre suivant :
  1. Soi-même
  2. Les autres

C'est d'autant plus valables pour ceux qui ont tendance à se négliger (Suivez mon regard vers les NF Wink , p-e tous les F ?).
Attention cependant à conserver un certain équilibre !
Il faut cependant toujours faire attention au narcissisme ou à une trop faible prise en compte des autres. Ça c'est l'apanage des T (mais les SF sont pas mal pour ça, dans quelque cas que j'ai pu rencontrer).

Bilan : Il ne faut pas se négliger, mais il ne faut pas non plus négliger les autres.
On ne va pas se la cacher, on a tous une préférence (plus ou mains marquée) d'un côté ou de l'autre.

C'est cet équilibre que l'on ménage lorsque les ermites ou narcissiques s'intéressent au autres et que les docteurs love ou les gentils naïfs font plus attention à eux-même.

Petite parenthèse : attention aussi à l'inertie... En forçant sur l'autre côté de la balance, on peut aussi créer un déséquilibre inverse. Il faut doser pour ne pas dépasser le point d'équilibre.
Penser à soi ne veut pas dire "couper les vannes", penser aux autres ne veut pas dire "fuir sa coquille".

Si on se pousse au changement en se respectant (donc en revenant régulièrement dans sa zone de confort), j'intuite une belle évolution. Le tout sera alors de persévérer dans les efforts (et ne plus être de nouveau collé à sa zone de confort).
Je pense qu'en prenant le temps qu'il faut, sans être violent avec soi, les limites s'imposeront d'elles-mêmes.

Un ermite ne deviendra jamais une mascotte. Un gentil naïf ne deviendra jamais un bourrin insensible.

L'affaire N/S est un dogme parmi bien d'autre de la "raison de la majorité".
Je ne pense pas qu'y céder soit bon, pour personne.

Je reliais plus tôt la notion s'adapter à la notion se respecter. Dès lors que l'on considère que l'on est un problème et qu'il faut qu'un groupe tiers nous assimile (ie que les N deviennent unilatéralement S), on perd le respect de soi.

La sortie trop importante (en intensité et/ou en durée) de sa zone de confort produit des effets psychologiques violents (la dépression est à mon sens ce qui peut arriver de "mieux"). Selon moi, s'infliger ça, c'est du pur masochisme.

Comment deale-t-on avec la majorité alors ?
Je n'ai pas de réponse toute faite, je me sens obligé de dévier vers une réponse plus personnelle. Désolé à ceux qui considèrent que je parle trop de moi : ne lisez pas la suite ! Wink

Tout d'abord, ce sera au N d'aller vers le S. Pourquoi ? Parce que le S vit dans le présent, et conséquemment a du mal à voir plus loin que le bout de son nez. Il faut captiver son attention pour l'intéresser. Le N, avec son intuition, va pouvoir se projeter dans l'avenir de sa relation et doser son chemin vers la rencontre.

Mon approche des S est posée : je sais que de toutes façons qu'en amorçant le mouvement, je vivrai l'échec avec une (grande ?) majorité d'entre-eux. Je sais donc que même si l'ambiance reste glaciale, je ne dois pas immédiatement tout stopper pour réfléchir au risque de ne jamais avancer. Je laisse glisser : au fond, c'est pas bien grave...

Pour intéresser le S, il va falloir lui montrer que l'on est capable de le comprendre et de rentrer dans son monde en y participant, même à petite dose.
Une fois l'effort fait, le S relèvera la tête et, peut-être, fera un pas.
Il va falloir donc rentrer dans ses conversations, dans sa vue du monde, faire preuve d'empathie et jouer sur le miroir pour renvoyer dans ses réactions une partie du fonctionnement S.

Cheat-sheet (incomplète) :
  • SF : S'intéresser aux sensations, aux détails (efforts vestimentaires, esthétiques, changements d'habitudes), au présent, partager les joies et les peines du moment, indiquer comment l'on se sent, indiquer que l'on apprécie la compagnie de l'autre.
  • ST : S'intéresser à la qualité de certaines possessions, aux détails (environnement bien agencé, savoir-faire, compétence dans la minutie), au présent, partager son quotidien et ses activités, valoriser l'autre, indiquer que l'on apprécie sa compagnie.

Une fois que l'on s'est intéressé au S, ne pas forcer le trait. Il faut avant tout rester soi-même. Il ne faut pas marquer la différence (qui sera vécue comme un rejet de l'autre), mais dans les moments où ça ne matche pas, simplement se mettre à l'écart (physiquement, ou juste en gardant le silence jusqu'à que ça passe). Je considère qu'une confrontation, même infime, serait dévastatrice à ce stade : "douche écossaise relationnelle".

En piquant régulièrement la curiosité, j'attends le retour du balancier, sans nécessairement attendre qu'il revienne.
Puis, à un moment (potentiellement là encore, on est dans le relationnel : c'est une partie de poker permanente), il va se passer quelque chose : une approche, un changement d'attitude, un petit rien qui signifie beaucoup.
Rien n'est gagné. Ça peut se refroidir aussi vite que ça s'est réchauffé, mais l'intérêt commence à jouer à double-sens si je ne chie pas dans la colle.

Sur le long-terme, la confiance peut s'installer, et la communication qui va avec évoluer.
Il va y avoir beaucoup de questions (on en discutait dans un autre sujet), qui sont le moyen S d'apprendre à connaître quelqu'un. Il ne faut pas les refuser, mais y répondre quand elles n'impliquent pas grand chose.
Je préfère éviter ou éluder les questions impliquant trop de choses à ce stade : si j'ai besoin d'être compris ou si je sens le bourbier se pointer lorsque je cherche à formuler ma réponse, je sens que ça ne passera pas et risque là encore de déconstruire ce qui a été fait jusque là. L'idée est moins d'expliciter sa propre vérité que de conforter le S dans son approche en lui envoyant des signaux positifs à une construction interpersonnelle. Ce n'est encore une fois pas judicieux de lui faire passer une "douche écossaise relationnelle".

Quand cette confiance est installée, la possibilité de jalonner ses réponses de marqueurs de différence vient avec.
Vient alors le moment d'insinuer que l'on ne fonctionne pas pareil, à sa manière, et que donc certaines vues (qui semblent évidentes pour les S) ne sont pas si arbitraires ni si définies.
Si le dosage est respecté, les questions suivent et la compréhension mutuelle, même si encore à ses balbutiements, commence.

Je ne considère pas qu'un S puisse jamais comprendre pleinement un N. Par nature-même, le S fonctionne par morceaux de puzzle couplés les uns aux autres.
Le puzzle ne pouvant jamais être complet, le S n'aura jamais le bon regard sur nous.
Il faudrait pour cela comprendre le fonctionnement et non plus observer ce qu'il en sort. Vice de forme : tout comme le carré ne rentre pas dans le rond, ça implique un complet changement d'approche du S. S'ils en étaient capables, on n'en serait pas réduit à avoir l'approche unilatérale N -> S. Razz

Cependant, cette relation incomplète peut suffire si l'on sait à quoi s'en tenir et si l'on y trouve ce que l'on est venu y chercher.

Témoignage d'un INTP qui s'essaie au sport d'équipe (et aux gens qu'il y a dedans) depuis bientôt 1 an... Avec succès pour le moment ! Smile
Je ne dis pas que j'ai la bonne approche, mais c'est en tous cas une synthèse de ce à quoi je suis arrivé dans mes conclusions pour le moment... et ça va encore évoluer, bien évidemment !
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Message(#) Sujet: Re: Le MBTI et les limites de l'adaptation aux autres Le MBTI et les limites de l'adaptation aux autres Icon_minitimeMer 17 Avr 2013, 19:49

Citation :
Outre la limite de nos propres capacités d'adaptation, cela ne risque t'il pas de renvoyer une image très différente de celui ou celle qu'on est réellement aux autres et de provoquer des malentendus ?

Oui, si s'adapter veux dire se changer / se renier; Ca me fait penser à l'histoire de Pygmalion et Galathée. Un homme enfermé dans ses valeurs, qui décide de renoncer aux femmes, mais qui finalement tombe amoureux un jour. Mais, d'une de ses créations... une statue d'ivoire, qui finit par devenir vivante.

Dans cette histoire, les deux personnes ont à mon sens une façon de vivre l'adaptation de façon opposé sur la forme, alors que le fond me semble identique.

D'un coté Pygmalion n'aime que des personnes conformes à sa réalité (son profil, ou sa perception de la compatibilité) (par choix "éclairé", ou par contre-pied de son incapacité à s'adapter à la différence?)

De l'autre, Galathée ne se connait pas (elle était vide). Elle s'adapte à Pygmalion, mais sans base stable donc. Un peu comme la nymphe Echo avec Narcisse?

D'ou l'effet pygmalion en psycho: https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Pygmalion

C'est quoi "être vraiment celui ou celle qu'on pensait être"?

Y a intérêt de le savoir un minimum... Parce que si on écoutait les autres, on devrait s'adapter tout le temps... Et on le fait d'ailleurs la plupart du temps. Mais parfois on le fait mal silly

Surtout en mode INFP, l'harmonie est tellement importante... on pourrait avoir tendance à se renier facilement, pour susciter "de bonnes auras" autour de nous.

Or je rejoins complètement Mr Connard la dessus:

Citation :
L'essentiel est de toujours conserver le respect des personnes dans l'ordre suivant :

1 Soi-même
2 Les autres

Jusqu'où doit-on pousser cette adaptation aux autres ?

Aux limites du respect de soi-même? (comme l'avis plus haut)

C'est l'étude du phénomène de transfert/contre-transfert en psychologie qui m'a permis de voir clairement les limites de l'adaptabilité en fonction de la connaissance des profils MBTI autres que le sien.

En psychologie, il y a un positionnement issu des travaux de Ferencsi (zi?) (dont le courant de la communication analytique est en partie issu je crois) que j'ai lu dans un bouquin récemment expliquant qu'on risque de se perdre soi même dans la compréhension de l'autre (voir même de s'aliéner...) (surtout quand on s'adresse à des patients souffrant de graves pathologies mentales) (donc, l'étude du transfert passerait après celui du contre-transfert...) (définitions ici http://linepsy.tripod.com/francais/id66.html)

Alors que se considérer comme un étranger, allant au-devant d'un autre étranger permet de ne pas penser l'autre (avec le lot de subjectivité associée et d'interprétations erronées inévitables...) De plus cela permet de communiquer en "mode adulte", et de sécuriser "l'enfant dans l'adulte" en face (on a tous un enfant intérieur selon la psycho analytique) (et bien souvent, ce sont eux qui sont au commandes.... inconsciemment) (ça évite aussi de tomber dans les jeux de pouvoir décrit par le triangle dramatique de karpmann) (c'est ce vers quoi j'essaye de tendre)

En psychanalyse un thérapeute doit donc apprendre à étudier ses réactions pour parasiter le moins possible les messages envoyés par le patient avec sa propre vision des choses... pour le laisser + libre d'être lui même. Beaucoup préfèrent donc étudier le contre-transfert (travailler sur ses propres réactions) que le transfert ("deviner" ce que le patient projette sur le thérapeute, ce qu'il rejoue à travers lui)? Essayer de ne pas penser l'autre, ne pas le juger?

Réussir à se laisser surprendre, tout l'art est là... (d'ou qu'il est indispensable pour certains métiers de psychologue d'avoir entrepris une analyse personnelle de plusieurs années) (ou de se faire superviser par un tiers, qui guide justement cette analyse de nos réactions...)

Cela illustre les limites de l'adaptabilité à mon sens à l'aide de l'outil MBTI, s'il est pris "au pied de la lettre" en étudiant les autres (et leur transfert), au lieu de soi-même (étude du contre-transfert, de son fonctionnement, pour se légitimer dans un premier temps).

Si on utilise le MBTI pour s'adapter aux autres uniquement en se basant sur "il est ceci ou cela" en terme de profil, c'est s'adapter à un chateau de sable... (ça prends pas en compte la personnalité, le vécu, ni l'adaptation de la personne à son propre fonctionnement - qu'on ne peux pas comprendre)

Citation :
Un ermite ne deviendra jamais une mascotte. Un gentil naïf ne deviendra jamais un bourrin insensible.

Ben si, en mode contre-pied ça peut: on va faire le contraire, mais très mal et maladroitement, du coup ça va être encore plus poussé qu'une mascotte ou un bourrin naturel clown (via les jeux de rôles, le théatre par exemple)

Si on utilise l'outil par contre en se disant: je suis légitime de penser ceci ou cela comme ça, de réagir comme ci comme ça, n'en déplaise aux autres profils... MAIS je vais faire l'effort de leur présenter les choses autrement... c'est super utile par contre... et bien plus réaliste?

Exemple d'adaptabilité sans se renier: être capable de rendre un travail soigné (et si possible dans les temps) MEME quand on pense que ce qui compte le plus, c'est le fond (pas la forme..), et qu'il vaut mieux "envoyer un truc dont on est fier en retard, que de la merde à l'heure". Y a des limites à son fonctionnement parfois, quand ça devient un handicap professionnel de rester buté sur ses valeurs (je parle pour mes amis INFP la surtout) (moi je surcompense à fond en organisation, vu que je suis en mode P jusqu'aux P(ieds)) (j'ai donc un planning, une montre à l'extérieur, je fais même des fiches) (même si ça devient vite des brouillons, j'ai une vue d'ensemble sur la ponctualité, l'organisation) (par contre en vacances je sais même plus quel jour on est, et l'heure est un concept totalement abstrait) (je relache tout sur ce plan...) (je fais aussi des efforts avec les S pour les prévenir à temps des changements potentiels, j'essaye d'avoir au moins quelques semaines d'avances)

Donc j'isole les généralités suivantes pour s'adapter, sans se changer profondément ou se renier:

- Se légitimer soi même grâce au MBTI, pour accepter ses réactions positives ou négatives (et son manque d'adaptabilité...)
- Reformuler l'idée de l'autre + poser des questions ouvertes au moindre doute, initiative motivée en partie par le MBTI quand on sait ce qu'impliquent les différences S/N (entre autres) (voir post de Jinn: http://mbti.forumactif.fr/t1235-les-sfjs-et-leurs-interrogatoires-mais-pourquoi) (mais sans le faire uniquement parce que qu'on suppose que l'autre est ceci ou cela)

Citation :
"Tout d'abord, ce sera au N d'aller vers le S. Pourquoi ? Parce que le S vit dans le présent"

Ils sont pas tous à fond dans le guidon de leur profil? (j'en connais une de 100 ans qui l'était pas du moins) (oui je sais elle avait 100 ans c'est pas la norme silly ) (est-ce que les S du coin se sentent effectivement uniquement en mode présent?) (j'arrive bien à être + en sensoriel parfois moi.. c'est embryonnaire certes, mais bon) (il y a peut être des S capables aussi de se projeter un tout petit peu dans certaines potentialités à l'instinct?)

Je doute de ça, à cause du fait qu'imaginer les limites de l'autre à partir de son type pré-supposé est périlleux, quand on ne connait pas bien l'autre. Y a plus de surprise (exemple tout simple: on peut se planter face à une personne N qui essaye de paraitre S, si vous êtes également N, et adopté ce registre en fonction de l'autre de prime abord, bonjour le langage entre manches à balai du S... laughing )

Mais, je sais que mon fonctionnement fait souvent passer les cas particuliers avant la norme collective; du coup cet argument va me causer seulement à moi.

Pour autant, quelqu'un qui voudrait "s'adapter" à ce que je suis, à partir des faiblesses de l'INFP décrites dans le site 16types par exemple aura des petites misères... et quelques surprises, même si je suis un archétype sur pattes http://www.16-types.fr/types/INFP/infp-08-faiblesses.html

Je vais caricaturer volontairement:

- "Une sensibilité trop marquée à toute forme de critique" ----> = La personne va donc s'adapter pour me "ménager"? Si c'est pas au détriment d'elle encore... ça peut aider, mais sinon, je m'en rendrai compte... (je n'aime pas qu'on me ménage, justement parce que ça touche un de mes points de faible sur lequel j'aime évoluer) (mais, ça n'était pas le cas avant, effectivement...)

- "L’incapacité à entendre ou accepter tout ce qui peut aller à l’encontre de ses idées et opinions" (archi faux parce que archi vrai, c'est comme plus haut; j'ai tellement été enfermée dans mes prisons d'idées/valeurs par le passé, que je suis devenue ultra curieuse de celles des autres) (donc si la strat est "ne lui parler que de ses idées à elle", sans oser parler surtout de soi... ça risque de tourner court assez rapidement...)

- Une tendance à se sentir envahi par le stress et la tension si quelqu’un exprime un désaccord ou une désapprobation (là on en arrive à mon fonctionnement en trois étapes: à chaud, à froid, au congélateur + mode "ombre enclenchée" du profil) (fonctionnement qui m'a pris du temps à accepter, parce que ça me donnait l'impression de ne pas être congruente, je pouvais réagir différement selon ces trois périodes) (il peut m'arriver de m'isoler pour "encaisser" l'effet à chaud, donc) (ou de le prendre très très bien... en apparence, le temps de digérer). Si l'adaptation est de ne jamais me contrarier, pour éviter mes réactions, ce serait dommage: je gère (même si c'est avec du retardement, faut pas me sous-estimer la dessus ou me protéger à mon insu) (je risque alors le jour ou je m'en rends compte de me demander pourquoi la personne n'a pas été franche plus tôt... et d'avoir une impression de personne instable en face?)(ou pas, ça dépends de chaque personne la encore)

- Des attentes déraisonnables à l’égard des autres, et la difficulté à maintenir des relations intimes qui en découle (le fait d'associer des émotions aux étiquettes... de se prendre des vestes en la matière... (car totalement irréaliste et ultra perso) = moins d'attentes) (contre-pied) (le savoir, l'accepter, m'a permis de conserver des liens qui ne rentraient pas dans mon jeu d'étiquettes émotionnelles... donc inutile de rentrer dans "le jeu" de l'INFP qui veux vous associer à ses grandes étiquettes émotionnelles ou valeurs idéalistes. Bien au contraire même, ce serait pas lui rendre service que de le faire monter encore plus haut dans le ciel... (il peut faire du boudin sur le coup, mais s'il vous aime il s'en remettra)

On est dans le coeur des limites de l'adaptabilité à partir du MBTI Very Happy

Et de la pré-supposée connaissance de l'autre, à partir de ça (on m'a demandé si j'étais pas T par exemple, parce que j'ai du mal à cerner certains rapports humains dans certaines situations précises, malgré mon coté empathe très prononcé)

Or, quand on fonctionne en F à fond, que se passe-t-il? On prends ses décisions par rapport à des critères subjectifs humains... avec un peu de lucidité derrière, et un vécu atypique, on peut développer une méfiance concernant la légitimité de ses décisions à l'aide uniquement de sa fonction principale et associées. On va alors développer son Te pour s'aider par exemple (vu qu'on en a quelques miettes en INFP...). Je vous dis pas la tronche de la boussole à décision. Vous voulez aller à Paris, vous vous retrouvez à Marseilles parce que vous n'étiez pas assez sur de la pertinence de votre F.

Et une personne en mode INTP, que sa logique pousse à aller à Marseille, mais dont le Fi lui souffle en sourdine que Paris c'est pas mal quand même, aura également quelques dissonances cognitives à gérer. Impression de se jeter d'une falaise à écouter son F? (et pourtant, il est bien présent la aussi..). Pareil à l'inverse pour moi: ne pas tenir compte de la logique, c'est me précipiter dans mon monde des bisounours potentiellement névrosé (ah, l'idéalisme Very Happy).

D'ou de longs processus de réflexion parfois, et qu'on vienne pas me dire "d'écouter mon coeur", si celui-ci a besoin d'un renfort logique pour me rassurer. Si les gens pensent que je suis T, en raison de ce contre-pied, et ajustent leur communication en fonction de ça... ça peut mener à des malentendus effectivement. Et pareil pour moi: imaginer qu'un T est "F" parce que je le vois "sauter de la falaise".... par amour (au sens imagé... en faisant totalement fi de sa logique, qu'il a volontairement saboté) (j'ai pensé fut un temps qu'un ami à moi était F, du fait qu'il prenait son T complètement à contre-pied, avec du recul je réalise que je me suis surement trompée scratch ) (même si c'est subjectif)

J'ai fais le tour du sujet je crois, je résume: s'adapter quand on souffre de malentendus communicationnels oui, mais pas à tout prix, et pas à partir du profil de l'autre. A partir de soi uniquement (mais un soi assez étoffé pour savoir ce qu'on perds à se changer complètement) (et ce qu'on récolte en retour). Et puis on peut pas s'entendre avec tout le monde en plus, si l'harmonie existe c'est bien parce qu'il y aussi du chaos?

Ma limite d'adaptabilité est essentiellement énergétique. Dans ma sphère privée, je m'adapte aux différences grâce à la communication émotionnelle (quand je sens que la personne voulait pas me blesser, mais juste qu'elle parle pas la même langue, je passe outre les "couacs" fonctionnels)

Exemple: un enfant m'a fait une belle déclaration d'amour il y a peu: "t'es pas belle, mais je t'aime très fort" love

Maaa qu'il est meugnon Smile (ça m'a beaucoup touché, en positif) (je suis très belle, mais ma beauté m'est toute personnelle Very Happy) (réaction d'auto-appréciation au congélateur, pas à chaud Smile) (je fonctionne en trois phases...)

Spoiler:
 

Certaines personnes adultes (souffrant de pathologies mentales très prononcées) m'ont également fait des remarques diverses et variées sur des choses que je ne peux changer (enfin pour certaines je pourrais); je le prenais très bien; ben oui, avec x ou y maladie, il y a une "déshinibation" (pas d'intentions derrière connotées donc).

On se rends compte alors de l'image qu'on renvoie (le décalage d'avec l'image qu'on a de soi peut parfois picoter), mais bon, c'est pas bien grave. C'est peut-être ça qui m'a aidé récemment à mieux m'adapter à tout le monde, sans faire attention à l'étiquette (qu'elle soit MBTI, pathologique, d'âge, etc) Pourquoi ne pas accepter du coup la franchise de tous, sans le prendre contre soi quand on a une base / un recul émotionnel suffisant? (surtout quand c'est factuel Very Happy )

Ca veux pas dire renier ce qu'on ressent, si à chaud c'est pas une réaction digne du monde des bisounours qui s'aiment tous eux même très forts, mais l'exprimer d'une "façon compatible" (expression du ressenti réel, en partant de "je ressens yyyy, parce que xxxx" (plutôt que "tu ceci, tu cela" au lance-flamme)

Et puis si c'est le mode lance-flamme qui sort direct, bah faut réussir à s'aimer quand même; peut être qu'un jour on sera capable de communiquer différement (faut bien faire des erreurs pour progresser...)

Au contraire même, les réactions à chaud permettent de souligner les points qui blessent à mon sens (je cherche toujours ce qui me perturbe quand on me dit quelque chose que je prends mal, et d'ou ça vient intérieurement...) (je trouve quasiment toujours, ça m'aide à ne pas projeter de vieux trucs à la personne en face, en basculant dans l'accusation, à froid) (je fais des boulettes comme tout le monde au début, mais après j'essaye de rétablir la comm' si je sens que je me suis trompée) (avec le temps, je progresse plus vite la dessus)

Je fais moins de "PS" dans mes échanges (post scriptum lolilol ) (ma spécialité)

J'en arrive à ma question clée:

Citation :
"Outre la limite de nos propres capacités d'adaptation"

Qu'est-ce que tu entends par une limite de la capacité d'adaptation?

Par rapport à son profil tu veux dire? Ou autre?

Citation :
Les N étant en minorité (30%), il paraîtrait logique aux S que ce soit à eux de s'adapter. Néanmoins, cela représente des sorties régulières de la zone de confort. Comment aider les S à comprendre le fonctionnement N d'une manière concrète pour que chacun puisse faire un pas vers la compréhension de l'autre ?

Du coup, rien à faire à mon sens. Je ne trouve pas ça logique que ça soit les autres qui s'adaptent à nous, du moment qu'ils respectent nos limites. Parce qu'ils sauront pas le faire, si c'est en mode préventif (et je sais de quoi je parle laughing ) (le "mode préventif" saccage de belles relations potentielles parfois...)

Du moment qu'on se respecte, c'est à nous de faire des efforts non? Ca limitera les relations (faudra trouver des gens qui arrivent à élaborer un langage commun pour que ça soit mutuel peut être, mais ça vaut la peine) (ce sera pas mon langage à la place du tiens, et ton langage à la place du mien, mais NOTRE LANGAGE)

D'autant plus que les S étant majoritaires, ça va être bien plus compliqué pour eux de nous comprendre que l'inverse... si ça se trouve certains évitent les N même... les N qui sauront un peu parler une langue relativement commune (et non pas substitutive forcément à la sienne) pourront trouver les mots pour les intéresser peut être au sujet, et les amener à mieux nous connaitre fonctionnellement parlant, mais nous on est + rodés à ça que l'inverse (sauf si des S ont vécu étroitement avec des N) (et sont assez ouvert à la curiosité de la différence, et j'en connais plein: les 3/4 de mes proches sont S, et on a pas trop de soucis communicationnel) (sauf exceptions silly )

Du moins je vois ça comme ça... j'ai bourriné récemment quelqu'un pour qu'il me comprenne, en rentrant à fond dans la théorie (une personne que je pense être en mode S), échec technique total... j'étais partie du postulat: "il faut qu'on m'aime comme je suis". Donc je vais être 100% moi même, à prendre ou à laisser en l'état.

200% pur jus INFP, j'ai même pas justifié ce dont je parlais, je me disais que la communication émotionnelle était bien suffisante Smile (ben oui, ça marche bien avec les enfants, les personnes âgées, et certaines autres personnes) (pourquoi pas avec tout le monde?)

Et bien non xD Ca manque un peu de subtilité pour la tranche entre deux âges... Angel

J'ai changé de mode, dans le sens ou j'explique différement les choses, en parlant uniquement de mon fonctionnement (pas des grandes théories qui en découlent!!!)

Exemple: je ne vois pas l'intérêt de passer du temps avec plein de gens différents, car je préfère me consacrer à une petite poignée de personnes, que j'apprends à connaitre progressivement (c'est ça qui m'épanouit), d'autant plus que je suis introvertie: je me ressource à l'aide de moments en solitaire, pas au contact des autres. Ce type de message est très bien compris en l'état!

Si je bourrine en disant à l'autre que son réseau social (vaste et étendu) ne m'intéresse pas, dans le sens ou j'ai l'impression de parler de tout et de rien avec tout le monde, et que je sors épuisée de soirées collectives amicales successives, il comprendra pas forcément (je serais associale, rabat joie, etc etc)

Sinon je suis légitime. C'est comme ça que je fais comprendre mon profil... mon N ou/et mon I. normalement, la personne devrait vous parler en retour du sien (mode deux étrangers qui partagent leur richesse, et pas "je te convainque de réussir à penser comme moi, ou je parle à ta place".

Je vais quand même pas forcer l'autre à trouver du positif à ne fréquenter que peu de personnes... il peut pas vivre ça comme moi. Il est par contre tout à fait capable d'intégrer cet état de fait comme "particularité bizzaroide à prendre en considération sans le connoter forcément péjorativement" (ça va l'aider dans son contre-transfert, à moins le prendre contre lui ^^) (et pareil pour moi à l'inverse...)
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